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H-Histoire vieilles pierres - Page 8

  • InterroGe.ch fonctionne bien! Testé sur "rue Fort-Barreau"

    Ce blog avait signalé le nouveau service offert par les Bibliothèques genevoises-donc par la Ville de Genève:  répondre aux Interrogations émises par le public, par le biais d'un site numérique : InterroGe.ch

    Le test s'est effectué sur la base d'un commentaire bâtisseur. C'est ainsi que je nomme les commentaires qui apportent de la matière à un article, qui l'enrichissent.

     L'article en question est publié sur ce blog Neidinger le 24 août 2013 à propos de Fort-Barraux, place forte  isèroise aux porte de la Savoie. Dont la basique visite touristique avait montré combien ce site était lié à la...Suisse. Une garnison de Neufchatel  l'ayant  même gardé.ville de genève,gresivaudan,rue fort-barreau,fort-barraux,barraux,isère,interroge.ch,blog neidinger

    Ce fortin est désormais inscrit dans le parcours huguenot composé par l'association surlespasdeshuguenots.

    Cette frontière ultra précise entre France et Savoie est très symbolique pour les protestants. Car si ils y étaient attrapés par le Duc de Savoie en la franchissant, ils étaient renvoyés côté France à Fort-Barraux justement. D'où ils partaient en exil pour les...galères. Une mort assurée.

    A la lecture de cet article sur Fort-Barraux,  Jean d'Hôteaux émet son commentaire avisé:

    "Merci pour ce billet et les liens qui y sont assortis. Le tout fort intéressant !En découvrant Fort-Barraux (Isère) par le biais de votre blog, j'ai immédiatement pensé à la rue du Fort-Barreau à Genève, en me demandant si il pouvait y avoir une relation entre les deux, ceci malgré une orthographe différente ?
    Je me suis parfois demandé d'où cette rue, qui se trouve derrière la Gare Cornavin, tirait son nom. Serait-ce une trace des Huguenots de passage à Genève ? Cordialement !

    Le lien entre le Fort-Barraux lié au protestantisme et une rue de Genève nommée était très judicieux de la part du commentateur. Ce malgré la différence d'orthographe.

    Personne n'ayant pû ensuite donner la moindre information en commentaire, j'ai testé justement InterrGe sur le sujet.

    Le thème  correspond d'ailleurs parfaitement à la typologie de question à proposer à un service de bibliothèques. On peut comprendre qu'une question trop large du genre  : "pourquoi les oiseaux volent ?" ne conviendrait  pas trop à leur offre de service. Car les réponses dans ce cas partiraient en multiples directions : de histoire des espèces à  la portance de l'air. Soit plusieurs thèses universitaires avec bibliographies fournies...

    Retrouver le lien historique entre  Fort-Barraux et rue Fort-Barreau  est, lui,  à 100 % coeur de cible de cette recherche en ligne sur InterroGE. Car les bibliothèques genevoises possèdent effectivement  à la fois les ouvrages locaux et le savoir-faire des bibliothécaires qui connaissent leur fonds.

    Voici leur réponse :

    "Bonjour, Nous vous remercions d'avoir fait appel au service InterroGE, voici le résultat de nos recherches :

    La rue du Fort-Barreau, située dans le quartier des Grottes à Genève, nous est décrite dans "Le Dictionnaire des rues de Genève" de Jean-Paul Galland,
    http://data.rero.ch/01-1071672, à la page 62 :
    "Une auberge de ce nom était située dans cette rue. Elle existait depuis 1663 et fut démolie en 1900."

    Nous avons également consulté l'ouvrage d'Eugène-Louis Dumont "La Genève des Grottes" où la rue du Fort-Barreau est citée à deux reprises, mais sans plus d'explication, http://data.rero.ch/01-0983942.

    C'est le récit de Jean-Michel Olivier "Notre-Dame du Fort-Barreau" qui nous apprendra toute l'histoire, lisez à la p. 31 :
    http://bit.ly/1edmweN
    "... la rue du Fort-Barreau : Le nom est une réminiscence de l'occupation française : de 1798 à 1813, Genève devient un département de l'Empire napoléonien. Mais alors Fort-Barreau ? C'est le duc de Savoie, Charles Emmanuel 1er, vaincu par Lesdiguières, qui fait construire dès août 1597 un fort à Barraux, petit village de l'Isère sur la route qui mène de Chambéry à Grenoble. (...) Le Fort Barreau (ou Barraux) apparaît aussi dans les fameux "Voyages dans les Alpes" d'Horace-Bénédict de Saussure."

