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J-Journaliste à la Une - Page 3

  • Le Pape évoque sans complexe le "schisme américain" de l'Eglise Catholique

    Excédé, le Pape François a préféré médiatiser. Il évoque carrément un schisme!

    D'avec l'Eglise catholique américaine dont il semblerait que certains magnats veulent le scalp du prélat.

    Il réagit avec humour. C'est un honneur que les américains m'attaquent, disait-il dans son avion le 4 septembre dernier.#pape,#schisme ; église catholique; #usa

    Les USA entendent contrôler la puissante église catholique, mondialisée.

    Un auteur confirme.

    Nicolas Senèze dans son ouvrage Comment l’Amérique veut changer de pape (Bayard) décrit  les efforts de cénacles catholiques conservateurs américains pour « changer de pape », notamment en raison de désaccords sur son discours économique et ses critiques contre la mondialisation.

    Le populiste Bannon était allé jusqu'à fonder une Université populiste d'obédience catholique américaine à quelques encablures de Rome. Elle bat de l'aile.

    L'auteur journaliste à La Croix  parle même de tentative de coup d'Etat contre le Vatican  par ces groupes richissimes! 

    Ils auraient même baptisé l'opération : The red hat report ! "Red hat par référence à la toque rouge (la barrette) que les cardinaux reçoivent du pape lorsqu’ils sont élevés à cette haute dignité. « The Red Hat Report », donc, est une enquête lancée par un groupe de riches catholiques ultraconservateurs américains, ulcérés par la tournure qu’a prise le pontificat de François. Réunis en septembre 2018 à Washington, ils ont décidé de passer au crible tous les cardinaux en âge (ils sont aujourd’hui cent dix-neuf à avoir moins de 80 ans) de participer au conclave qui, le moment venu, choisira en son sein le successeur du pontife argentin.

    Leur objectif est de préparer le terrain pour favoriser l’élection d’un pape à leur convenance. Un pape qui ne passerait pas son temps à dénigrer « le dieu Argent » et le libéralisme débridé, à dénoncer la politique des Etats occidentaux à l’égard des migrants, à faire preuve de mansuétude envers les auteurs de toutes sortes d’entorses à la morale catholique (homosexuels, femmes qui ont avorté, couples non mariés, divorcés remariés, etc.). Bref, un conservateur bon teint qui saurait restaurer l’ordre catholique de toujours, profané, à leurs yeux, par François."(Le Monde)

    Décidément entre le brexit mal géré et ce putsch contre l'Eglise catholique,  le monde anglo-saxon ne se porte pas bien du tout.

    Qu'ils partent affirment le Pape. L'Union Européenne dit la même chose à Johnson.

    Juste  ce détail : partir ouvertement et dans les règles. Sans putsch.

     

                                                                      Sylvie Neidinger

     

                                                               

  • Rappel: quand E Macron demandait de "l'indulgence" pour A Benalla...

    Le terme d'indulgence fait bondir. Il est historiquement très lourd.

    La querelle des Indulgences est à l'origine du schisme catholique/protestant.

    Un effacement du péché qui va prendre des proportions carrément commerciales ! Une monétarisation du pardon divin...Qui sera combattue.

    Relire les discours de Macron sur l'affaire Benalla ne manque pas d'intérêt.

    "L'indulgence est obtenue en contrepartie d'un acte de piété (pèlerinage, prière, mortification) effectué à cette fin dans un esprit de repentir — elle s'adresse à ceux qui sont vere penitentibus et confessis, selon la formule en usage à partir du XIIe siècle.

    Théoriquement, il n'existe pas de proportion entre la faute et cet acte de piété : l'indulgence est réputée être l'effet de la communion des saints. En pratique, il en va bien autrement, en partie sous l'influence des peuples germaniques, dont la législation est en fait un barème de réparations, et qui tarifient chaque faute. Les indulgences se calquent alors sur les pénitentiels, ces manuels venus d'Irlande qui fixent pour chaque type de faute tant de jours de mortification. Moins longue, l'indulgence tend à se substituer à la pénitence physique en particulier pour les mourants.

