Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Crimes de guerre au Yémen: les complicités européennes dont la France

    Sur ARTE TV , ce soir mardi 23 avril à 22h 40

    Sinon, sur le web en replay 

    https://www.arte.tv/fr/videos/082803-000-A/crimes-de-guerre-au-yemen/

    "Ce film dévoile les dessous d’un trafic opaque, le double-discours de nos démocraties et les manquements du personnel politique européen. Il pose enfin une question fondamentale : en poursuivant le commerce avec l’Arabie saoudite, sommes-nous complices de crimes de guerre ?

    Depuis le début du conflit en mars 2015, plus de 50 000 civils auraient été tués au Yémen. S’ajoute à cela un blocus organisé par l’Arabie Saoudite et la coalition arabe accélérant une famine, caractérisée par l’ONU comme étant, “la plus grande catastrophe humanitaire en cours”. Les premières victimes sont les enfants. Ces faits ont été dénoncés par des rapports de l’ONU et par les grandes ONG internationales. Ils sont constitutifs de crimes de guerre. Cela concerne les auteurs des crimes, mais pas seulement. Les traités internationaux interdisent de fournir des armes à un pays coupable de tels crimes. Or cette enquête montre que les principaux fabricants de matériels militaires européens (France, Royaume-Uni, Allemagne) continuent de fournir des armes susceptibles d’être utilisées au Yémen. Ce film dévoile les dessous d’un trafic opaque, le double-discours et les manquements du personnel politique européen ainsi que l’absence total de transparence dans nos démocraties. Il pose enfin une question fondamentale : en poursuivant le commerce avec l’Arabie saoudite, sommes-nous complices de crimes de guerre ?"Réalisation :Alexandra JOUSSET Pays :France Année :2019

    La France,  son double jeu, double langage entre les règles démocratiques et les pratiques réelles notamment  autour de son allié saoudien est  particulièrement impliquée dans les ventes d'armes. France  de Hollande puis de Macron.

    Des ONG essaient de réveiller l'apathie ambiante:

    http://www.leparisien.fr/international/vente-d-armes-au-yemen-par-la-france-des-ong-projettent-des-slogans-sur-l-assemblee-28-03-2019-8041725.php

    https://www.franceinter.fr/info/revelations-voici-la-carte-des-armes-francaises-au-yemen-selon-un-rapport-confidentiel-defense

     L'article de l'excellent Jean-Dominique Merchet, spécialiste Défense: 

    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/yemen-france-a-mal-a-assumer-ventes-d-armes-184693 

    Omerta.Voire scandale majeur d'un mensonge d'Etat. Désormais mensonge du président Macron.  

    Rwanda, Yémen, Libye, Syrie: cela commence à faire beaucoup....

                                                                            Sylvie Neidinger

     

                                                           

  • L'ancêtre syrienne de Notre-Dame de Paris à Qalb Lozeh, Vème siècle

    Joyeuses Pâques !

    Architecture religieuse: les  échanges constants entre l'orient et l'occident au moyen-âge expliquent évidemment cette source architecturale de Notre-Dame de Paris.

    Qalb Lozeh : basilique paleo-chrétienne du V ème siècle sur la route de Saint-Simeon.

           Cet édifice aux deux beffrois   se situe dans  la zone au nord ouest, dans la zone d'Idleb, celle  que les islamistes rebelles- amis des occidentaux et armés par eux-  ont ravagée ! Syrie historique, épicentre du christianisme.

    Qalb Lozeh et les églises du nord ouest préfigurent l'art roman lui-même base du gothique.

    Notre-Dame, chef d'oeuvre majeur  gothique est  fort heureusement sauvée selon le ministère de la culture. Mais une longue restauration va s'engager.

                                                                            S Neidinger

     

    En  Syrie ravagée par la guerre,  l’ancêtre de Notre-Dame 

    (AFP par Figaro Immobilier ) Dans le Nord-Ouest syrien, cette église est un fleuron de l’architecture byzantine. Ses deux beffrois carrés encadrant une entrée arquée ont inspiré quelques siècles plus tard les bâtisseurs des cathédrales romanes et gothiques en Europe.Une entrée arquée flanquée de deux beffrois carrés, des corniches sculptées de fleurs et de croix, une nef qui a perdu sa voûte. Bien avant Notre-Dame de Paris, il y avait en Syrie une petite église du Ve siècle à l’architecture préfigurant celle de la célèbre cathédrale. Entourées par les maisons basses du village de Qalb Lozeh, dans le nord-ouest syrien, les ruines de l’église tiennent toujours debout malgré le conflit qui ravage le pays depuis 2011. Avec des pierres aux tons légèrement rosés, le bâtiment est considéré comme un fleuron de l’architecture byzantine, qui devait inspirer quelques siècles plus tard les bâtisseurs des cathédrales romanes et gothiques à travers l’Europe du Moyen-Age.

