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geneve - Page 8

  • L’australien Shaun GLADWELL chez Analix Forever

     Shaun Gladwell expose pour la première fois en Suisse  chez Barbara Polla.analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

     Il était présent au  vernissage, en ce jeudi 1er septembre. Et   de fort bonne  humeur:"le soleil !" me dit –il.

    L’artiste qui vit à Londres retrouvait avec joie  une température digne de sa terre natale...

     Australien, il l’est jusqu’au bout des baskets. Connu pour avoir exposé  une vidéo sur les …kangourous à la biennale de Venise en 2009 au  Pavillon Australien.

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    L’artiste est   un vrai  bushman mais version trottoir urbain.

    A Genève, tout en discussion intense avec les invités,  il réussissait  à couver son SKATE fétiche du pied … Juste pour le protéger ? Se rassurer de sa présence ?analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

     L’« objet skate », sa  Vedette,  devient  chez lui    support d’art.

    Une  planche Totem, en fait.

     

     Bushman jusqu’au bout des roues je vous dis !

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                                      LE CASQUE ET L’EQUILIBRISTE

    analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard A l’étage de la galerie d’art, rue de Hesse, la vidéo « Skateboarders v’s Minimalism » tourne en boucle.

    Une intéressante slow motion.  Où l’on entre plus encore  dans l’univers perso de l’artiste.

     « Skater »  c’est en fait quitter la certitude des deux pieds lourdement collés au sol par la gravitation universelle. C'est s’affranchir des  kilos de gaz qui nous scotchent au plancher des vaches.  

    Un envol hyper technique.analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

     Par lui, cet exercice apparemment sportif devient également  artistique. L’œil de Shaun et sa caméra captent des attitudes   de déséquilibre totalement inédites.

    Que l’on pourrait  comparer à l’envol de l’oiseau qui déplie et joue de  ses ailes.

    Mais la comparaison avec le monde animal présente ses limites.

    En skate, les positions hors-normes de déséquilibre maîtrisé ( et parfois raté !) sont bien celles de l’homo…sapiens. Et de lui uniquement. Elles sont  uniques et sublimes.

     analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboardShaun nous  a  donné à voir ces postures improbables au travers de son regard d’artiste.

    La chute évidemment fait partie intégrante  de l’exercice. Du drame. Comme une validation mathématique par le réel: « t’as pas trouvé la bonne position, tu tombes » CQFD !

     

                                             THE DEVIL HAS NO HELMET

     

    analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboardAlors pour tout de même, se protéger de la destruction liée à la chute, l’artiste australien présente un fétichisme artistique  tout aussi avéré en direction du …CASQUE.

    Un objet ultra complémentaire du skate, vous en conviendrez. Son parfait alter ego !

     Effectivement l’expo décline tout autant les deux objets. Shaun est même raccord avec l’actu motard de septembre: le célébrissime  rassemblement de masse   de milliers de …casques,  au Bol d’Or 2016 dans le Var.

    L'australien imagine, dessine force de casques, des verts psychédéliques, des ocres fusains , pour tout usage etc.

     Avec le titre de son expo « The devil has no helmet » Shaun Gladwell nous confie chez Barbara Polla une info de première importance.

    Le diable n’aurait donc  pas de casque ? Alors, si il se casse la figure en skate, il risque d’y passer, lui aussi ??analix forever,shaun gladwell,geneve,barbara polla,buchman shaun gladwell,australie,artiste,skateboard

     Remarque: à  Genève, Shaun Gladwell ne portait pas de casque lui non plus, mais une...casquette textile.

     On a compris son message.

    Cet Australien est juste un demi-diable (de Tasmanie) en recherche  de l’Eternel équilibre/déséquilibre!

    Tu tombes, tu meurs. Tu vis, tu bouges et tu passes ton existence à faire tes choix d’équilibre sur l'axe spatio-temporel.

    Son art pose carrément les questions existentielles de base.