    Dès cette époque, on enregistre les premiers abus, principalement la simonie : les fidèles marchandent auprès du prêtre un acte de charité, souvent sonnant et trébuchant. Les conciles du Xe et du XIe siècle s'efforcent donc de limiter la part d'appréciation du prêtre en fixant des barèmes généraux"

    Le 24 juillet à la Maison de l'Amérique Latine,  Macron dans un discours violent alexandre #benalla,emmanuel #macron,philippe #bas,indulgence,indulgences,médiapart,contrescarpe,edwy #plenel,amin arfifustige la presse, se dit le "responsable qu'il faut aller chercher", dézingue les deux seuls députés LREM  qui se posent publiquement des questions saines sur l'affaire Benalla(Sonia Krimi, Paul Molac)

    Dès lors la demande du Président de la République du 6 novembre 2018 semble extravagante. (Marianne) :

    "Interviewé sur Europe 1 ce mardi 6 novembre, le Président est revenu sur l'affaire qui a empoisonné son été. Jugeant qu'il y a eu un "emballement" autour des faits, il a estimé qu'Alexandre Benalla ne méritait pas d'être "traité comme le plus grand criminel en liberté. "Vous en avez beaucoup parlé, il y a eu une excitation collective", juge le Président au micro de Nikos Aliagas. Reconnaissant qu'il a "eu confiance" en Alexandre Benalla et qu'il lui a "confié des responsabilités", Emmanuel Macron estime que ce "qu'[il] considère comme une faute" - les coups portés par Alexandre Benalla à un manifestant place de la Contrescarpe le 1er mai - n'est "pas acceptable". Et c'est à peu près tout."

    Macron parle d'excitation collective !

    Bon les excités collectifs que sont les médias dont #Médiapart ont enquêté.

    L'affaire #Benalla est excitante, effectivement, comme affaire d'Etat.

    Ce depuis l'origine...

    Edwy Plenel le 27 décembre dernier dit combien on doit s'interroger sur l'indulgence de E Macron pour A Benalla.

    En février les rebondissements du dossier atteignent Matignon !

    Dont la responsable de la sécurité démissionne.L'affaire  Benalla s'étend, comme un incendie.

    On ne sait toujours pas pourquoi cet individu a bénéficié d'une absolue mansuétude et indulgence de la part de Emmannuel Macron. Ni de sa   multiplicité de passeports diplomatiques.

    Sans indulgence pour l'actuel président de la république, beaucoup d'encre va encore couler sur cette affaire par le travail journalistique de professionnels aguerris ( Amin Arfi, Edwy Plenel).

    La commission macroniste de l'Assemblée Nationale avait enterré l'affaire.

    Le Sénat de Philppe Bas va produire ses conclusions fort attendues.

    Cette affaire a une odeur d'égout dira Guillaume Larrivée de LR.

     Sans indulgence pour l'actuel président de la république, beaucoup d'encre va encore couler sur cette affaire par le travail journalistique de professionnels avertis.

                                                                    Sylvie Neidinger

    Selon la journaliste Ariane Chemin, Macron s'est encanaillé avec Benalla qui connait de fait beaucoup de "secrets" de la république

    Selon Castaner, Benalla serait une affaire de  "corneculs". Le terme...convient !

    Emmanuel Macron estime que la presse s'est emballée avec excès au sujet de l'affaire Benalla.
    Emmanuel Macron estime que la presse s'est emballée avec excès au sujet de l'affaire Benalla. - Michel Euler/AP/SIPA capture Marianne 06/11/18
     
     
  • La montre connectée de Khashoggi a tout révélé du crime au consulat saoudien. Quid des réactions ?

    La presse turque et arabe évoque ceci avec force  depuis le 3ème jour de l'assassinat  du journaliste (ayant eu lieu  le 2 octobre dernier).

     

    Les preuves sortent dans les médias occidentaux le... 12 octobre.

    Le journaliste se sentant en danger  se méfiait à juste titre.