    Il y a donc bien un lien entre cette rue genevoise et le village de Barraux et son fort, situés dans la vallée du Grésivaudan en Isère.

    L'histoire de ce fort peut se découvrir à travers plusieurs sites web : http://www.fort-barraux.fr/ et http://barraux.reseaudescommunes.fr/fr/information/19159/fo
    rt-barraux
    et http://www.isere-annuaire.com/chateau/fort_barraux.htm.


    Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.  Cordialement,

    La Bibliothèque de Genève pour InterroGE

    http://www.ville-ge.ch/bge
    http://www.interroge.ch"

    Cette réponse nous apprend que le nom de la rue Fort-Barreau est lié à une auberge genevoise construite dans cette rue en 1663 et démolie en 1900.

    L'information InterroGe n'est pas complète. Il manque le rapport avec la protestantisme, avec le parcours huguenots, la montée de la Drôme, des Cévennes en direction de la Rome protestante !

    ville de genève,gresivaudan,rue fort-barreau,fort-barraux,barraux,isère,interroge.ch,blog neidingerIl manque la liaison  entre deux histoires transnationales, celle d'un bâtiment en France, gardien de la croisée des vallées dont celle du  Grésivaudan [qui voit la montée des protestants de la Drôme et de plus loin encore en direction de Genève] et celle de cette rue proche de Cornavin en Suisse.

    Les deux sites semblent liés par...la trace du passage des huguenots.

    Info extraordinairement significative:  l'existence d'une AUBERGE dans cette rue  signale justement une problématique de voyage, de déplacements.

    Des huguenots?

    Et cette découverte du lien entre Fort-Barraux et le protestantisme est justement celui décrit  dans  ....l'article du blog Neidinger daté du 24/8/2013.

    La boucle est bouclée: l'info part du blog, se booste par un commentateur actif (merci à lui)   passe par InterroGe et revient au blog pour conclusion provisoire sous réserve de recherches plus approfondies

    La "petite note d'un simple blog" vient d'aider à remettre en actualité numérique Fort-Barraux, perdu dans sa somnolence depuis la magnifique vallée du Grésivaudan qu'il domine.

    Le fortin  que des passionnés essaient de sauver de l'outrage du temps, s'avère être un site majeur dans l'histoire mémorielle  du protestantisme dans sa version douloureuse.

     Dont l'histoire précise  est très certainement à découvrir plus amplement encore.

    Par des recherches aux archives et ... dans les bibliothèques. De France et de Suisse.

                                                                                                                  Sylvie Neidinger

                                                                                       

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    Rubrique #Protestantisme

     

     

     

  • Saint-Ju, patrimoine Grand Genevois

    Une équipe universitaire de l'UNIGE sous la direction du Professeur Leila El Wakil a porté son attention sur le patrimoine de Saint-Julien-en-genevois. Le tout dans un cadre écrit structuré signé entre les deux entités: l'Université de Genève qui a produit ce séminaire d'étude (intitulé "Inventaire et valorisation") et la dite commune.

    Onze étudiants ont donc traversé la frontière, voire poussé le périple jusqu'à Annecy, aux Archives Départementales où selon  le professeur "nous avons été extrêmement bien reçus"

    L'historienne d'art donnait jeudi soir dans les locaux de l'Institut National Genevois (1, Promenade du Pin) une conférence en avant première.

    Fort intéressante.

    Elle qualifie Saint-Julien de  "ville rue" dont le nom, en fait, pourrait être sur tout le parcours"rue de Genève" puisque c'est l'axe de direction !

    Ville bien implantée dans son environnement grand genevois. Son noyau villageois présente des similitudes visuelles avec Carouge, Chêne-Bougerie, Thônex, Plan-les-Ouates.

    La spécialiste a souligné lors de son intervention, son étonnement  face à la qualité intrinsèque du bâti qu'elle découvrait. Très souvent des villas d'architectes plantées sur des surfaces arborées volumineuses. Un Hôtel de ville d'une belle facture, construit en 1862 par César Pompée.