     

                                                         Sylvie Neidinger

     

    Expo jusqu’au 2 novembre 2016

     Galerie Analix Forever

    2, rue de Hesse   Genève.

     

                                                    dont             RUBRIQUE BARBARA #POLLA

     

     

  • Rapport 2015 des Archives de l'Etat de Genève

    Le dernier rapport  des AEG est sorti:

    http://ge.ch/archives/archives-detat/rapports-dactivites

    Cette année, à noter, 150 demandes de renseignements formulées par d'anciens enfants placés:

    "Le Conseil d’Etat a adopté à l’intention du Grand Conseil le rapport annuel 2015 des archives d’Etat (AEG), rapport sur l’application de la législation relative aux archives publiques.
     
    Ce rapport mentionne, entre autres, le rôle qu’assument les AEG dans le traitement des demandes d’information formulées par d’anciens enfants placés à des fins d’assistance dans des familles d’accueil ou des institutions. Près de 150 demandes de renseignements ont été adressées aux AEG, qui réunissent les documents relatifs à ces personnes issus de différents fonds d’archives de l’administration, voire d’institutions privées. Le rapport relate également l’avancement des inventaires, la réalisation du programme de numérisation ou encore les versements de fonds d’archives aux AEG, comme ceux du pouvoir judiciaire.
     
    Prévu par l’article 59, lettre d de la loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD), ce document s’inscrit dans la continuité des rapports annuels que les AEG ont produits dès la première moitié du XIXe siècle. Il relate dans le détail les activités, résultats et projets du service"
  • Décès de Michel BUTOR, VICTOR HUGO moderne. Amoureux de Genève

    Michel Butor écrivain majeur de la langue française, inventeur du Nouveau Roman (avec Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, Claude Simon etc.) s'éteint aujourd'hui dans l'indifférence médiatique générale plutôt tournée vers le burkini....michel butor,mrl,genève,charles méla,michel jeanneret,fondation bodmer

    On a les débats que l'on mérite.

    Auteur de La Modification (1957) il adorait la ville calviniste où il enseigna avec son ami Jean Starobinski. Lui pendant 17 ans.

    Deux héros de tout étudiant en lettres qui se respecte.

    J'eus l'occasion de le "rencontrer" en 2013 à la MRL Maison  de Rousseau et de la Littérature au 40, Grand Rue lors d'un débat plutôt intime dans la salle relativement exiguë du 1er étage. Une vingtaine de personnes en ce 23 avril 2013 en contact direct.

    Un être "abordable" tout en gardant une distance sidérale.

    michel butor,mrl,genève,charles méla,michel jeanneret,fondation bodmerIl était interviewé par Charles Méla, directeur de la Fondation Bodmer et  Michel Jeanneret, commissaire de l’exposition Le Lecteur à l’oeuvre (à la Fondation Bodmer du 27 avril au 25 août 2013).

    Je fis une prise de note complète sur une vingtaine de pages que j'eus la négligence de ne pas traiter, alors, en note de blog. Il notait son admiration à Sartre et Breton.

    L'idéal étant alors d'inventer un fond et une forme nouvelle en un article original pour correspondre à ce que Lui transmettait comme mode d'écriture...

    Puis éventuellement d'entrer en contact par ce biais. Il habitait Lucinges (Haute-Savoie) et répondait aux correspondances. michel butor,mrl,genève,charles méla,michel jeanneret,fondation bodmer

    Il était  même volontairement engagé dans un dialogue avec ses lecteurs. Comme un exercice stylistique.

    Pas fait, raté.

    Recueillir son avis en évoquant l'écriture numérique- même celle non littéraire-  si incroyable avec ses méta-liens qui mènent partout... valait probablement la peine ?

    Dommage.

    Ceci dit, il était très "papier", le support de l'écriture devenant chez lui  matière artistique tout autant que le contenu. Il "textualisait" nombre de "livres de peintres...tel un artisan du langage. 

    Un artisan du livre d'artiste.

    Ecrivain voyageur aussi !

