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trup

  • A l'ONU, l'état islamique n'est pas l'ennemi de...Trump !!

    Devant l'assemblée générale de l'ONU, à laquelle Poutine est absent [occupé à des manoeuvres.... militaires ! ] le président US a donné son discours très .... trumpiste autour de la rhétorique "America first".

    Il liste violemment quantité d'ennemis. Mais l'EI manque à sa liste !

    Il reprend à son compte  le  jugement binaire, simpliste  très bushien mais finalement hyper  américain qui classe le monde entre l'axe du Bien et l'axe du Mal.

    Une rhétorique à l'antithèse de toute méandre - et richesse-  diplomatique qu'il soit onusien ou non.

    Bazooka Trump cible celui qu'il a nommé Rocket Man, le dirigeant coréen, lequel répond le lendemain en traitant l'autre de chien : un très bas niveau de vocabulaire ... historique dans cette enceinte !!

    Un discours décousu, incohérent qui "rabaisse l'ONU " selon le média Monde.

    Très  révélateur, Trump ne désigne PAS l' état islamique comme posant problème !

    Cela confirme ce qui   s'est  vu à Palmyre-Tadmor et se voit encore aujourd'hui  sur le terrain  à Deir Ez Zor ( traversée de l'Euphrate) lorsque des actions militaires alliées s'opposent aux avancées de l'état syrien +Russie contre l'EI et rebelles.

    [ info du 10/10 sur le thème de liens avec l'EI

    http://jrbelliard.blog.tdg.ch/archive/2017/10/10/syrie-le-mod-russe-accuse-les-usa-de-favoriser-le-passage-de-286983.html]

     L'homme  orangé a désigne à New-York -par grand manque de culture - l'Iran, majoritairement chiite,  comme soutenant le terrorisme islamiste actuel qui est 100%....sunnite !!

    Alors que ce sont bien ses... alliés  du Golfe rigoristes (Arabie Saoudite, Qatar et autres) qui sont liés à  l'idéologie islamiste agissante actuellement. On se souvient de la phrase choc de l'écrivain algérien Kamel Daoud, selon qui  "l'Arabie Saoudite serait  un Daesh qui a réussi".

     

                   UN MONDE PLUS INQUIETANT APRES CE DISCOURS

     

    Trump veut donc quitter l'accord sur le nucléaire iranien signé et validé. Un accord international que même le président   de la grande nation américaine ne peut défaire à lui tout seul...Principe juridique.

    Par ailleurs, le président des Etats-Unis  signale payer trop cher  la facture de l'ONU.   Or, 22% n'est pas un chiffre inouï au sens où le PIB de  son pays est environ de ce pourcentage.  Il réclame un leadership naturel sans contribution. Ou s'il contribue, réclame  de diriger toutes les nations comme il l'entend.

    En résumé, d'une façon contradictoire, il signifie vouloir  s'isoler et dans le même temps désigne ses éventuels futurs ennemis : tout le contraire de la philosophie des Nations Unies qui consiste à trouver des terrains d'entente et faire des concessions pour pouvoir solutionner (ou non !) les multiples problème latéraux.

    L'essence même de la mission onusienne, ancienne société des nations!

    En résumé, on a juste compris à New-York que Trump compte beaucoup d'ennemis mais ne range pas l'EI dans cette catégorie.

    La communauté internationale a réagi de son côté à ses annonces:

    Sur la renégociation de l'accord nucléaire iranien, c'est non.

    D'ailleurs, le pays concerné, l'Iran, refuse

    Sur la remise en cause de l'accord climat, c'est non.

    Sous réserve du prochain ...épisode.

    Après son discours, le monde est plus inquiétant.  Cela était très probablement  son objectif !

                                                 TRUMP : CASH !

     

    A vrai dire, avec Trump, c'est cash et brut de décoffrage.

    Cela a au moins le mérite d'être clair sur ce point: c 'est ...offensif ( bien que le discours soit confus) ...trup,discours onu,ei,iran

    Cette  Amérique  conservatrice se compare  à un empire,  compte  régner sur les mers et l'espace. Elle se compare souvent à l'empire romain d'ailleurs et entend diriger unilatéralement : cette Amérique n'est absolument  pas une nouveauté de l'ère trumpienne !

     C'est une vieille antienne. Une vieille rengaine.

    Cette orientation hégémonique était également présente  sous le sourire de Barack Obama. Et de toutes façons présente au Congrès.

    Obama voulait tout de même engager une désescalade et retirer des troupes, il a produit l'accord sur l'Iran.

    Mais retirer les troupes n'est pas se retirer des affaires du monde, loin de là !

    Avec Trump au moins, le deal est sur la table, brutalement.

    Où? Dans l'antre du multilatéralisme, l'AG de l'ONU.

    Attention: porter seul l'univers sur les épaules est probablement donné au seul titan Atlas.

    La tâche que se donne l'Amérique semble visiblement trop lourde pour elle. Trump à longueur de tweets semble en pleurer ...

    A fortiori Trump n'a pas les qualités intellectuelles et politiques pour mener l'Univers. Encore moins à la baguette et dans le sens que lui seul l'entend.

     

                                                             Sylvie Neidinger

     

    Réponse de l'EU ( Mogherini ) et iranienne

    "Le président iranien, Hassan Rohani, a affirmé qu’il « répliquera avec détermination » à toute violation de l’accord. Après le discours très offensif de Donald Trump, la veille, contre un texte qu’il a qualifié de « honteux », M. Rohani a insisté sur le fait que l’Iran n’avait « trompé personne » et n’avait « pas été malhonnête ».

    « Il serait dommage que l’accord soit détruit par des voyous qui viennent d’arriver sur la scène internationale », a déclaré le président iranien, visant directement M. Trump, qui avait fustigé, la veille, des « Etats voyous ». L’Iran est un pays « qui prône la modération, le respect des droits de l’homme et un engagement constructif dans le monde », a affirmé M. Rohani, répliquant point par point au président américain. Le discours du président Trump est une « rhétorique haineuse » qui « porte atteinte à la confiance internationale », a encore dit M. Rohani.

    « L’accord appartient à la communauté internationale et pas à un ou deux pays », a lancé M. Rohani mercredi. Il a exclu, après son discours, toute nouvelle discussion sur l’accord nucléaire avec les Etats-Unis. Selon des diplomates français, toute réouverture des débats reste une « ligne rouge » pour les Iraniens.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2017/09/20/assemblee-generale-de-l-onu-hassan-rohani-replique-a-donald-trump_5188756_3210.html#md7AjXzZoL8BPr76.99"
     
    Trump évoque un pays qui n'existe pas : la Nambie lors de ce discours
     
    Atlas =photo capture d'écran