Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pays-Syrie Surya - Page 17

  • Iran à Genève: le veto fabiusien

    Laurent Fabius opposa ce week-end son veto aux  négociations sur le nucléaire iranien. Les discussions ont achoppé à Genève ce samedi 9 novembre au milieu de la nuit.iran,négociation,geneve,fabius,kerry

    L'aboutissement de la négociation était sérieusement en l'air  puisque les chefs des diplomaties 5+1(Iran, Chine, USA, Russie, GB, France+ Allemagne) avait rejoint en urgence les négociateurs initiaux sur  les bords du Léman: le secrétaire d'Etat américain John Kerry (interrompant une tournée au Proche-Orient) l'Allemand Guido Westerwelle, le Britannique William Hague et du Français Laurent Fabius. Le Russe Sergueï Lavrov et le Chinois, Li Baodong  arrivés plus tard.

    Une  signature d'accord dit "provisoire"  pour 6 mois, en vue. Annulée. Echec imputé au français.

    5+1 (Etats-Unis, Russie Chine, France Grande-Bretagne plus l'Allemagne)
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/nucleaire-iranien-les-raisons-de-l-echec-des-negociations-de-geneve_1298128.html#cqAijx0wKF3g8DXZ.9Mais au matin du dimanche: l'annonce d'un échecmputé au français.

    La presse s'en fait l'écho par un vocabulaire guerrier : Fabius a torpillé l'accord (selon  le fondateur  de Rue 89 Pierre Haski ) ou Les raisons de l'échec.

    Une volée de bois vert s'abat alors sur Laurent Fabius, issue du monde anglo-saxon et iranien principalement.

    Il recueille en revanche le soutien  "twittique" marqué  du républicain Mc Cain -original vu le french basing habituel local- et de certains autres politiciens qui ont dit vouloir à nouveau goûter aux... french fries !

     Une certaine impolitesse lui est même reprochée pour avoir "grillé"Catherine Ashton, la représentante de l'Union européenne en  annonçant seul  l'échec  face à la presse.

    Plus accusateur, un diplomate occidental en off : «Les Américains, l'Union européenne et les Iraniens ont travaillé de façon intensive pendant des mois sur cette proposition et ce n'est rien de plus qu'une tentative par Fabius de se donner de l'importance tardivement»

    Un ministre des Affaires étrangères qui viendrait en quelque sorte jouer les gros bras, pour s'attirer l'attention médiatique...

    *Dans cette affaire, L. Fabius n'agissait tout de même pas en solo mais au nom de F Hollande et de ses choix politiques.

    *Cette intransigeance française sur le nucléaire iranien relayait directement la position israélienne, cet autre  Etat -paradoxal-de la zone moyen-orientale qui  possède un arsenal nucléaire civil et  militaire important, ne veut pas en rendre compte devant aucune instance internationale (AIEA) Mais... demande à la communauté internationale de supprimer l'arsenal de ses voisins.

    *L'inflexion pro-israélienne de la politique française ne date pas de l'actuel gouvernement. Sarkozy avait complètement liquidé la politique gaulliste,  décimé l'autonomie gaullienne de la France qui a perduré jusqu'à Jacques Chirac. L'Hexagone a quitté avec  le départ du Corrézien,  sa position  originale, hors Otan. Et avec lui,  la  politique traditionnellement suivie au   Quai d'Orsay, illustrée par le refus de la guerre en Irak et du respect des Indépendances.

    *Remarque annexe. Si, en politique intérieure, François Hollande marque d'une façon insistante son rejet de N Sarkozy,  en politique externe,  il est totalement, à 140 %, dans le même schéma !

    *Les iraniens évidemment  farsi et non arabes sont acteurs majeurs du proche-orient de part leur position géo-stratégique et leurs  réserves.  L'occident  leur demande  des comptes pour les problématiques de contrôle et de sécurité générale et pour la garantie de sécurité de l'Etat hébreux. L'Iran réplique par son droit au nucléaire tout comme son voisin et du même type de contrôle. Ni plus , ni moins.

    *Les dés des influences sont globalement  relancées par les occidentaux dans les  pays arabes possesseurs d'hydro-carbures: invasion de l' Irak, bombardements de l'Otan en Libye,  aide logistique aux rebelles en Syrie...Donc la zone pétrolière de l'Est  a été détachée."Ils ne pensent qu'à ça"...

    *L'Iran, perse et chiite, atteste du 4ème rang mondial des réserves prouvées du pétrole. Il dérange cette tri -coalition occidentale de la nouvelle diplomatie mondiale: le format"Otan +pétromonarchies islamistes+ Israël ". 1-Israël évoque le danger nucléaire (mais  pas son propre arsenal... ) 2-les monarchies pétrolières sont engagées dans une guerre de religion sunno-chiite et soutiennent tout ce qui peut contrer l'Iran. 3-Les occidentaux s'intéressent aux hydro-carbures.