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    Tout un pan de la mémoire patrimoniale  est ressorti lors de l'étude. Notamment celle des grands chefs de la cuisine urbaine, ceux qui construisaient: les architectes justement , les  César-Auguste Pompée, Alfred Olivet, Maurice Novarina...

    Problème, ces belles villas d'architectes sont actuellement en grave danger de ....promotion immobilière, Grand Genève oblige. Comme cet exemple cité par un élu local, M Vielliard en 2012 :

    http://portevoix.blog.tdg.ch/archive/2012/07/20/une-villa-construite-par-andre-laverriere-sera-prochainement.html

    D'où justement l'intérêt de cette étude universitaire scientifique sur le thème. Pour donner du grain  à moudre à la réflexion. Et aux projets urbanistiques locaux.

    Madame el Wakil ne s'est pas cachée derrière une langue de bois ce soir là à l'ING. Selon elle:

    1- Les architectes contemporains -(et urbanistes et administratifs qui autorisent ) lorsqu'ils construisent sur de l'existant, se doivent d'une plus grande prudence vis à vis de l'existant et du respect de leurs confrères antérieurs.

    2- C'est l'usage que l'on redonne  au bâtiment ancien qui va sauver le dit  bâtiment ancien.césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

    3- Les lois cantonales genevoises sont plus protectrices que leur équivalent en France. La villa Taponier est un cas de destruction récente (2012) signalé plus haut. Dommage car  la première mention sur document   de Saint-Ju date de 1253....

     Cette moindre protection côté français a des conséquences directes que la conférence de l'érudite n'a pas manqué de souligner:

    4- L'incroyable raté d'un des châteaux médiévaux de Ternier, car il n'était pas protégé !  Info cruelle: l'actuel propriétaire, un allemand, avait  les moyens financiers et la volonté de bien faire ! Mais il avait commencé la restauration dans son coin il y a plusieurs années. Ses maçons turcs  apportaient leur savoir-faire mais d'une toute autre culture. Avec des résultats catastrophiques au sens de l'histoire de l'art et de la protection...comme des mansardes type 19 ème sur le bâti austère médiéval !!

    Ce propriétaire, heureux de l'attention des spécialistes genevois a  déploré de ne pas avoir rencontré Mme el Wakil et ses étudiants plus tôt. En réalité c'est un service français de protection du patrimoine qu'il aurait dû le contacter !

    5- Mais le scandale  urbanistique majeur de Saint -Julien  est ailleurs: c'est bien  cette maison peinturlurée de jaune à balcons et grandes fenêtres qui pose problème. Elle est tout simplement une tour médiévale...historique majeure !!!césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

    Elle porte cette inscription sur une des façades :césar-auguste popée,alfred olivet,maurice novarina,journées du patrimoine,unige,institut national genevois,grand geneve,saint-ljulie-en-genevois,leila al wakil

     "1603-1903. Dans cette Tour, du 11 au 21juillet 1603 a été discuté et signé le Traité de Paix de Saint-Julien qui a mis fin à une guerre longue et cruelle et ayant dévasté, ruiné  et dépeuplé toute la contrée.

    Trois cents ans après pour rappeler cet évènement mémorable le Conseil Municipal et les habitants e Saint-Julien ont érigé cette plaque le 14 juillet 1903. Fête Nationale de la République."

    La maison a bien vu la signature d'un traité de paix protestant-catholique genevo-savoyard suite à la défaite des ...savoyards lors de  l' Escalade !

    Verdict docteur: à une certaine époque, moderne- donc récemment !-un conseil municipal et les  Saint-Juliennois  ont bien perdu la boule pour oser transformer une Tour Médiévale mémorielle en un laid canari jaune  à plumes blanches !