     

    ancetre notre dame.JPG«Il s’agit du premier exemple connu d’une façade à deux tours flanquant une entrée arquée très élaborée, précurseur de ce qui allait être connu comme le style roman», confirme Diana Darke, experte culturelle du Moyen-Orient. L’église de Qalb Lozeh fait partie d’une quarantaine de villages classés par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité. Ils «offrent un témoignage remarquable des modes de vie ruraux et villageois de l’Antiquité tardive et de l’époque byzantine», selon le site Internet de l’organisation. En 2013, avec les batailles qui déchirent la Syrie, ces villages seront inscrits sur la liste du patrimoine en péril.

    Pillages et destructions

    Comment une église en Syrie est-elle liée à Notre-Dame de Paris, un joyau de l’art gothique dont la construction a débuté au XIIème siècle? «Les marchands, les pèlerins et les moines se sont déplacés constamment entre cette région et l’Europe durant des siècles» explique Mme Darke. Qalb Lozeh était notamment une étape importante sur le chemin emprunté par les visiteurs se rendant à la basilique de Saint Siméon le Stylite, dans le nord de la Syrie, selon elle. «Ce n’est donc pas une surprise que les styles fassent leur chemin graduellement vers l’Europe, même avant les Croisés du XIIe siècle», ajoute l’experte.

    Tout au long du conflit syrien, plusieurs sites archéologiques ont souffert de pillages et de destructions. Palmyre, site antique de plus de 2.000 ans, mais aussi la vieille ville d’Alep, font notamment partie des sites classés en danger par l’Unesco et qui ont souffert. Qalb Lozeh se trouve dans la province d’Idleb, dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste créée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda. Lors d’une visite sur le terrain, l’historien syrien Fayez Kawsara pointe du doigt les arcs et les sculptures des frises et des corniches qui décorent l’église. «Celui qui étudie l’art gothique, en particulier les églises gothiques, constatera que ce style architectural a voyagé en Europe» depuis la Syrie, estime-t-il. «La principale preuve de cela c’est (...) la cathédrale de Notre-Dame», assure-t-il.

    L’église abandonnée, bien plus petite en taille que Notre-Dame, a perdu il y a très longtemps sa toiture. Sur les murs, des visiteurs des temps modernes ont griffonné des inscriptions. Les enfants du village en ont fait leur terrain de jeu, grimpant sur les fenêtres en arc. Le bâtiment n’a toutefois pas souffert du conflit. Mais Issam Ibrahim, qui vit à Qalb Lozeh, reconnaît que le site historique est négligé depuis le début du conflit. «Il n’était pas protégé», assure-t-il. «Ce sont les habitants du village qui ont décidé de se charger de sa protection». Wissam Mohammad, un autre habitant, vante la valeur du vestige architectural. «Pour nous, ce n’est pas juste un amoncellement de vieilles pierres», dit-il. «C’est un symbole de la culture syrienne». 

     

  • Halte aux "pogroms"

    Un certain Jacques Debot, Tzigane,  publie  le 27 mars une alerte sur les "pogroms" de la banlieue française autour de la rumeur de la camionnette blanche qui choperait les enfants pour mieux les découper...

    Une stigmatisation qui certes ici est dénoncée avec un vocabulaire probablement exagéré. Mais c'est le terme uilisé par ce rédacteur qui lance un cri du coeur.

    Ici, en pied, la reprise intégrale, dans le cas où le lien web  ...ne se ferait plus naturellement: https://blogs.mediapart.fr/jacques-debot/blog/270319/romstorie-les-banlieues-tentees-par-le-pogrom

    Un article acide, ironique, triste  synthétique sur ce peuple, ces peuples, que Hitler a largement détruits dans les camps de concentration en son temps, sans que généralement Monsieur  et Madame tout le monde ne le sache encore ... en 2019 !

    Certains revivent une séquence dont ils se seraient bien passés.

    Le camionnette blanche est typiquement celle des identifiés comme "gens du voyage". Des non sédentaires, gitans, tziganes ou autres.

    Il s'agit de plusieurs peuples, de plusieurs réalités d'origine différentes  (coeur de l'Europe pour les yéniches, Inde pour d'autres, il y a plusieurs siècles.)

    Mais tous  balancés dans le même sac de la... stigmatisation. Qui dès lors les amène, comme d'auteur de l'article  se sentir UN peuple.