    *A savoir, pour réagir à l'embargo,  l'Iran a par exemple  interdit l'exportation vers l'UE

    LE PETROLE IRANIEN MANQUE AU MARCHE !

    * Les hydrocarbures iraniennes manquent sur le marché mondial. Surtout avec la chute de production  libyenne consécutive à  l'anarchie locale  installée  par  Sarkozy et l'Otan  :"L'Iran reviendra à l'avenir sur le marché mondial du pétrole et du gaz, mais cela ne se produira pas de sitôt, estime le PDG de Royal Dutch Shell, Peter Voser.dans un entretien"Vous connaissez la situation concernant l'Iran. Ce pays fait l'objet de sanctions internationales, et il faut nécessairement trouver une solution politique à ce problème… J'estime néanmoins que l'Iran pourrait revenir à long terme sur le marché du pétrole et du gaz", vient de  déclarer M. Voser à Londres lors de la conférence Oil&Money ce 1er octobre 2013.

    En fait, son arrière pensée réelle est de comprendre: court terme !

    * La  nécessité de réintégrer l'Iran au concert des nations  pétrolières exportatrices explique la réunion de Genève et l'empressement américain en vue d'un accord.

     *D'où l'originalité des positions politiques proposées ce week-end. Car habituellement,  les USA sont les soutiens inconditionnels de l'Etat hébreu. Ici, la France en solo !

    *La position française dure vis à vis de l'Iran a tout pour plaire aux monarchies pétrolières

    *Face aux attaques dont il fait l'objet,  l'entourage de L Fabius, annonce  en Off,  que John Kerry est arrivé à Genève avec un texte déjà ficelé, jamais présenté devant ses partenaires qui  devaient juste avaliser sans discussion.

     * Très concrètement, le blocage du processus de règlement du dossier nucléaire iranien par la France  permet à B Nétanyahou de s'envoler aux USA dès demain mardi  pour chercher des appuis au Congrès face à B Obama et la volonté du démocrate de régler  enfin le dossier iranien.

    Résué.Le N°1 israélien  part aux USA pour s'opposer frontalement à Barack Obama, qui, tout de même, dirige les Etats-Unis.

    *Le veto fabiusien aura servi  à donner du temps au dirigeant israélien pour lancer une campagne médiatique et politique directement outre-atlantique.

    *Le 20 novembre est la  date normalement prévue pour la  reprise des discussions.

    VENGEANCE "DIPLOMATIQUE" ?

    * Le NON  français  aura été aussi - même si personne ne le dit !!!- une manière très directe par la France de remettre Obama et son équipe à leur place. Un renvoi d'ascenseur en quelque sorte. François Hollande et l'armée  ayant été gravement humiliés  par  le volte-face du président américain à propos du bombardement conjoint programmé de Damas puis stoppé.

    Humiliation comme jamais peut-être à ce niveau,  dans histoire de la France.Immense ridicule de la journée folle du dirigeant français qui avait  été prévenu seulement en fin d'après-midi. Alors que certains politiciens US  savaient dès  le matin que Obama renonçait.

    Humiliation maximale de l'hexagone.  Hollande faisant vombrir les moteurs de ses armes opérationnelles prévues durant une journée complète. Toute l'armée médiatique en sur-régime qui préparait l'opinion à une intervention. France que les américains voulaient à leurs côtés pour lancer les bombes; puis qu'ils ont lâché sans prévenir. Sans  remerciement public ultérieur. Et ensuite, France négligée  dans les négociations qui s'ensuivirent sur la Syrie.

    La position de refus de ce week-end par Fabius des propositions Kerry est aussi une manière de rendre par la biais du  dossier iranien la monnaie de la pièce du traitement du dossier syrien, calamiteux pour l'image de la France en risée interne et externe.

    Juste une petite vengeance entre amis.

                                                                                Sylvie Neidinger

  • Donnez-nous vos reins et vos foies !

    Terrible témoignage du dernier naufrage en Méditerranée.naufrage,malte,lampedusa,reins,bandes criminelles,libye,foie

    L'embarcation venue de Libye portant de 270 à 400 candidats à l'exil venus de Palestine, Syrie, Egypte a été attaquée par une bande criminelle concurrente qui a harcelé le bateau durant 5 heures et tiré sur le bateau, blessant des passagers et trouant le l'embarcation  qui a commencé à prendre l'eau.

    Le fond du fond de la noirceur humaine est atteint dans ce dossier.

    Des rescapés témoignent :

    " le bateau a été suivi pendant quatre à cinq heures par "des miliciens" libyens qui "tout à coup" leur ont tiré dessus, blessant "deux passagers". Selon lui, "le bateau a commencé à prendre l'eau, s'est rempli très vite" et tout le monde s'est retrouvé à la mer.

    Aisha, une Libanaise de 25 ans rescapée elle aussi du naufrage avec son mari syrien Alaa de 27 ans a corroboré à l'AFP cette description des circonstances du naufrage.