    Il portait alors une montre connectée, qui géolocalisait sa fiancée attendant dehors, avec le téléphone de Jamal Khashoggi 

    La torture puis l'assassinat  par l'équipe de 15 tueurs venus spécialement de l'Arabie saoudite  ont été ENREGISTRES( pas tant par la montre semble-t-il que par des caméras espions turques)

    Les quinze tueurs venaient par deux avions privés séparés. La police turque les a identifiés. Ils  sont proches de la famille royale saoudienne.

    Ils portaient  une scie. Un des tueurs est médecin légiste. Les restes du journaliste ont été distribués dans des contenants. Un véhicule immatriculé du consulat a été vu dans une forêt.khashoggi,meurtre,trump,trudeau,canada,macron,montre connectée,turquie,istanbul,espagne,droits de l'homme et de la femme,chrystia freeland,#ue

    Un ridicule sinistre entoure l'action de ces barbouzes. 

    En effet, il se dit que  la montre connectée de Khashoggi  a été récupérée sur place lors du crime par un membre du consulat, le Consul semble-t-il. Lorsque celui-ci a fait visiter le local les jours suivants aux officiels turcs et autres   pour prouver au monde que le journaliste n'y était pas, la montre connectée était encore dans la poche du responsable saoudien !!!! Elle géolocalise.

     Le scénario du crime n'est pas encore bien établi. Le journaliste entre dans le consulat. N'en ressort pas.

    Un van noir quitte le consulat pour la résidence personnelle du consul. C'est en ce lieu qu'il aurait été mis à mort et découpé? Ou au Consulat ?

    L'enregistrement  peut provenir de la montre ou ...des services secrets. Ce n'est pas encore bien établi. La montre en tous cas géolocalise !

    En fait, le consulat et la résidence du consul étaient surveillés et enregistré en direct par les autorités turques . Une donnée de services secrets qui est moins facile à dire." Des doutes que partagent Robert Baer, consultant sur CNN pour les questions de renseignement. Selon lui, il est possible que les services turcs aient effectivement en leur possession des enregistrements de l'exécution. Mais uniquement en raison de la mise sur écoute du consulat. Ce qui, d'un point de vue diplomatique, est impossible à admettre."(Huffington Post 13 octobre)

    Le résultat est au final le même : l'exécution a bien été enregistrée.

    Observation: l'amour a eu raison de Khashoggi  (il voulait de son pays juste un document administratif pour se marier) mais l'amour a par ailleurs  tout révélé. Sa fiancée Hatice Cengiz l'attendait dehors. Elle ne l'a jamais vu ressortir. Elle avait son téléphone. Et un numéro officiel turc à contacter.

                     ARABIE SAOUDITE, MBS...LES OCCIDENTAUX FONT QUOI ???

     

    On remarque que les officiels politique occidentaux ont pris du temps avant de réagir. Macron ne réagit que....le 12 octobre juste quand  la presse occidentale évoque les preuves tangibles de la montre connectée. Avant c'était plutôt ...mou comme réaction. Idem pour  Trump. Son fils Jared et lui sont très liés à MBS.

    Il commence aujourd'hui à tonner.

                        DROITS DE L'HOMME ET DE LA FEMME BAFOUES

                               

    Les citoyens eux  ont intérêt à suivre le dossier saoudien de près, concernant les droits de l'homme et de la femme.

    Car enfin, combien de temps va continuer la danse du ventre devant l'Arabie Saoudite pour lui vendre de l'armement par les dirigeants occidentaux?

    Alors que le pays est "hors des clous?

    Rappel :

    1) Des saoudiens sont à l'origine de l'attaque du 11 septembre

    2) Al Qaida est une émanation du saoudien Ben Laden.

    3) Daesh est l'émanation suivante .L'organisation fut alors  financée en partie par le pays wahhabite  dont l'idéologie est très proche. Soit par l'Etat soit des versements privés saoudiens.

    4) Le pays  est en partie à l'origine du conflit en Libye, Syrie avec ses alliés.Et très directement à l'origine de la guerre  au Yémen.

    5) Financement des groupes rebelles  en Syrie type Ahrar el Sham (Al Nosra); Jeish el Islam

    6) Droits de l'homme et de la femme bafoués. Disparition de membres opposants à l'intérieur de la famille royale, d'opposants type journalistes, d'opposants même minimes.