    Restent sur les clichés pris ce jour à Genève, malgré un  banal appareil photo,  ses impressionnantes postures physiques si ....hugoliennes!

    M Butor  écrivait même dans les airs avec ses mains !

    (il semble que la MRL n'ait pas enregistré la séquence dommage)

    Nous avions devant nous, en 2013 un Victor Hugo moderne.

    Victor Hugo est d'ailleurs le titre de son ultime ouvrage, lancé opportunément à la maison de Victor Hugo (Paris) début 2016

    Michel Butor a fait exploser l'intrigue du roman traditionnel.

    L'histoire, les personnages ne comptent plus tant que ce qui tourne autour...dont  ce fameux NARRATEUR d'une littérature qui est devenue "consciente d'elle-même".

    Le milan Butor, au regard vif,  termine sa vie en ayant accordé à la création littéraire  du bisontin, ce mythe du XIXème siècle ....son dernier ouvrage.

    Dernier acte  parmi les 2000 écrits recensés par l'auteur qui dit même en avoir probablement oublié dans le compte...

    L'un comme l'autre "giclaient" du texte à perte de pages.

    Deux démiurges  de la littérature et du vivre dans leur siècle respectif se sont rencontrés.

    Butor, ici  enregistré à LGL le 26/02/2016  :l'écouter pendant 1/4 d'heures évoquer ...Hugo.

     

                                                                       Sylvie Neidinger

     

     Genève, cette ville  où l'on peut rencontrer en toute simplicité ces auteurs majeurs. Idem Jean Starobinski "http://blogdesylvieneidinger.blogspirit.com/tag/jean+starobinski

    Michel Butor adorait   le FESTIVAL BERLIOZ

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/haute-savoie/video-la-derniere-interview-de-l-ecrivain-michel-butor-1071879.html

    Magnifique portrait sur la cinq dans un excellent documentaire:

    http://www.france5.fr/emission/michel-butor-lecrivain-migrateur/diffusion-du-28-08-2016-22h45

    http://blogdesylvieneidinger.blogspirit.com/archive/2016/08/29/azoulay-la-ministre-de-la-culture-carrement-inculte-278473.html

     crédit image Sylvie Neidinger

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  • Transmettre et revivifier les traditions avec la ...5ème Suisse!

    Des siècles durant, de nombreux Suisses ont quitté le pays pour s’installer ailleurs, très  loin parfois....tel le Club de Rosario, adresse: Rio Parana, Argentine centre.

    Depuis le XIXème siècle, ils emportent  dans leur tête sinon dans leur bagages une partie de leur culture qu’ils ont adaptée à celle de leur pays d’accueil, produisant ainsi une  Histoire suisse de l’étranger. 

     C’est donc naturellement que les Clubs se réunissent à Genève en cette période de Fête Nationale les 1, 2 et 3 août.club.PNG

    Ce, juste  avant le Congrès de lOrganisation des Suisses de l’Étranger à Berne les  5 , 6 et  7 août prochain.

    Où se réunissent-ils ?

    A Penthes évidemment.

    « Le domaine abrite depuis 40 ans la Fondation pour l’Histoire des Suisses dans le Monde, son Musée et son centre de recherche. Il s’agit donc de la vitrine  culturelle des Suisses de l’étranger sur le sol helvétique » affirme son directeur Anselme Zurfluh. 

     L’ouverture officielle de la 2ème Rencontre internationale des Clubs suisses , sous le patronnage de l’Unesco eut lieu hier.

    En présence de Madame Christina Meissner, première vice-présidente du Grand Conseil de Genève et de Monsieur Hubert Schneebeli, vice-président de la Fondation pour l’Histoire des Suisses dans le Monde

        RENCONTRES AUTOUR DE L'ACTUALITE DE LA TRADITION

    Les Clubs de cette …5ème Suisse réunis au bord du Léman réfléchissent ces deux jours durant à la transmission des traditions helvètes.