    "Les miliciens nous ont suivis avec leurs bateaux pendant cinq heures puis ils ont pointé leurs armes sur nous, nous réclamant de l'argent, nos reins, nos foies. Comme personne ne donnait rien, ils ont commencé à nous tirer dessus et ont blessé deux d'entre nous", explique-t-elle, en soulignant que le canot pneumatique a été transpercé par des balles et a commencé alors à se dégonfler."

    Ils témoignent ici  du fait que des bandes criminelles qui rançonnent exigent de l'argent et désormais des organes humains!

    On imagine alors le sort ...médical  réservé à des réfugiés solitaires pris dans les rets de ces bandes criminelles.  En Libye et ailleurs. Car bien évidemment de genre d'opération se pratique en lieu type hospitalier et avec des  "médecins"dévoyés.

    Passage obligatoire à la découpe chirurgicale.  Et mort à la clef très certainement.

    Décidément,  plus on avance dans le temps- désormais 21ème siècle -plus la sauvagerie se révèle plus grave que jamais.

                                             Sylvie Neidinger

     http://videos.tf1.fr/jt-we/2013/naufrage-de-migrants-pres-de-malte-c-etait-dramatique-8290174.html


    naufrage,malte,lampedusa,reins,bandes criminelles,libye,foieLe correspondant parisien de la presse italienne, Alberto Toscano avait  clairement posé le problème aux autorités françaises, avant qu'elles ne s'engagent  à vouloir débarrasser la Libye du système Khadafi lors d'une conférence de presse à Paris au Printemps 2012. Il avait tiré une sonnette d'alarme. Dans le plus grand silence en retour.

    Arguments de type "lanceur d'alerte" par un journaliste italien évidemment  très bien informé sur Malte et Lampedusa, jamais repris par ses confrères hexagonaux, dont l'esprit critique se met en berne dès qu'une intervention militaire se profile à l'horizon...

    Il évoquait ceci dans le + du Nouvel Obs du 4 octobre 2013:

    "Après le discours du ministre Juppé, relatif surtout au cadre diplomatique de l’intervention militaire, je me permets de lui poser la question suivante :"Monsieur le ministre, êtes vous conscient que les opération militaires en Libye et la déstabilisation de ce pays, où vivent un grand nombre de travailleurs originaires d’autres Etats africains, vont provoquer une vague migratoire vers l’Italie et en particulier vers l’île de Lampedusa ? Êtes-vous prêts à aider l’Italie face à la probable crise humanitaire qui va se vérifier dans la Méditerranée ?"

     La réponse est en pure et simple langue de bois politicienne. On tourne la tête de l’autre côté. Comme si j’avais dit des banalités révélatrices de mon origine nationale, incapable d’apprécier les grands desseins stratégiques à la française, parrainés par le duo de tonnerre Sarko-BHL. D’ailleurs aucun journaliste français présent s’est montré sensible à mes arguments."

    Dommage que l'on n'écoute jamais les gens raisonnables au profit des va-t-en-guerre bien nommés par M. Toscano  sous la vocable le"duo de tonnerre Sarko- BHL"...

                                                            MEDITERRANEE CIMETIERE

    naufrage,malte,lampedusa,reins,bandes criminelles,libye,foie

  • François Hollande s'auto-attribue le prix Nobel de la Paix !

    Le Président français  voulait donner du canon. Son doigt était déjà sur la gâchette. Les moteurs de Rafales vombrissaient déjà. Quand? En septembre 2013, il y a un mois.

    Il en a été empêché. Par la vox Populi américaine (et Congrès) qui a refusé cet engagement mal bâti. Par la  vox populi française également contre cette intervention.

    Un accord est intervenu entre USA et Russie signe du respect du droit international et de l'ONU.

    Par la fermeté de Poutine  à refuser cette attaque franco-Us, au départ.

    Par une négociation diplomatique à Genève sans la France ensuite.

    L'ONU  a véritablement gagné ce bras de fer.

    prix nobel de la paix,hollande,obama

    ImmodesteFrançois Hollande   s'attribue aujourd'hui   dans une conférence de Presse rapide qui suit immédiatement l'annonce, la paternité directe du  prix Nobel de la Paix ! Tout simplement.


    La prise de parole du Président Français:hollande-le-nobel-est-une-consecration-pour-l-action-de-la-france-en-syrie

    [nota son  intervention est digne de la nouvelle rubrique politique de ce blog nommée Grenouillade  dédiée  aux dirigeants hexagonaux lorsqu'ils  surjouent]
    On ne comprend pas d'ailleurs pourquoi il ne l'a pas reçu lui,  le fameux Prix. Après une petite  ...guerre au Mali, il le méritait, non?

    Problème. La célèbre distinction est normalement attribuée à ceux qui ne ....donnent pas dans les bruits de bottes.

