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#trafalgar

  • L'AIEA se rappelle à l'AUKUS en boomerang

    Alors que l'Australie a brutalement rompu le contrat "sous-marins" largement engagé avec la France (preuve de l'ancienneté du contrat: ce personnel australien installé depuis plusieurs années sur le chantier de Naval Group) les conséquences négatives de ce coup de Trafalgar anglo-saxon se font jour pour l'Australie :

    - Une rupture de confiance totale puisque les décisionnaires australiens n'ont pas eu le courage de l'annoncer au co-contractant. E Macron vient de resignifier hier  cette rupture de confiance  à son homologue Scott Morrison.

    - Une décrédibilisation générale de l'Australie comme partenaire puisque ce pays  s'est moqué d'un contrat signé: aucun respect des engagements. Un "coup dans le dos du partenaire et allié France" diront  français et  européens en solidarité UE.

    - A la face du monde multilatéral, la décrédibilisation des trois  au coeur du coup de Trafalgar : USA (bénéficiaire) Australie (payeur) Royaume-Uni.

    L'ambassadeur de France se moque. Il nomme ceci la "puérilité" de l'Australie à avoir gardé le secret.

                            PROLIFERATION NUCLEAIRE INTERDITE PAR LE DROIT INTERNATIONAL

    Après la morgue des premiers jours de l'annonce par ce "club des trois", le boomerang de la réalité retourne en Australie:

    - Un nouveau contrat avec les USA dans un registre différent puisqu'on parle ici de technologie nucléaire signifie de facto un  retard à la livraison.

    - Le droit international entre en  jeu avec l'AIEA qui se rappelle aux trois : construire des sous-marins nucléaires ne tient pas de la seule  volonté décisionnelle des trois cités!

    Des règles juridiques précises sont installées pour éviter la prolifération de l'armement nucléaire. Dans la zone indo-pacifique comme ailleurs! 

    - Du coup le retard s'accumule en plus de la fabrication par cet aspect juridique. 

    - Comme autre conséquence, l'Australie a vu l'accord commercial qu'elle entend installer avec l'UE reporté...

                                  ACTE HOSTILE EN DROIT COMMERCIAL

    Rompre un mega contrat unilatéralement de 56 milliards d'euros sans prévenir en amont est un acte hostile dans le droit commercial. Carrément une tromperie selon Malcolm Turnbull  prédécesseur du premier ministre australien Morrison qu'il fustige.

    Au passage les Etats-Unis du président Trump ont ici maltraité par négligence  un allié, la France. Ce, peu de temps après l'évacuation sèche sans coordination de l'Afghanistan, laissant tous les alliés pantois.

    Au passage, le Royaume-Uni englué dans les conséquences du Brexit avait-il intérêt à s'engager dans ces ventes d'armes  toutes trompettes dehors, avec tambour et fracas contre la Chine qui est par ailleurs un  partenaire commercial dont elle a besoin ? Pas certain. 

    Le boomerang australien est bien retourné à son lieu de lancement.

                                                         Sylvie Neidinger