    La camionnette blanche tire les caravanes. ô scandale que ces agressions.

    "Ce peuple n'est pas le mien, Jacques Debot. Il est le vôtre. Et vous prenez votre plume.

    En réalité votre peuple non sédentaire est surtout  ... le nôtre."

    Nôtre dans notre mémoire européenne commune. Soutien.

                                                                       Sylvie Neidinger

     

    Romstorie: les banlieues tentées par le pogrom?

    Ce petit peuple, c'est le mien, le peuple tsigane pathétique et maudit, que la rumeur accuse aujourd'hui d'enlever des enfants pour les livrer au trafic d'organes. Une fois de plus, il semblerait que de nouveaux pogroms se préparent et que les Tsiganes n'aient pas encore assez souffert
     

    Une succession de faits divers tragiques se déroule en ce moment-même en banlieue parisienne où des bandes armées font barrage aux véhicules utilitaires dont ils supposent que les conducteurs sont roms, saccagent ces véhicules en arrachent de force conducteurs et passagers pour les rouer de coups, au motif qu’il s’agirait de rôdeurs cherchant à kidnapper des enfants pour des filières de trafiquants d’organes.

    On identifie le Basque à son béret, le Breton à son chapeau rond, le Bavarois avec son petit galurin de feutre, le rappeur avec sa casquette de base-ball. Mais à quoi ces « justiciers » reconnaissent-ils un Rom ? Ils reconnaissent un Rom à sa camionnette blanche. La dialectique des rumeurs n’est pas compliquée. D’après eux, la camionnette en question rode en repérage pour s’emparer des petits enfants. Les Roms, adroits à désosser les appareils ménagers pour en extraire le cuivre et la ferraille, se sont reconvertis dans une activité bien plus lucrative. Ils désossent maintenant les enfants pour prélever le foie, la rate et les rognons, tous les organes qui se vendent et se trafiquent.

    La rumeur ne dit pas quels docteurs opèrent ces prélèvements ni dans quelles cliniques. Comme les registres de la police et de la gendarmerie, la rumeur est muette sur l’identité des enfants kidnappés, sur la date et les lieux d’enlèvements, mais c’est normal, c’est un complot, on nous cache la vérité. On ne sait rien non plus des patients transplantés, ni du coût de l’opération, du mode de règlement, du taux de prise en charge par la caisse d’assurance maladie. La rumeur est loufoque, la rumeur est boiteuse, la rumeur est une bouture, un greffon qui cherche son porte-greffe pour s’enraciner, croître et proliférer.

    La connexion entre les Tsiganes et le prélèvement d’organes n’est pas un fait historique entièrement nouveau puisque notre petit peuple l’a déjà rencontré à deux reprises. La première fois c’était à Auschwitz. A la descente des trains qui les livraient aux bourreaux, le nazi Mengele sélectionnait systématiquement les couples d’enfants tsiganes jumeaux. Il les faisait tuer ou les tuait lui-même dans les jours suivants pour prélever les organes, le thymus, les glandes surrénales, etc. Dans ces organes prélevés sur des enfants tsiganes assassinés il pensait pouvoir découvrir la même particularité, la même anomalie chez l’un et chez l’autre, et cette particularité serait le secret de la gémellité. S’il avait pu découvrir le secret de la gémellité, sa « race de seigneurs » aurait pu se multiplier deux fois plus vite et le Reich nazi reconnaissant l’aurait élevé aux plus hautes dignités. Pour ces foutaises, Mengele a assassiné des centaines d’enfants tsiganes à seule fin de prélever leurs organes. De même il a prélevé leurs yeux en grand nombre pour déterminer s’il existait une prédisposition à naître avec des yeux bleus.

    La seconde conjonction tsiganes-organes s’est produite au Kosovo dans les années 1998-99 ruet les années qui ont suivi. Sur cette affaire, on est maintenant renseigné bien au-delà de la rumeur, du fait divers et de la presse à sensation. Les rapports de Mme Carla Del Ponte et du Sénateur Marty apportent les éléments troublants sur le financement de l’armée de libération UCK par le trafic d’organes d’êtres humains. Les prisonniers de ce groupe de partisans étaient maintenus en vie jusqu’à l’arrivée d’un receveur dans l’attente d’une greffe. Le prisonnier, la plupart du temps un tsigane,  était alors assassiné, ses organes prélevés et transplantés. On connait les emplacements des cliniques, les filières, les patients qui ont reçu ces organes, les médecins qui opéraient, à deux heures d’avion de chez nous. Au cours des dernières années, on a jugé et condamné certains acteurs de ces crimes abominables. L’UCK mise en cause dans ces crimes est au pouvoir actuellement au Kosovo. Les enquêtes prospèrent avec beaucoup de lenteur, mais toutes les traces ne seront pas effacées.