    Comme aujourd'hui  l'organisme OIAC  de destruction préventif d'armes chimiques. Qui va faire appliquer ses règlements en Syrie. Sachant que  dans la région proche-orientale, Israël a  signé mais pas ratifié le traité de non prolifération des dites  armes chimiques. Il reste encore du travail...

                                   PRIX NOBEL CONTESTE

    Des voix s'élèvent sur cette nomination :

    http://www.europe1.fr/International/Il-n-y-a-plus-de-prix-Nobel-de-la-paix-1671787/

    On peut lire"Le prix Nobel de la paix ne répond plus aux dernières volontés d'Albert Nobel". Alors que le monde a salué vendredi l'attribution du prix Nobel de la paix à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), l'opinion de Fredrik Heffermehl tranche. Ce juriste norvégien, activiste pour la paix et spécialiste du testament d'Alfred Nobel, estime que l'héritage du chimiste suédois est dévoyé.

    Hollande Nobel?

    Il est vrai que son unique partenaire de l'expédition punitive programmée sur la Syrie mais pas réalisée, B Obama, en avait été récipiendaire laudatif en 2009. "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples" comme raisons invoquées à l'époque, un peu polémiques vu son poste électif.

    Or, le cas de figure s'analyse différemment :

    L'académie d'Oslo avait probablement  apprécié à sa juste mesure la victoire historique d'un homme dit "de couleur" à la Présidence des USA plus que son... potentiel d'homme de paix ? Un président dit "noir"était  évidemment énorme comme symbole outre-atlantique (et mondial ) de paix  au regard des années  d'esclavage.

    Avec cette  réserve toutefois:  les norvégiens furent en 2009 de facto très intrusifs dans la politique US par ce choix  ultra  interventionniste d'honorer un Président... en exercice.

    La symbolique médiatique  dans le monde moderne devient  alors de la pure dynamite.

    Pragmatique, en charge de "sa" Nation,  le N° 1 américain a choisi. Barack Obama, président avant tout ne s'est pas effectivement senti lié à ce Prix qu'il n'avait pas sollicité.

    Il n'a pas mené une   politiquement spécialement   pacifique. Il a continué à gérer la première puissance martiale mondiale comme il l'entendait. Quitte à écorner son image de ...Nobel de la Paix:

    blog.tdg.ch/archive/2013/08/31/obama-prix-nobel-de-la-guerre-

    Ce Prix  suédois est d'ailleurs  le signe d'un... repentir. Celui  d'Alfred Nobel,  chimiste inventeur de la dynamite.

    Attribué donc aux facteurs de Paix normalement déjà prouvés et non potentiels, putatifs.

                                           HOLLANDE SPEEDY

     On ne comprend pas  si François Hollande arrive ce matin à la vitesse "speedy gonzalez"  devant les micros pour s'attribuer le Nobel de la Paix.

    Ou alors,  pour l'anti-Nobel ?Autrement nommé IG Nobel.  Prononcé "Ignoble" en langue anglaise et juste pour rire.

    Un rire triste en raison du spectacle donné. Il est peu banal de voir un tiers monter sur l'estrade est clamer haut est fort "cette distinction m'est attribuée" !

    Le ridicule ici ne concerne pas seulement un Président mais l'image de la  France,  5ème ou 6ème puissance mondiale.

    Qui  vient réclamer, elle seule, sa médaille en chocolat, son bonbon Nobel. Bizarre.

                                                                                         Sylvie Neidinger

     

     

  • Twitter réagit par le rire à B. Netanyahou mal informé sur le... jeans iranien !

    Pas de jeans en Iran selon B Netanyahou ? Résultat: un buzz de la blogosphère.

    Comment une prise de parole publique, médiatique du premier ministre israélien (mais  mal informé car son assertion se  base sur des préjugés très réducteurs) .

    Donc comment une parole rapide, simpliste  mène à une réaction humoristique  en retour sur Twitter et Facebook :

    http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/08/revolte-en-jeans-contre-netanyahou

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/iran-netanyahu-rhabille-pour-l-hiver-par-les-tweetos-pour-ses-propos-sur-le-jean_1288648.html

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/07/97001-20131007FILWWW00680-iran-des-jeans-contre-netanyahou.php

    http://www.lesoir.be/334878/article/actualite/monde/2013-10-07/iran-manifestation-des-jeans-se-moque-netanyahou

    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201310/07/01-4697334-des-jeans-iraniens-pour-netanyahou.php

    Multiple  autres dizaines articles...

    Il est étonnant -voire un peu  orgueilleux- effectivement en terme d'intérêt, pour un homme politique de premier plan, d'aller faire des commentaires sur les tenues vestimentaires de populations. La sienne ou ici, celle des autres. En se trompant en plus !netanyahou,iran,twitter,geo-stratégie du rire,blogosphère,facebook,onu,assemblée générale,jeans,mode

    C'est un peu :"de quoi je me mêle?"