                                                                                                                     Sylvie Neidinger

    Architecture:

    Leila El Wakil Université de Genève Unige Historienne de l'art

    Saint-Julien-en-genevois : découvrir la ville

    13-15 septembre: journées européennes du patrimoine

    Traité de Saint-Julien-en Genevois de 1603:

    http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/traite-st-julien/scientifique3.php

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Saint-Julien

    http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/traite-st-julien/bibliographie.php

    http://www.st-julien-en-genevois.fr/1/decouvrir-la-ville/1/saint-julien-et-le-genevois/10/saint-julien-hier.html

  • Randos huguenotes à Fort-Barraux (Isère)

    Découvert à l'occasion de la visite de Fort-Barraux (Isère) un chemin mémoriel international dans lequel s'insère cette place forte.surlespasdeshuguenots,huguenots,fort-barraux

    Ce balisage de l'itinéraire d'émigration des huguenots en direction de la Suisse et de l'Allemagne est mis en place par l'association surlespasdeshuguenots.eu

    L'association basée dans la Drôme à....Dieulefit (!) évoque même une démarche  de pèlerinage.

    C'est une sorte de chemin Saint-Jacques de Compostelle pour le monde protestant qui se met en place? En mémoire du trajet de départ Huguenot?

    Un chemin de souffrances aussi. L'historien de garde in situ ce jour m'expliquait que Fort-Barraux aux portes de la Savoie était une frontière relativement dure à franchir notamment pour les huguenots en partance.

    Ceux que le duc de Savoie attrapait étaient renvoyés côté France et partaient immédiatement aux galères.

                                                                  Sylvie Neidinger

     

    * A noter : Inauguration du tronçon suisse de Lenzbourg,Schafisheim, Staufen en Argovie le 29 septembre 2013 prochain

    *Des garnisons suisses de Neufchâtel semblent  avoir été affectées  à Fort-Barraux. Je compléterai l'info dès qu'elle sera précisée.

     

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                                                                                      Rubrique #Protestantisme

     

  • Street Art N°5. Grande Rue. Saint-Julien-en-genevois:

    https://citecreation.fr/

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  • Nouveau billet d'euro: Europe est phénicienne, sémite et non grecque !

    Quand la  numismatique pose des questions d'identité culturelle  européenne.

     La Déesse Europe est choisie pour illustrer les nouveaux billets d'euros- dont ceux de 5 -qui vont entrer en circulation le 2 mai 2013 prochain.

    Problème majeur: les  médias dans les premiers articles (dont malheureusement je n'ai pas fait copie) par manque évident de connaissance ont présenté Europe comme étant une déesse... grecque.

    Ce qui est faux, évidemment. Elle est phénicienne ! Mais eut une telle importance fondatrice que les Grecs l'ont racontée...billet d'euro,numismatique,déesse europe,désinformaton,grèce,phénicie,sémite,maison orient et méditerranée

    Or  la dépêche de l'AFP du 10/01/13 rédigée  suite à l'intervention médiatique de Jean-Michel Grimal de la BCE reprise, corrigée,  reste muette sur l'origine  d'Europe ! 

    Incomplet de signaler uniquement que cette princesse appartient à la mythologie grecque. Seule la Tribune évoque cette déesse phénicienne avec exactitude "le nouveau visage du nouveau billet de 5 euros enfin dévoilé" "

    Et précise " Le billet  vient d'être dévoilé par la Banque Centrale Européenne (BCE) à l'occasion de l'inauguration de l'exposition "Le nouveau visage de l'euro", ouverte jusqu'au 10 mars 2013 au musée archéologique de Francfort. Le dévoilement des autres nouveaux billets se fera par ordre croissant, et s'étalera sur plusieurs années"

    Les autres articles du jour sur le thème  restent sur la base de la dépêche AFP:

    Le Télégramme :Euro les billets changeront bientôt de visage"

     Extrait :"Une nouvelle série de billets, la toute première depuis l'apparition de l'euro en janvier 2002, commencera à être mise en circulation, à partir de mai prochain. La coupure de cinq euros inaugure ce renouvellement .La Grèce revient au premier plan. Sur les billets de banque. En effet, le doux visage d'Europe, cette princesse de la mythologie grecque séduite et enlevée par le dieu Zeus métamorphosé en taureau et qui a par la suite donné son nom au continent, figurera dans le filigrane et l'hologramme des nouvelles coupures. Histoire de donner «une touche d'humanité aux billets», indique la Banque centrale européenne. Le portrait choisi provient d'un vase antique en céramique datant du IVe siècle avant notre ère et faisant partie de la collection du musée du Louvre à Paris. «Le choix d'Europe s'est assez rapidement imposé après des discussions préliminaires», a expliqué Jean-Michel Grimal, responsable de la division du développement fiduciaire au sein de la BCE. Le choix de personnalités européennes ayant réellement existé aurait pu, à l'inverse, heurter des «sensibilités nationales», selon lui."