    Revenons maintenant  à notre France de 2019 à ces territoires de la République où la rumeur, telle un greffon sur son porte-greffe, a pris racine au cours des vingt dernières années, vingt  années de proximité entre les habitants des cités et ceux des bidonvilles.Il n’est pas raisonnable d’espérer que tout se soit bien passé. Il y a eu des accrochages, des conflits, des tensions tout au long de ces années, mais, pour faire court, ça restait, la plupart du temps « dans les limites de l’acceptable » Néanmoins quatre événements au moins ont retenu notre attention, quatre événements qui ont pour points communs d’avoir fait l’objet d’une médiatisation au niveau national, d’avoir été d’une grande violence, d’avoir été revendiqués publiquement par les agresseurs, quatre événements dont les victimes étaient roms.

    Le 28 septembre 2012, à Marseille, les habitants de la Cité des Créneaux, au nord de Marseille, mettent les Roms en demeure de quitter immédiatement le lieu où ils avaient établi un campement et sans plus attendre mettent le feu au mobilier et au matériel des familles. La sénatrice socialiste Samia Ghali a déclaré à plusieurs reprises comprendre et ne pas condamner les incendiaires.

    Le 17 juin 2014, à Pierrefitte sur Seine, un adolescent  rom de 16 ans, le jeune Georghe Franzhu, plus souvent appelé Darius, vaguement accusé de vols par les jeunes de la Cité des Poètes voisine du bidonville où il réside, est enlevé, torturé, laissé pour mort dans un caddy de supermarché. Il survivra après de longues semaines de coma, très handicapé par de nombreuses séquelles.

    Le 1er février 2018 à Garges-lès-Gonesse, un homme âgé, que la presse a appelé Mr Youcef, retrouve sa maison (où il ne vivait pas) située dans un lotissement, occupée par des squatters roms. Il engage contre eux une procédure mais comme toute procédure celle-ci requérait des délais que la presse a largement commentés. Sur les réseaux, le blogueur franco-tunisien Bassem Braïki appelle les jeunes de la cité voisine à déloger les squatteurs, ce qu’ils font le même jour. Ces justiciers filment leur opération et la diffusent sur les réseaux où on peut les voir exhiber des armes de guerre.

    Le 9 juin 2018 à Grenoble, quelques familles roms installées Rue Albert Thomas, dans le quartier du Mistral sont délogées au cours de la nuit, poursuivies, brutalisées par de jeunes habitants de la Cité qui mettent le feu à leurs cabanons, les empêchant de venir se réinstaller.

    Même si le Président de la République François Hollande avait en juillet 2014 annoncé très solennellement que tous les moyens seraient mis en œuvre pour que les auteurs des sévices subis par le jeune Darius soient retrouvés et punis, quelques mois après l’enquête était close, le dossier était refermé, le juge n’avait mis personne en examen. Comme à Marseille, à Grenoble et Garges-lès-Gonesse, les dossiers ont été très vite refermés, les auteurs des violences contre les Roms s’en sont tirés à très bon compte, aucun jugement n’a été rendu.

    « Les cités » n'ont pas organisé ce qui ressemble de plus en plus à une répétition générale avant les pogroms, même si on retrouve aujourd’hui  des gens « des cités » parmi les prévenus appelés à comparaître à la barre du tribunal de Paris, interpellés au cours des nuits passées alors qu’ils menaçaient les Roms. On verra quel sera la nature de la décision des juges, mais ces jeunes ou moins jeunes me font penser aux paroles de ce merveilleux écrivain qu’était Jean Guéhenno. Dans son ouvrage « La mort des autres », Jean Guéhenno, qui avait été soldat pendant la Première Guerre mondiale, écrivait que ses compagnons d’armes, les jeunes gens qui avaient fait la guerre, n’étaient pas des salauds. Pour lui, les salauds étaient ceux qui avaient demandé à ces jeunes gens de faire la guerre. A ces salauds, il refusait de pardonner.