    Cette vision à gros sabots   s'ajoute, en plus, à l'affaire du schéma  qui avait déjà  écorné l'image du responsable israélien  à New-York en septembre 2012 avec son dessin là encore simpliste présenté   à  l'Assemblée générale de l'ONU, cette tribune de la représentation mondiale.

    Image comme sortie d'une Bd pour moins de 8 ans, un peu Bibi Fricotin bricoleur.

    Ce croquis pour école maternelle avait vivement fait réagir les membres de l'Assemblée pris un peu pour des.... idiots ce jour là.netanyahou,iran,twitter,jeans,mode

    http://www.bfmtv.com/international/dessiner-une-bombe-iranienne-nest-pas-un-metier-facile-345958.html

    Les politiciens internationaux, responsables de premier plan n'avaient pas tweeté, eux,  en retour.

    Silence gêné plutôt, dans ces assemblées de politiciens professionnels.

      En revanche, les dommages collatéraux sont directement visibles l'année qui suit: B Netanyahou vient de tenir son discours le 1er octobre  2013 à la Tribune de l'Assemblée Générale devant une salle..très  clairsemée.

    "L'assistance clairsemée présente dans l'hémicycle a montré éloquemment que, pour la plupart des Etats membres de l'ONU, la tonalité belliciste – sans surprise – du discours de M. Nétanyahou n'était pas, pour cette année au moins, pertinent" (le Monde)

    GEO-STRATEGIE DU RIRE DE LA BLOGOSPHERE

    Vue l'éminence de sa position politique,  M. Netanyahou  pose surtout problème  par ce genre de sortie  médiatique mal informée...à ses services secrets.

    L'attitude du responsable  montre surtout qu' il y a du pain sur la planche au Proche-orient pour une meilleure inter-connaissance. L'ignorance de l'Autre est abyssale. Inquiétante. 

    Visiblement, elle n'empêche pas  de prendre  la parole. Quitte à  se ridiculiser car en 2013, la monnaie de la pièce arrive immédiatement en boomerang d'humour par voie de  la ....géo-stratégie du rire de la blogosphère.

    Ceci dit,  il n'est pas si banal en ce moment, de rire au Proche-Orient, en dangereuse surchauffe...

                                                                                                             Sylvie Neidinger

     

     

     

     

  • Syndrome de "Suez": pragmatisme intelligent de Obama, amateurisme français

    Syrie-On peut nommer syndrome "suez" cette propension d'un Etat à s'autoriser à intervenir  dans un confit externe. Puis à se faire taper sur les doigts par "plus fort" que lui.

    Dans l'affaire Suez réelle, deux anciennes puissances coloniales: la France et l'Angleterre, accompagnées d'Israel étaient intervenues unilatéralement autour du Canal de Suez. Pour ensuite s'en retirer immédiatement  lorsque "Plus grand" c'est à dire USA et URSS l'avaient demandé.

    Le même syndrome de Suez était lisible dans le projet d'attaque franco-américaine punitive programmée le 31 août 2013 dernier de la Syrie. Hors de tout mandat de l'ONU et en très grande solitude.

     "Plus grand" est intervenu,comme dans l'épisode Suez initial.

    Le respect du droit international a prévalu."Plus grand" a été cette fois l'ONU, la Russie+Chine+GB (son Parlement) l'opinion publique internationale largement défavorable aux attaques (énorme pression) + ... Barack Obama lui même donc les Etats-Unis.

                           LES USA EN SORTENT PARADOXALEMENT GRANDIS

    Le Président US a eu l'intelligence pragmatique d'une immense volte-face, comprenant que les conditions du succès n'étaient pas réunies. Il a refusé d'ouvrir seul en Syrie   une porte destructive  dont il ne savait pas ce qui se trouvait derrière. Il a refusé une position de lonesone cowboy même avec la France, partenaire non cité, quantité négligeable pour l'Amérique. Il s'en sort "par le haut" Même si son intention profonde restait l'option martiale.

    Obama a tout gagné sur cette gestion ponctuelle. Puisque qu'il est revenu dans la cour des décideurs écoutés, au lieu de faire entrer l'Amérique dans une problématique type Suez où une fois les bombes punitives lâchées par la première puissance militaire mondiale, des comptes politiques, juridiques, allaient être demandés par des supra- instances internationales, par  l'opinion externe, interne, avec  un service après vente probablement pénible à justifier. Surtout après le grave échec complet  de la politique Us en Irak.

    Les USA et la Russie se sont donc réunis à Genève pour discuter de l'élimination des armes chimiques syriennes aboutissant  une résolution onusienne votée dans la foulée. Premier consensus depuis longtemps.

    Certes la résolution non contraignante est favorable à la vision Russe et modère les éventuelles velléités impérialistes US.