                 L'HONNEUR DU CANADA DE TRUDEAU ET FREELAND ET DE LA SUEDE

     A ce stade ds informations sur les crimes et enlèvements,  les responsables politiques occidentaux tellement .... "amis" de cet Etat  ont probablement des comptes démocratiques à rendre à leur propre population.

     Honneur à la Suède, au Canada.

    La Suède a renoncé à la coopération militaire avec l'Arabie Saoudite et subi les foudres. Car l'Arabie Saoudite pratique l'intimidation à l'extérieur, la répression et les disparitions à l'intérieur.

    Le Canada de Justin Trudeau,  de Chrystia Freeland   eut maille à partir avec MBS cet été au nom des droits de l'homme et de la femme.

    Ce pays  fut  solitaire face au chantage exercé par l'Arabie Saoudite... Peu d'aide des alliés. Peu de gouvernants occidentaux ne l'ayant alors  soutenu. Honneur au Canada. Les européens, l'#UE ont fait profil bas et lâché le Canada au mois d'août 2018..

    L'Espagne elle a préféré se taire face au chantage saoudien d'Etat  pour pouvoir ...vendre ses 400 bombes tueuse de population yémenite.*

    On ne parle pas des autres Etats occidentaux silencieux, du FMI de Lagarde ....

    JUSQU'A QUAND CETTE MANSUETUDE ??

     

                                                      Sylvie Neidinger

     

    RFI 13/09 "L'Espagne est loin d'être le seul pays à choisir de préserver ses intérêts économiques. Riyad est l'un des principaux clients de la France sur le marché de l'armement. Les ONG dénoncent une violation du traité sur le commerce des armes qui prévoit qu'un pays interdise ces ventes s'il sait que les armes peuvent servir contre des civils"

     
  • Le journaliste Jamal Khashoggi probablement découpé en morceaux par l'Arabie Saoudite

    Le journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi a disparu depuis le 2 octobre dernier. Tué.

    Il entrait alors au consulat de son pays à Istanbul. Il y avait rendez-vous pour recevoir des documents en vue de son remariage.

    Il n'en est jamais ressorti vivant. Pris au piège tendu par son pays.

    Une équipe de 15 tueurs s'est déplacée spécialement d'Arabie Saoudite ce jour là, dans les locaux.

    Les caméras turques externes l'ont vu entrer mais jamais quitter les lieux. Les caméras de l'ambassade "n'enregistraient pas" (soi disant ) selon les officiels saoudiens de Turquie.

    L'individu semble avoir été "jugé" sur place, égorgé et découpé en morceaux " à la scie"  selon plusieurs  sources. Selon d'autres, il a juste été enlevé. Un van noir ayant servi pour sortir le corps. Ou les morceaux de corps.

    La police locale enquête pour connaître le scénario réel.

    Depuis lors, l'affaire fait la Une des médias arabophones. Un choc pour les téléspectateurs car Jamal Khashoggi avait une grande audience. Son visage, sa voix  entraient dans les domiciles par écran interposé.

    L'éditorialiste intervenait sur les chaînes nationales et internationales.

    On évoque moins  l'affaire  en occident mais elle est suivie tout de même. Par la presse écrite plutôt que les Tv en continu. (Un ami australien me signale qu'on en parle énormément en Australie)

    Surtout à partir du 10 octobre alors que l'affaire ne s'éteint pas et que les preuves tangibles issues de la Turquie (service secrets)  commencent à sortir.

     

    L'ONU demande des comptes. La France officielle reste assez silencieuse !

                                           DERIVE DE CETTE MONARCHIE 

    La suppression de cette voix journalistique   connue,  juste critique de l'actuel  dirigeant MBS,  révèle la violence inouïe de l'Arabie Saoudite,  hors norme en terme de respect des Droits.

    Rappel du contexte. Khashoggi est  un journaliste très "classique" suivant les normes du pays wahhabite.  Il a souvent développé dans les médias le point de vue saoudien des évènements. On ne parle pas du tout  ici d'un "opposant révolutionnaire" selon nos normes. Mais d'un professionnel qui développe un axe  différent, plus modéré au regard du contexte.

