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Le Blog de Sylvie Neidinger - Page 344

  • Indignés®, marque déposée

    Occupy Wall Street, le mouvement Indigné (anti-pub) américain a déposé sa... marque auprès de l'Agence gouvernementale des marques et brevets! Il n'est pas à une contradiction près. En apparence seulement...

    Les anti-Wall Street, anti-pub à l'origine, sont amenés, face au risque de détournement,  à faire entrer la dénomination de leur mouvement informel OWS dans le champ du droit commercial de la protection des marques.

    En 2011, le monde perd la boussole suite à l'éclatement de la  bulle immobilière US. La crise financière majeure qui s'ensuit induit un mal de vivre partagé. Le jeune tunisien Bouazizi en s'immolant met le feu aux poudres d'une planète désormais supraconnectée.

    Le diplomate résistant Stéphane Hessel comme témoin du siècle ( il est né en 1917!) vend plus de 2 millions d'exemplaires d'un petit ouvrage au titre ravageur "Indignez-vous". Son mot d'ordre prend corps à l'international.

    En Espagne commencent les occupations de places publiques dont la Puerta des Sol.

    OWS s'enclenche  en septembre  square Zuccotti, à New-York dans le Saint des Saints de la finance mondiale, Wall Street devenu coeur de cible.

    Pour autant, ces Indignés, version transatlantique viennent de protéger juridiquement leur appellation...Enorme paradoxe pour les anti-pub à l'origine du mouvement : la fondation Adbuster ( =casser la pub) et les Anonymous, des geeks devenus cyber-activistes. Leur avocat a demandé le 24 octobre dernier la protection commerciale légale. Un acte qui peut surprendre de la part de ces militants de la décroissance et  de la "dé-publicité". Car cette démarche semble a priori totalement opposée aux idéaux de base !

    Les intéressés se défendent du procès qui commence à écorner leur image. Ils soulignent un combat à corps défendant. En effet, plusieurs aigrefins ont déjà détecté le filon de la vente des produits dérivés (T.shirts, casquettes...) et tenté  de déposer la marque pour en tirer des dollars à la pelle. Le rappeur Jay-Z entre autres cas bien identifiés n'y est pas allé par 4 chemins, enclenchant du coup un buzz polémique. Il fit imprimer le logo détourné "occupy all streets" au profit de sa ligne personnelle de vêtements. Sans intention aucune de verser un seul $ aux Indignés.

    Contradiction en apparence seulement

    L'air du temps n'est plus au "peace &love" malgré le récent soutien  de la génération 70. Joan Baez vient de gratter à la guitare sa petite rengaine "it's time to occupy" . La "guerre" contemporaine de ces  protestataires  n'est plus vietnamienne ni de libération des moeurs mais bien technico-financière. Joseph Stiglitz, Nobel 2001 d'économie a également donné de la voix contre les profits bancaires privatisés au regard des pertes mutualisées.

    Les années 2011 ne sont pas fleur bleue. La révolution  internet, redoutable d'efficacité citoyenne est passée par là avec ses réseaux sociaux comme tam-tam, avec  la cyber-activité des anonymes de tous bords  sur la Toile mondiale. Finalement, le dépôt de la marque OWS de la part des Indignés américains témoigne d'un professionnalisme certain et d'une connaissance fine des mécanismes de la communication moderne.

    Quand on a l'ambition de s'attaquer à Wall Street, la moindre des choses est de combattre à armes égales !

    Sylvie Neidinger

    Tags :  #OccupyWallStreet,  #NewYork,  #WallStreet,  #IndignésAméricains,  #StephaneHessel, #OccupyWallStreet,  #BlogSylvieNeidinger,#OWS,#MarqueDéposée

     

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  • Le vieux couple franco-suisse

    Surprise à la lecture des "Une" de presse, lorsque vous arrivez en genevois.

    Avec un drôle d'objet médiatique "non identifié", bien  local, du cru: le frontalier.

    Ce statut bizarre et convoité de "frontalier"   tombe littéralement sur celui qui a l'idée de travailler à Genève. Comme une peau qu'il lui faut endosser de force. Une image qui se plaque.

     Côté français, il est vu comme un chercheur d'or qui aurait trouvé le filon. Côté suisse: un mal à supporter avec patience, juste pour faire tourner l'économie.