    L'erreur magistrale de départ des occidentaux dans l'affaire syrienne est d'avoir négligé à quel point ce pays  est lié stratégiquement  à la Russie (à la Chine, etc.) Dans l'euphorie des mal nommés Printemps Arabes, les occidentaux  très sûrs d'eux, aveuglés par leur propre désir de prédation  géo-stratégique  ont prononcé un "dégage" aux dirigeants syriens alors que le pays vit dans la sphère russe. Pour mieux visualiser, c'est comme si Russes et Chinois avaient intimé aux dirigeants d'Israël de dégager alors que cet Etat est évidemment  intrinsèquement lié aux USA.

    Ce qui est inimaginable dans un cas l'était tout autant  dans l'autre! Les Russes ont des bases maritimes dont Tartous, forment les militaires depuis des dizaines d'années. Ce "dégage", avec cette méthode là, était surréaliste. Il a duré 2 ans et demi. Les Russes n'ont jamais cédé.

    Barack Obama vient d' entériner par sa volte-face la complexité du conflit.

    Un certain impérialisme américain a  certes perdu de son arrogance dans ce renoncement.

    Mais  un certain réalisme américain a prévalu, démontrant une Amérique qui reprend sa place négociatrice en chef, capable de s'ouvrir à d'autres arguments que ses désirs belliqueux.

    Le Président Obama a bien joué d'autant que les informations d'aujourd'hui 1er octobre  sur la paralysie des financements fédéraux bloqués par les républicains auraient gravement entaché la gestion du dossier syrien. En effet comment un Etat qui peine à financer la protection sociale de ses propres habitants, qui prend le risque de bloquer son propre système fédéral se  mèle-t-il à l'international de dégager par les bombardements hors du droit international un régime politique tiers?

      LA FRANCE EN SORT AFFAIBLIE,  TOUJOURS ENGLUEEE DANS SON SYNDROME SUEZ

    La France continue à se croire si importante.

    L.Fabius voulait une résolution hyper contraignante sur la Syrie. Elle ne l'est pas.

    F Hollande propose même à New-York de changer les règles du jeu international!   Une modification des règles de fonctionnement du Conseil de Sécurité de l'ONU, pas moinns ! Avec des moments où "on" ( qui?)  pourrait agir en se passant du veto sur la seule idée d'un belligérant. Raisonnement inaudible évidemment car le droit international est Droit. Si les exceptions démarrent, il n'y a plus....de Droit.

    Chacun ferait alors selon son bon vouloir. "J'aime pas ce pays; tient, il m'intéresse, il a des ressources. Tient, j'y lâche ma petite bombinette"

    Grâce à un média,  une information a été essentielle pour la lecture des évènements récents : avoir accès aux élément historiques de la journée du 31 août donnés en toute inconscience  par l'Elysée. Inconscience car au lieu de grandir l'action du président Hollande, l'amateurisme le plus total se lit entre les lignes.

    Une exclusivité du Nouvel Observateur. Texte essentiel pour comprendre les faits que l'Histoire retiendra:

    http://tempsreel.nouvelobs.com/guerre-en-syrie/20130927.OBS8824/exclusif-comment-hollande-avait-prevu-de-frapper-la-syrie.html

    Je l'avais cité hier dans la précédente note. J'y reviens in extenso tellement c'est choquant.

    "Les frappes sont pour ce soir." Le samedi 31 août, au matin, les plus hauts responsables français, civils et militaires, sont convaincus que le président de la République va déclencher le bombardement punitif de la Syrie la nuit suivante. Plus étonnant encore : François Hollande lui-même le croit aussi. Et cette incroyable méprise va durer jusqu'à la fin de l'après-midi. Entre-temps, pendant une dizaine d'heures, la machine de l'Etat aura été mise en branle pour effectuer ces frappes franco-américaines, les "vendre" à l'opinion et en gérer les conséquences diplomatiques.

    Cette folle journée débute à 3 heures du matin, ce samedi 31 août, lorsque l'officier de permanence chargé des communications du président de la République reçoit un appel de son homologue américain. Ce dernier le prévient que Barack Obama va téléphoner à François Hollande sur la ligne directe et sécurisée qui relie l'Elysée à la Maison-Blanche. Quand ? Le jour même à 18h15, heure de Paris. Le malentendu transatlantique commence - un quiproquo risible s'il ne s'agissait de guerre.

    Conseil de guerre

    Décalage horaire oblige, le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul Jean-Ortiz, découvre le message de la Maison-Blanche à 8 heures, dès qu'il arrive à son bureau, rue de l'Elysée. Il prévient illico François Hollande, qui décide de convoquer un conseil restreint juste après le coup de fil de Barack Obama. Devront être présents les ministres de la Défense, de l'Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que les "grands subordonnés" : le chef d'état-major, les patrons de la DGSE et du Renseignement militaire... Un conseil de guerre à l'issue duquel le chef de l'Etat va donner l'ordre formel du début des frappes françaises en Syrie. C'est du moins ce que croit François Hollande et, avec lui, toutes les personnalités convoquées.