     Il  exprime que faute d'entente sur une personnalité européenne issue d'un pays de la zone euro, le choix s'est porté sur celle qui a donné son nom au continent.

    Logique. Essentiel. Encore faut-il mettre toute l'histoire sur la table ! Affronter le réel.

    A fortiori quand l'expo inaugurale se déroule dans un musée archéologique, celui de Francfort en l'occurrence.

    HOMMAGE A LA PRINCESSE PHENICIENNE EUROPE -UR'P-

    FILLE D'AGENOR,  ROI DE TYR

     La mythologie est au monde antique ce que le document imprimé et internet sont à notre vie moderne: un moyen de raconter l'Histoire, un média.

    Les grecs antiques ont tenu par ce cycle légendaire thébain a affirmer combien leur savoir puise ses racines dans la rive orientale de la méditerranée. Cela vaut pour Kadmos (ou Cadmus) et l'importation de l'alphabet phénicien de Tyr (Liban actuel) alphabet   lui même découvert légèrement au nord à Ugarit (Syrie actuelle, ancienne côte syro-canano-phénicienne)

    Le mythe : la jeune Europe est enlevée par Zeus déguisé en  taureau blanc  sur une plage phénicienne pour partir en  Crête. A la demande de son  père Agenor, ses frères (dont Kadmus) ont ordre de  partir à sa rechercher dans toute l'actuelle Grèce. Et de ne jamais rentrer sans elle. Devant l'impossibilité de  la retrouver, il consultera l'oracle de Delphes et fondera une ville "là où il rencontrera une génisse blanche" . Kadmus fondera Thèbes en Béotie. Le cycle ovidien des Métamorphoses est essentiel: les textes sur Oedipe en seront issus.

    Les écrits de Thèbes présentent un fort caractère généalogique, à la fois sur les descendants donc la fusion avec les peuples locaux mais aussi sur les ascendants. Passion généalogique...tout comme dans l'univers sémitique.

     Les Grecs antiques ont par la voie mythologique mentionnés combien l'expansion de leurs cultures s'inscrit dans un contexte méditerranéen très large qui a véritablement façonné l'histoire avant eux: Sumer, Mésopotamie, Phénicie, Hittites etc.

    Je signale l'excellent pôle de recherche sur le Proche-Orient ancien  à la Maison de l'Orient et de  la Méditerranée , MOM Lyon 2, qui met à disposition de l'internaute une base de donnée accessible et gratuite (podcast ou autres) Plusieurs laboratoires de Recherche  dont Hisoma (textes et langues anciennes) et Archéorient.

                                                PROCHE-ORIENT FONDATEUR

    Les sources de la civilisation grecque puisent dans les apports venus de la côte orientale. Le rapport entre l'Europe et le Proche-Orient reste  des plus complexes.

    Si l'on change le curseur de la période historique pour s'intéresser à la période néolithique (premières néolithisations proche-orientales à la fin du 9ème millénaire avant JC) on constate pareillement  que l'élevage et les techniques d'agriculture sont importées dans nos contrées  par des bergers proche-orientaux venus essaimer en Europe et dans les Alpes.

    Oui, même si la chose déplait à ceux qui tracent "l'identité culturelle" comme unique et  enfermée dans des frontières,  l'identité européenne comme l'identité grecque dans leurs racines et   structures sont totalement sur la base de sources Est  Proche-Orientales , celles du fameux croissant fertile, géographiquement au coeur de l'Asie, l'Afrique et l'Europe.

    Ah si les archéologues se mêlaient de quitter leurs chers tessons et autres ostracons pour venir diffuser leurs précieuses informations au grand public?

    L'AFP rédigerait alors mieux sa dépêche sur la déesse/princesse EUROPE, celle dont le   nom a baptisé notre  continent !

                                                                  Sylvie Neidinger

     

     Rétrolien: Blog latinistes Suisses Félix Tuscher ( lien valide au 11 01 2013)