    Comment les faire perdurer dans le monde toujours plus mondialisé et moderne?

     Les intervenants furent tout à la fois  des historiens mais aussi des spécialistes de la communication culturelle pour présenter les derniers outils  capables de rendre la tradition compatible aux jeunes générations :

     Pierre-Alain Avoyer, fondateur de Ines Enterprises FZE, Dubaï, Émirats Arabes Unis

    Daniel Bernard, président de la Société des Amis de Penthes

    Constantin Kokkinos, président du Club suisse d’Athènes, Grèce

    Guillermo Páez, président du club suisse de Rosario, Argentine

    Isabelle Raboud-Schüle, directrice du Musée Gruérien et membre de la Commission suisse pour l’UNESCO

    Jean-Loup Tétard, représentant de IPAC DESIGN GENÈVE

    François Walter, professeur honoraire d’histoire suisse à l’université de Genève

    Davide Wüthrich, président du Parlement des jeunes Suisses de l’étranger

    Anselm Zurfluh, directeur du Musée et de l’Institut des Suisses dans le Monde.

    Visionnage du film La Suisse au Coeur des Alpes de Pierre Dubois...

                                    CHEZ MONSIEUR GALLATIN...

    Ce soir : cocktail de gala à Gallatin (ce célèbre Suisse d’Amérique) en présence de ose,suisses du monde,genève,berne,suisse,traditionleurs excellences Suzan LeVine, ambassadeur des États-Unis d’Amérique, d'AntonioTrombetta, ambassadeur d’Argentine, de Federico Somaruga, directeur de Suisse Tourisme, et de Jim Scherrer, président de la Bundesbrief Society, Philadelphie.

    CONTRER L'OUBLI

     Nombreux sont malheureusement ceux qui savent avoir des ancêtres suisses mais dont la tradition familiale n'a pas maintenu le lien vivant.

    Pire.

    Certains -j'en connais- découvrent par la généalogie leur suissitude pourtant récente. Pour mon exemple, quatre générations seulement, c'est peu et malgré tout leur arrière grand-mère helvète oubliée à la moulinette de ce que les sagas familiales conservent ou non...

    La cinquième suisse concerne précisément ceux qui ont gardé la nationalité, peuvent voter tout en vivant à l'étranger.

    Avec ces organisations structurées et réunies cet été dans la "mère patrie", les expat’ devenus Suisses d’ailleurs (vu d’ici) ou  originaires de Suisse (vu de là bas) comprennent les enjeux  majeurs  de  conserver leurs racines helvètes.

    Pour ses intérêts économiques, touristiques etc. la Suisse gagne à entretenir, irriguer, garder vivante cette partie d’elle-même, ce sang qui vit …loin de ses yeux.

    La suite...à Berne ce vendredi où l'Organisation des Suisses de l'Etranger va fêter son centenaire.

    100 ans: un bel arbre debout.

     

                                                       Sylvie Neidinger

     

    swissinfo.ch/5e-suisse_les-clubs-suisses-du-monde-attachéq-au-mythe-fondateur/

     

    Crédit image capture dossier de presse penthes

  • TOUT A FAIT HOMME. Le bonheur, c'est le désir !

    Barbara Polla a rédigé deux ouvrages depuis celui-ci publié en 2014. Un par an, quel tonus….

    Mais c’est bien de TOUT A FAIT HOMME  que je désire parler aujourd’hui.

     Cet ouvrage  est l’alter ego du livre  TOUT A FAIT FEMME de 2012 (aux Editions Jacob)

    Soit, le  copain du premier bouquin, son mari, son amant, sa tendre moitié, son p’ti gars. Son Jules, son Julo, son fidèle ou son infidèle.

    Son mec quoi.

     L’auteur  rêvait d’entrer dans la peau d’un homme. Juste pour ressentir. Et donner à ressentir.tout à fait homme,barbara polla,rubrique genevoise,genève,genre

     Elle le fait par écriture interposée. Et sur la base apparemment sérieuse d’un questionnaire (p 228)

     Durant une période de huit mois environ,  la guêpe a capturé dans son escarcelle un vivier de 200 individus du sexe masculin, de différents milieux sociaux, en Suisse, France, Italie et aux USA.