    Ce journaliste n'a... juste pas supporté la dérive personnelle récente du dernier Saoud, ni la guerre engagée contre le pays voisin Yémen vu comme une chasse gardée.

    Ce pro des médias a... juste  exprimé son point de vue.

    Rapidement cette voix a été insupportable aux oreilles dirigeantes. Il a du s'exiler. Il collaborait au Washington Post.

     L'incident du consulat d'Istanbul  s'inscrit dans une ligne de  violence gouvernementale exacerbée   mal masquée par des simili ouvertures (la soit disant autorisation  des femmes à conduire) Petites ouvertures de façade  destinées aux alliés occidentaux qui masquent en réalité une gouvernance autocratique à son comble. En mai 2018 les  militantes féministes ont été emprisonnées.

    Il fallait donner en fait, une image d'ouverture mais surtout... ne pas ouvrir en vrai !

    Le pays n'était de toutes façons pas classé dans les tendres avant l' arrivée de MBS.

    Le kidnapping politique est régulièrement pratiqué par  Arabie Saoudite. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le royaume règle ses comptes à l'étranger. On se souvient de l'épisode de l'enlèvement à Genève du Sultan Ben Turki.

    Plusieurs  princes ont disparu en Europe.

    Avec le nouveau jeune prince héritier, cela dépasse les bornes.

     MBS a engagé une guerre  au Yémen, supprime ses opposants, a retenu prisonnier le premier ministre... libanais (Hariri, bi-national). Il assigne  à résidence. (On se souvient des 200 dignitaires enfermés dans  un hôtel ). On  exécute à tout va en place publique.

                                             ALLIES D'UN ETAT COLERIQUE !

     Problème L'Arabie Saoudite reste la grande alliée de nos démocraties qui lui vendent leurs armes et participent ensemble aux conflits dits  "entre amis" (guerre en Syrie, Yémen...)

    Les pays qui s'opposent à la dérive sont directement menacés. Tel le Canada, courageux,  au mois d'août 2018. L'Espagne a choisi de vendre ses 400 bombes létales plutôt que les droits de l'homme.

     

    Trump, François Hollande...plusieurs dirigeants du monde dit "démocratique" ont  fait leur danse du ventre en visite sur place. Hollande s'amusant même avec un sabre, cet  instrument des décapitations en place publique, une image assez insupportable. (rappel:  avec Hollande tout était possible...)

    L'hypocrisie politique occidentale  en cours  (de fermer les yeux pour mieux vendre des armes et ne pas fâcher ce cher allié pétrolier ) en dit long.

    Ici le meurtre du journaliste a eu lieu dans une représentation DIPLOMATIQUE. C'est encore un cran au dessus comme provocation.

    Si après cela les démocraties laissent faire....c'est juste qu'elles acceptent l'inacceptable. Quand cela les arrange.

    Espérons juste que la relativement médiatisation occidentale de cette sale affaire n'est pas en place pour ne pas interférer sur la demande actuelle de l'Arabie Saoudite d'intégrer les instances de la francophonie

    Ce  pays qui bafoue le droit sans scrupule n'a en fait  rien à faire au sein des instances internationales francophones  de l'OIF.**

                                                                                                   Sylvie Neidinger

     

     

    ** L'Arabie Saoudite a retiré sa candidature à l'intégration de l'OIF jeudi 11/10

    **Vendredi 12 octobre La Turquie dit posséder les enregistrements de la tuerie. Donc les preuvres audio et video

      

                                                                         Suivi 

    https://rsf.org/fr/actualites/les-precedentes-disparitions-de-journalistes-en-arabie-saoudite-avant-jamal-khashoggi

    https://www.lepoint.fr/monde/sur-l-affaire-khashoggi-la-strategie-saoudienne-du-silence-11-10-2018-2262268_24.php

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/11/01003-20181011ARTFIG00326-barbouzes-scie-a-os-le-recit-glacant-de-l-assassinat-d-un-journaliste-par-un-commando-saoudien.php

    https://www.lci.fr/international/jamal-khashoggi-pourquoi-la-disparition-d-un-journaliste-saoudien-en-turquie-embarrasse-donald-trump-2101100.html