    Voire un envahisseur selon le parti politique qui s'exprime.

                                                             ****

    Je ne suis qu'une simple saute-frontière non frontalière au sens professionnel.

    Passion Genève, en fait.

    Profitant de cette arrivée -juste à 500 mètres de  la fameuse  ligne-  je pris l'initiative d'un passe-temps favori nommé : " la chasse aux grand-mères". A savoir: remonter les branches généalogiques dont une  locale.

    Nous ignorions tout de cette Suzanne du cru. Sa réalité dépasse..... l'imagination transfrontalière.

    Elle est fille d'un haut-savoyard de Samoëns et Mieussy (Joseph Baudet 1820-1877) et d'une vaudoise né à  Morges (Louise Adèle Dill 1837-1917)  suissesse d'une famille de  tailleurs de pierre venus de Berne, Vinelz et Nidau. En fait  toute une lignée germanophone.

    Cette ancêtre unit dans mon sang.... Berne,  pays de  Vaud et Savoie, Suisse et France, bord de lac et haute montagne, catholicisme et protestantisme.

    Elle nous fait plonger aux racines de l'Etat civil savoyard avec ses dates extrêmes du XVIème siècle. Et partir du côté bernois vers l'écriture gothique pour les recherches en langue suisse allemande.

    Mais où donc vivait cette famille franco-suisse au XIème siècle??? Pile.....à la frontière, bien sûr. Comme négociants d'étoffes à Etrembières, bien placés pour vendre à tout chaland qui franchissait le fameux axe de...séparation.

    Finalement, les magnifiques paysages locaux des deux bords  sont aussi mes paysages génétiques !

    Appartenir par le sang aux deux côtés devient carrément une information pétillante d'humour pour un  une néo-saute-frontière qui l'ignorait....

               Ö FRONTIERE QUI UNIT CE QU'ELLE SEPARE ET SEPARE CE QU'ELLE UNIT

     

    Au fait: qu'est-ce qu'une frontière sinon un insurmontable problème philosophique ?

    Cette ligne invisible relie aussi ce qu'elle sépare. Sépare ce qu'elle unit.

    Oui, le no man's land imaginaire supposé frontal rassemble  côte à côte, ce qu'il différencie dans un rapport de proximité immédiate.

    La meilleure option métaphysique serait de considérer les espaces franco-suisses issus de la coupure axiale comme ....un vieux couple sage.

    Deux individualités qui par leur communauté de vie forment une entité juridique supérieure "pour le meilleur et pour le pire" suivant les termes du contrat conjugal privé.

    Les enfants sont élevés, les disputes pimentent un peu la vie: place au mariage de raison devenu sérénité mature.

    D'ailleurs le vocabulaire témoigne de la connivence de fait: Genève (Suisse) pays... genevois (France) devenu  en 2012 Grand Genève.

    Le lac sans le Salève serait comme un soleil sans chaleur.

    Depuis des centaines d'années, la complémentarité territoriale et....mentale régit les inter-relations, au-delà des bisbilles de forme.

    De facto. Cette réalité là, personne ni aucun Parti politique ne peut la contester !

                                                                                       Sylvie Neidinger

     

    Tags: #francosuisse,#frontaliers,#Suisse,#France, #BlogSylvieNeidinger

     

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  • Les milliers de ...quotidiens

    Chronique saute-frontière....

    Les professionnels de la politique côté France et côté Suisse gèrent certainement comme ils le peuvent, en leur âme et conscience la complexité présente voire les enjeux duels à venir : tels le projet d'agglo intégrée transfrontalière ou l'indifférence à l'Autre.

    Deux voies divergentes, deux options d'avenir antagonistes.

    On lit dans la presse que le travail serait à Genève, les logements et les terrains constructibles en France.

      La compétence spécialisée liée à la formation est le plus souvent externe.

    En matière d'immobilier, ne pas oublier non plus que les terrains ne manquent pas côté Suisse. Mais qu'ils sont protégés.

     Visiblement, Genève sans sa cinquantaine de milliers de " saute-frontière quotidiens" ne serait que l'ombre d'elle-même.

                                                                                     Sylvie Neidinger

     

    Tags:  #genevois,  #BlogSylvieNeidinger,  #Suisse,  #transfrontalier

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