     Questionnés, auscultés dans leur âmes et  petits secrets,  jusqu’au bar du TGV Lyria Genève-Paris!

     Normal chez cette genevoise originale et inclassable.

     

    Vous la croyez médecin, femme politique ? N’oubliez pas la galeriste (Analix Forever, à Genève) la business woman, la « féministe anti-conformiste», l’écrivain, la chercheuse CNRS en sciences médicales, la mère de ….quatre filles et des nombreux fils qu’elle n’a jamais eus.

     Une grande dame, au fond. Bien que le terme de  « dame » ne lui aille pas du tout au teint…

    Dans sa grande curiosité militante, elle cherche à comprendre la part de l’autre genre que chacun porte en lui.

                     CONFIDENCES MASCULINES

     Les hommes  lui ont laissé leurs confidences à l’oreille. Même leur politiquement incorrect, "socialement" incorrect plutôt.

    A savoir: le masculin dissocierait nettement le plaisir de la chair, du sentiment.

    Dans le fond, "il"  lui dit (avoue…) pouvoir tromper  sa femme sans  avoir nullement le sentiment de la  trahir. Car  désir n’est pas amour.

     Elle les écoute attentivement (p 7) « Ces dernières années, on a beaucoup écrit sur les hommes. Des pères manquants aux fils manqués, du divin fripon à Homo eroticus, des mythes aux études sociologiques, des hommes en crise aux hommes-femmes, aucune analyse, aucune théorie ne semblent leur avoir été épargnées. Et pourtant leur mystère perdure. »

     

    IMPROBABLE COUPLE, VRAIMENT ?

     Une planète noire  du non-dit des hommes  qu’elle tente de décoder par le biais de leurs confidences.

     L’écriture de B. Polla est franche. Toujours cette page 7 :

    « l’homme ce partenaire, celui que je ne comprends pas, celui qui depuis toujours excite ma curiosité, le père de mes enfants, mon amant-mes amants- mon père, mes frères, mes amis très chers, mes modèles parfois, mes adversaires aussi, mes fils que je n’ai jamais eus, tous ces jeunes gens que je me plais à observer,tous ces hommes avec qui j’ai travaillé, construit réalisé des projets, des livres ;

    tous ces hommes que j’ai rencontrés et passionnément observés à l’école, au collège déjà, à l’université, dans les amphithéâtres et les salles de cours puis en tant que médecin et chercheur, (…) en politique et dans la rue, dans mon lit et devant leur miroir, aux côtés de leur mère et à son chevet en désir, en séduction, en tendresse, tous ces pères amoureux de leurs enfants et parfois excédés par eux, tous ces hommes qui m’ont parlé parce qu’ils aiment être écoutés(aucun n’a refusé) cet homme singulier donc aujourd’hui qu’est-il ?que veut-il ?

     Et qu’attend-il de nous femmes, interlocutrices, maîtresses, partenaires. Nous femmes avec lui dans un couple, ce couple improbable »

                               PRO- HOMMES

     Son constat à elle: leur soif de liberté.

    Un  livre... « pour » les hommes plutôt que « sur » les hommes !

    Pour les comprendre, elle parle aussi…d’elle… qui adore tout autant qu’eux son immense LIBERTE (plus libre que Barbara tu meures…)

                                  FEMME, FEMME, FEMME

    Je vais juste  pointer ici   les trois éléments  de léger  désaccord (désolée Barbara) classés sous le titre  FEMME FEMME FEMME…

     

    1- le titre du chapitre 6 « Homo erectus ».

    Barbara Polla cède ici  à une facilité de « communication » Elle  quitte sa peau  de scientifique (médecin chercheur).