    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/08/07/l-arabie-saoudite-s-en-prend-au-canada-apres-un-tweet_5340239_3210.html

    https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/affaire-khashoggi-l-onu-veut-des-investigations-independantes/458470

    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/10/pour-jamal-khashoggi-la-francophonie-doit-faire-barrage-a-l-arabie-saoudite_1684305

    https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/washington-aurait-eu-connaissance-de-projets-d-arrestation-du-journaliste-saoudien_2980467.html

     

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  • La "débandade de l'opposition off shore syrienne"par René Naba

    Voici  une synthèse fort intéressante, originale publiée le 2 juin dernier  sur HuffpostMaghreb de ce qu'est devenue cette opposition syrienne médiatique que l'auteur qualifie de... "off shore". 

    Aujourd'hui elle est dite en" débandade"par ce journaliste après évidemment la persistance du gouvernement légal à Damas qui n'a pas cédé sa place.

    Contrairement aux injonctions occidentales impératives de 2011 et années suivantes...

    Le ton est à l'ironie concernant ces acteurs externes qui entendaient mener la danse d'une opposition voire d'un gouvernement externe bis du pays de Sham... 

    Ils ont échoué dans leur projet de remplacement.

    L'article de René Naba,  spécialiste du monde arabe, peut ne pas être partagé dans tous ses détails.

    Il présente l'avantage important de montrer qui a fait quoi et  ce que sont devenus ces acteurs souvent instrumentalisés, financés pour leur projet offensif.

    De souligner   à quel point la France est lourdement  impliquée dans cette guerre, depuis l'origine, à avoir soutenu jusqu'aux chefs (et leurs groupes)  islamistes radicaux.

      Tout était bon pour la  France de L.Fabius, F.Hollande, J.Y.Le Drian mais aussi Kouchner, BHL, E Chevallier, acharnés à un changement de régime obligatoire en Syrie. Pour mieux démembrer le pays. Le fédéraliser. Le découper. Le prédater.

    La France, ancienne puissance  mandataire de la Syrie, l'ancien colonisateur pour faire simple, se rêvait à imposer ses vues prenant appui sur  cette opposition disparate et   goguette "abreuvée aux pétro-dollars des monarchies" (je cite).

    Laquelle opposition    a  désormais disparu du paysage médiatique où elle exerçait depuis 2011.

    Que devient-elle?

    Certaines de ces figures ont rallié la Syrie légale. D'autres disparaissent, inscrits  aux abonnés absents du champ public.

                                       JUIN 2018: militaires français en Syrie        

    A savoir. En juin 2018, l'armée française est toujours  présente  MILITAIREMENT AU SOL  dans des bases de l'est syrien, du côté de Raqqa [français pas trop informés  sur le sujet d'ailleurs...] En guerre.

    Pas très loin des zones   gazo-pétrolières. 

    Comme pour mieux s'approprier cette partie du territoire syrien avec le partenaire américain.

     Mais cette fois sans gouvernement syrien bis fantôme qui s'agite devant nos TV.

    Avec une autre stratégie: le soutien à certaines fractions kurdes érigées en gouvernement local...à l'occasion.

    Nota ce" gouvernement" dit local n'est strictement pas reconnu par les instances internationales à l'ONU.

    Pour terminer, cette phrase de Paul Valéry citée par René Naba :“La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas”. 

     

                                                                                           Sylvie Neidinger

     

      Article de René Naba in extenso:

    syrie , opposition en débandade,

     

    “La guerre, c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas”. Paul Valéry

    1 - Une démission en cascade (1)

    Dommage collatéral de l’agression tripartie occidentale contre la Syrie, en Avril 2018, l’opposition off shore syrienne pétromonarchique est en pleine débandade, faisant voler en éclat le paravent médiatique de la stratégie atlantiste.