    Ce 31 août au matin, l'Elysée demande donc aux militaires de se tenir prêts à exécuter cet ordre supposé imminent.

    Le plan était de bombarder pendant une nuit, en commençant vers 3 heures du matin au moment où les gens sont profondément endormis, dit un haut responsable français. Il s'agissait de détruire notamment des batteries de missiles et des centres de commandement de la quatrième armée, la chimique."

    Les frappes doivent être réalisées par plusieurs Rafale volant en Méditerranée, au-dessus des eaux internationales. "Nous ne voulions pas tirer à partir du ciel turc, raconte un autre. Nous redoutions qu'Assad n'invoque la légitime défense et ne bombarde son voisin, ce qui risquait d'impliquer l'Otan."

    Il y a un hic : les missiles de croisière Scalp prévus pour l'opération ayant une portée maximale de 250 kilomètres, les bombardements français ne pourront atteindre que des points situés dans l'ouest de la Syrie, Damas compris. Les Américains se chargeront de tout le reste. "Mais nous ne dépendions pas d'eux pour nos tirs et notre ravitaillement en vol, tient-on à préciser à la Défense. Il y a une seule chose que nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C'est Obama qui devait donner le top départ."

    Des preuves "déclassifiées"

    Pour prouver à l'opinion que François Hollande n'agit pas à la remorque des Etats-Unis, façon Tony Blair pendant la guerre en Irak, l'Elysée décide aussi, ce samedi 31 août, de "déclassifier" certaines preuves françaises de l'attaque chimique. "Nous avons appelé ce document 'Synthèse nationale de renseignement déclassifié' et nous avons mis un drapeau bleu, blanc, rouge sur chaque page", raconte un officiel. Et, en prévision des frappes du soir, le ministère de la Défense fait fuiter ce texte dans le "Journal du Dimanche" à paraître le lendemain.

    L'ensemble du plan de communication de l'opération est établi au cours d'une réunion à 14h30 ce même samedi dans le bureau de Paul Jean-Ortiz, avec les directeurs de cabinet des principaux ministères concernés. "Nous avons discuté des images à fournir aux journaux télévisés, celles de la montée en puissance de l'opération qui étaient déjà prêtes, et celles des premières frappes que pourrions livrer très rapidement", explique un officiel. "Nous avons aussi débattu du moment où il faudrait informer certaines personnalités étrangères, raconte l'un des participants. Il a semblé évident que François Hollande préviendrait lui-même Angela Merkel, juste après le coup de fil d'Obama."

    "Le jour J était arrivé"

    D'où vient cette certitude que le président américain va donner le top départ ce samedi ? "Tout nous conduisait à penser que le jour J était arrivé", dit un responsable français. Cela faisait une semaine que la perspective d'une action militaire franco-américaine contre la Syrie apparaissait inéluctable.

    Tout a commencé le dimanche précédent, c'est-à-dire quatre jours après l'attaque chimique contre les populations civiles, quand Barack Obama et François Hollande ont discuté de plusieurs types de "punitions", y compris militaires. "Dès le lendemain, les états-majors des deux pays ont commencé à travailler à un plan de frappe commun", dit-on au ministère de la Défense.

    Certes, les jours suivants auraient pu tout faire dérailler. Le mercredi, à Londres, la Chambre des Communes a voté contre une participation britannique à ces frappes. Et, on le sait moins, le jeudi, les Français et leurs alliés ont raté leur "blitz" diplomatique visant à conférer, si ce n'est une légalité, du moins une certaine légitimité internationale à une action militaire contre la Syrie. Ils espéraient recueillir une majorité des voix au Conseil de Sécurité, et ainsi contraindre Pékin et Moscou à opposer leur veto. Malgré les efforts de Laurent Fabius, Paris, Londres et Washington ne sont pas parvenus, selon nos informations, à rallier un nombre suffisant (six) de suffrages des pays membres non permanents du dit Conseil. Si bien que l'idée de passer par l'ONU a été abandonnée.

    Pourtant, en fin de semaine, les Américains sont toujours aussi déterminés. Le jeudi, la conseillère de Barack Obama pour la sécurité, Susan Rice, fait savoir à Paul Jean-Ortiz que, malgré la défection britannique et le revers onusien, son patron est "tout près d'y aller". Et le lendemain, le vendredi 30, plusieurs indicateurs en provenance de Washington font penser aux Français que des frappes américaines sont imminentes. "Ce jour-là, John Kerry s'est entretenu plusieurs fois avec Laurent Fabius, assure un officiel. Il lui a dit que Barack Obama lui avait demandé de 'préparer l'opinion publique à des frappes.'" Au cours de cette même journée, dit un autre, "la Maison-Blanche a publié ses preuves sur le massacre chimique".
    Et toujours ce vendredi, François Hollande et Barack Obama ont de nouveau discuté longuement. Le président américain dit qu'il n'a pas encore pris sa décision définitive mais que celle-ci ne saurait tarder. Il ajoute que les frappes pourraient avoir lieu bientôt, "avant ou après le G20", précise-t-il. "Rappelons-nous demain ou après-demain", conclut-il.