     Car, l’argumentaire de son chapitre évoque "l’homme erectus", en "érection"(vir-ale, sociale, architecturale, phallique au citrate de sildénafil-viagra etc..)

    Précision: tout anthropologue, historien dira  que la période de l’humanité liée à l’homo erectus n’est pas une spécificité masculine ! le terme est générique.

    Il n’y avait pas un homme "en érection" en recherche de la position  verticale et une femme couchée au paléolithique inférieur il y a 1,5 millions d’années…

    Le genre humain nommé  "homo erectus" était mâle et femelle, évidemment. Toute la logique érectile  du chapitre tombe de facto. Flapie.

    2- Les étoiles...anecdote. L'auteur rapporte la question, mignonne, poétique de l’enfant qui demande d’où il vient, des étoiles ? Belle manière de nommer selon elle les testicules.

    Mais à y réfléchir on "vient" à la fois d’un spermatozoïde de fabrication récente et d’une « vieille »  ovule qui porte l’âge de la mère !

    Le féminin naît avec son capital d’ovules. L'âge réel du bébé en fait c'est Naissance + Age de la mère (par cette cellule initiale antérieure.)

     Le coffre-fort naturel, précieux patrimoine de l'humanité,  c’est  donc les testicules stellaires ET le ventre maternel, tout aussi poétique.

     

     3-CONTRACEPTION Barbara, un peu négative  sur le couple tradi, monogame (cf horrible terme de « s’encoupler ») relaie en fin d’ouvrage l’exaspération  du pt’it gars dont la copine a décidé de garder l’enfant par lui fabriqué accidentellement.

    Elle prend sa défense.

    Pas d’accord....Bien évidemment la naissance de l’enfant désiré par sa mère et son père unis semble  le schéma idéal.

    Mais si la femme « tombe » enceinte (aïe elle tombe!) il semble évident qu’elle est libre de son corps notamment en vue de procréer. Donner la vie. Elan vital. Tout du moins dans nos  sociétés démocratiques post contraception.

    Le géniteur non consentant n’a  alors que ses yeux pour pleurer.    Game over !

     Sinon cela reviendrait à dire, Barbara, que la contraception cette  invention « libératrice de la femme » n’est pas au service de la femme et de ses choix mais devenue au service de ...l’homme qui ne veut pas engendrer.

    Derrière la libération de la femme, il y avait la libération de l'homme.  .

     Elle met au monde si bon lui semble, non ?

    Il n’est pas d’accord le chéri ? Depuis  des millions d’années, l’homme a transmis sa semence.

    Il continue…même à  son corps défendant.

    OUI, il "risque"toujours d'être père...

    Dame nature.

                              CONFIDENTE

                                                                             

     Pour finir, Barbara Polla a  dialogué avec l’homme qui est en elle. Avec les hommes, aussi.  Avec  tous ses fils préférés. Avec son père, peut-être, ce "premier homme". 

    L'écrivain  a relayé dans cet ouvrage  les petits secrets et récriminations de ce petit monde testostéroné.

    Ils aiment les femmes plus jeunes, le risque, la moto, quelquefois le polyamour, leur impossible monogamie soit-disant  anti-biologique.

    Ils en ont marre de se faire critiquer et  lui ont bien exprimé leurs griefs (p.207)

     L'auteur a fort bien  relayé l'info.

    Elle a  défendu dans son  ouvrage  le beefsteack de ces "homos erectus" devenus  "sapiens" dans la version du genre masculin.

    En bonne copine.

    Ouvrage fort intéressant qui donne à réagir.

     Surtout,  Barbara Polla se délecte ici  à désirer…le désir.

    Triangulation du sentiment.

    Ainsi, elle les scrute dans son chapitre nommé  « le désir des hommes »

     Son livre (je viens d’écrire par erreur  "son "libre" et corriger!) regorge d’éléments de discussion dont il est impossible ici  de tous commenter. Il faut vraiment le lire.

                           Sylvie Neidinger

     

                                                   RUBRIQUE BARBARA #POLLA