    Les salauds d’aujourd’hui sont planqués sur Twitter et sur Facebook. Chaque jour ils excitent écervelés et désœuvrés à persécuter les Roms. Ils déversent la haine et le font en toute impunité. Ils appellent au meurtre, au pogrom, à l’incendie. Ils répandent les rumeurs, accusent les Roms de propager les maladies, la tuberculose, la rougeole, la gale. Ils accusent les Roms de manger les chiens, de droguer les bébés, d’être sales et voleurs, incultes, de se prostituer. Ils moquent les infirmités des mendiants, se pincent le nez, réclament des châtiments. Ils sont élus de la République, de notre République et pourtant prônent le nettoyage ethnique. Ils sont journalistes et s’ils écrivent un article banal sur une décision d’aménagement du territoire par une collectivité locale, si cette décision concerne les Roms où les Gens du Voyage, ils illustrent l’article avec la photo d’un tas d’ordures. Nous sommes insultés, moqués, dévalorisés sur les réseaux sociaux, c’est chaque jour et c’est toute l’année.

    A Montreuil, tout près de Paris, une équipe politique ambitionne de conquérir la ville aux prochaines élections municipales. Elle est présente sur Twitter sous le nom de : Collectif-Lagny basMontreuil @ParvisLagny. Plusieurs fois par jour, tous les jours, depuis des semaines et des semaines, cette équipe diffuse des tweets où sont associés les mots Roms, rats, ordure, nuisances, illustrés de photos de matières fécales. Ces gens qui ambitionnent de gouverner une grande ville de 107 000 habitants n'ont d’autre programme que la haine, la haine des Roms et les photos de matière fécale. Cette répétition à flot continue ne crée pas des rumeurs, elle crée des vérités, qui vont de soi et mènent aux pogroms.

    La prise de conscience brutale et soudaine, la crainte légitime de voir soudain la minorité la plus faible de notre société mise en danger mortel, a provoqué un afflux de soutiens sur les réseaux sociaux. Il faut savoir que symétriquement on peut lire un afflux plus important encore de menaces.

    Nous avons une telle habitude des menaces qu’elles nous laissent dans un état proche de l’indifférence. Quant aux soutiens, ils étaient si rares que nous en avions depuis longtemps perdu la saveur. Nous lisons avec stupeur des tweets où des élus se réclament des valeurs de la République et nous assurent de leur soutien. J’ai tant écrit de courriers à ces gens-là, tant de fois je leur ai demandé leur aide en faveur des familles roms dans la grande détresse et ces gens-là ne m’ont jamais répondu. Je connais leur main qui aujourd’hui nous flatte, si prompte à étrangler. Je connais leurs mots à charge creuse et souffre de les lire. Si nous en sommes là, c’est aussi de leur faute. Demain, ils feront semblant de verser une larme. Donnera-t-elle assez d'eau pour éteindre les feux allumés des pogroms ?"

     

                                                   Rubrique Yéniches

  • Scandale Notre-Dame-de-Paris:150 millions d'euros pour un système anti-incendie jamais trouvés

    Désolée de l'acidité du jour. Mais ce blog aime à nommer un chat un chat en toute indépendance d'esprit. C'est sa marque de fabrique.

    Selon l'historien Didier Rykner, il manquait juste 150 millions d'euros pour installer un système anti-incendie dans la cathédrale parisienne. Il avait alerté. Argent jamais trouvé. On aurait pu éviter cela ! La colère de l'historien est palpable.

    Je pose ici une simple question. Combien a coûté pour la France l'inutile guerre de Syrie qui a même détruit des infrastructures urbaines par ses missiles, présence de navires au large, d'avions de chasse pour tirer?????

    Sous Sarkozy, Hollande et Macron il y eut , en France de l'argent pour des guerres extérieures erratiques, inutiles, ayant endommagé des quartiers urbains de pays tiers. 

    Coût de la guerre française  en Syrie: opération  Chammal seule: 360 millions. Surcoût non budgété globa:  800 millions d'euros. L'ensemble depuis 2011 s'évalue à plusieurs milliards  pour la seule Syrie. Coût exhorbitant des guerres de la France, inutiles de surcroît car  sans grand retour géostratégique.

    Il n'y avait pas en France 150 millions euros pour Notre-Dame de Paris, cathédrale médiévale dont les parties médiévales ont désormais totalement disparu. Pas d'assurance non plus.

    Dégoût....

                                                          Sylvie Neidinger

    Tweet du jour sur @SylvieNeidinger

    @SylvieNeidinger, #blogneidinger, notre-dame-de-paris,#paris,absence de système anti-incendie,syrie,missiles,#notre-dame

     L'ancêtre bizantine de Notre-Dame 

    https://immobilier.lefigaro.fr/article/dans-une-syrie-ravagee-par-la-guerre-decouvrez-l-ancetre-de-notre-dame_a2b5f70e-62bd-11e9-bcd4-4acccf2c010d/