    Le revirement d'Obama

    Si bien qu'à l'annonce d'un nouveau coup de fil de la Maison-Blanche les conseillers de François Hollande sont persuadés ce samedi 31 août que le président américain a tranché dans la nuit et qu'il déclenchera l'opération le soir même ou au plus tard dans la nuit du dimanche (hypothèse peu probable puisqu'il part en Europe le lendemain). Personne à l'Elysée n'imagine qu'après avoir reçu une lettre de 186 parlementaires lui demandant de faire voter le Congrès Barack Obama a décidé in extremis de leur donner raison et encore moins que les principaux responsables de la Chambre des Représentants et du Sénat sont déjà au courant - plusieurs heures donc avant François Hollande...

    "J'ai décidé d'y aller, dit le chef de la Maison-Blanche à son homologue français ce samedi à 18h15, mais je vais d'abord demander l'aval du Congrès." François Hollande est abasourdi. Il essaie de convaincre le président américain de revenir sur sa décision - en vain. Le chef de l'Etat rejoint alors les hommes qu'il a convoqués dans le salon vert pour un conseil restreint. Il ordonne aux militaires de rappeler les Rafale et évoque les prochaines fenêtres de tirs. De l'avis général, il n'en reste plus qu'une : aux alentours du 15 septembre, entre le vote des parlementaires américains et l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies. "Après ce sera très difficile, voire impossible", convient-on. Cette ultime fenêtre sera refermée la semaine suivante par une manoeuvre diplomatique astucieuse de Vladimir Poutine.

    Analyse de texte, noter la tonalité incertaine du vocabulaire employé: François Hollande "croit" "les hauts responsables sont "convaincus", la "méprise" va durer toute la"folle" journée;"malentendu transatlantique "quiproquo risible s'il ne s'agissait d'une guerre";"nous ne maitrisions pas le calendrier, Obama devait donner le top départ"

    Amateurisme absolu: les français ont cru que le coup de fil attendu de Obama dans l'après-midi  signifiait le top départ. Mettant en branle la folle journée française qui lance le timing. L'article dit "quiproquo risible s'il ne s'agissait d'une guerre".Obama a annoncé au  public américain son... non engagement dans l'après midi.

    AMATEURISME HALLUCINANT DE HOLLANDE ET SES EQUIPES, PIEGEES PAR LEUR ENVIE D'EN DECOUDRE !

    Sommum du texte :  "pour prouver à l'opinion que François Hollande n'est pas à la remorque des Etats-Unis version Tony Blair nous avons mis un drapeau bleu blanc rouge sur les pages du communiqué qui allait fuiter à la presse".....!!!!!!!!!!!!!!!

    Plus incompétent, tu meurs!

    Suite "tout nous conduisait à penser que le jour J était arrivé"; " la perspective d'une action militaire franco-américaine apparaissait inéluctable"

     Toujours le vocabulaire du putatif : "personne à l'Elysée n'imagine"; "les conseillers sont persuadés" "

    On apprend dans ce texte que les principaux responsables de la chambre des représentants furent informés plusieurs heures avant Hollande ! On apprend que Barack Obama avait pourtant  demandé aux français de préparer leur opinion publique.

    Fin. On lit que François Hollande, abasourdi, rappelle ses rafales. Sans commentaire. Le texte se suffit à lui-même.

                                                  **

    Si on peut résumer l'épisode géostratégiques du 31 août en d'autres termes :

    François Hollande a péché par immense orgueil. Depuis que les anglais ont dit non, il s'est retrouvé en couple durant  une semaine avec l'Amérique  -  vanté comme le couple franco-américain  par les médias hexagonaux tout aussi orgueilleux- 

    N'en croyant pas ses yeux, il a voulu épouser sa promise de rêve.

    Mais la belle Américaine, plus puissante, plus riche  plus jeune, plus jolie a trompé tous  ses espoirs en se retirant brutalement  du lit de noces au dernier moment. Par un magistral volte-face.

    Conclusion. Se mettre en ménage  avec plus grand que  soi quitte à y perdre son âme était un pari risqué. Ici l'âme évaporée étant la  souveraineté de  la France, son indépendance, les dizaines d'années de diplomatie sérieuse.

    Le pari personnel du Président de la République est complètement perdu. Très inquiétant en tous cas  pour l'image donnée de la France devenue à la fois  ultra va-t-en-guerriste et  basiquement  suiviste. C'est contradictoire.

    Cette contradiction  est induite dans ce que j'ai nommé le "Syndrome de Suez".

     

                                                                          Sylvie Neidinger


    Ce blog a ouvert une nouvelle rubrique politique à l'occasion de ces évènements intitulée  Grenouillade...: quand la France surjoue.