     Mohamad Allouche, le chef du groupement islamiste “Jaych Al Islam” (l’armée de l’Islam), le chouchou des Occidentaux, l’espoir des pétromonarchies pour faire tomber le régime syrien, a ainsi présenté sa démission le 3 Mai, près d’un mois après son dégagement de Douma, banlieue de Damas, et sa déportation vers Jerablous (Est de la Syrie).

    Dans un communiqué laconique, Mohamad Allouche a annoncé vouloir “faire place à de nouvelles énergies afin qu’elles puissent assurer leur rôle dans l’action révolutionnaire au service de la Syrie”, assurant ses sympathisants qu’il demeurait “un soldat actif dans les rangs de la Révolution”. Il n’a pas été possible de savoir si M. Allouche avait décidé de demeurer en Syrie pour former une nouvelle organisation sur de nouvelles bases ou s’il a décidé de s’exiler vers la Turquie voire l’Arabie saoudite son commanditaire. 

     Dans ce qui apparaît comme un mouvement de “sauve qui peut” généralisé, la résignation de Mohamad Allouche a été précédée par une démission en cascade de certaines des personnalités les plus représentatives de l’opposition off shore syrienne.

    Dans le lot des démissionnaires figurent, Georges Sabra, premier président de la coalition nationale syrienne (2012), le turkmène Khaled Khodjja, son successeur à la tête de cette instance (2015) et Souhair Al Atassi, fille du chef du mouvement nassérien de Syrie, Jamal Al Atassi, dévoyée dans son compagnonnnage avec Anas Al Abda, un des chefs de file du djihadisme pro wahhabite, dans une démarche mercantile qui a retenti comme une insulte au combat nationaliste de son père.

    La 2me charrette comprend les noms de Radwane Ziyadeh, activiste parrainé par les cercles néo-conservateurs américains, de même que Badr Jammous, Hadi Al Bahra, Yahya Maktabi et Bassan Al Malek, contraints de jeter l’éponge du fait de leur lâchage politique par leurs parrains (Turquie, Arabie Saoudite, Qatar) et des restrictions financières qui leur ont été imposées.

    Le constat d’échec du chef de la délégation de l’opposition off shore

    Tirant les conséquences de son échec, le nouveau chef de l’opposition off shore aux pourparlers d’Astana, l’islamiste Ahmad Tohmeh, a reconnu les erreurs commises par la coalition anti assad: «L’opposition a eu tort de porter les armes. Il lui incombe désormais de s’engager résolument dans l’action politique», soulignant que l’opposition off shore n’avait pas pour «ambition de se substituer» au régime du président Bachar Al Assad. La militarisation de l’opposition of shore avait été décidée par la branche syrienne des Frères Musulmans, contre l’avis de l’opposition démocratique, à l’instigation de ses commanditaires, le Qatar, la Turquie et les encouragements de la France qui avait accueilli le congrès fondateur de l’opposition, sous l’égide de «La Règle du Jeu» du philosophe Bernard Henry Lévy, de Bernard Kouchner et de Laurent Fabius, trois farouches partisans d’Israël. 

    En écho, depuis Sotchi, le président syrien Bachar Al Assad a donné son feu vert à une réforme de la constitution syrienne au terme de son entretien jeudi 17 Mai avec Vladimir Poutine. Ce sommet, le 4eme du genre depuis l’intervention russe en Syrie, était destiné à sceller la fin de la présence militaire terroriste dans le centre de la Syrie. Cette démission collective intervient alors que le pouvoir baasiste a réussi à reconquérir près de 80 pour cent du territoire national et qu’ “Al Noukhba”, les troupes d’élite du Hezbollah libanais, fer de lance du combat anti djihadiste en Syrie, se sont redéployées au sud Liban, face à Israël, en prévision d’une éventuelle confrontation avec l’état hébreu sur fond de bras de fer sur le nucléaire iranien. “La guerre contre les supplétifs s‘est achevée. La guerre contre leurs commanditaires” (les Etats Unis et les pétromonarchies) pointe à l’horizon, avait prédit Cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah Libanais, le grand vainqueur des élections législatives libanaises, dans une intervention télévisée, début Mai.

    Le triomphe électoral du Hezbollah libanais, en parallèle à la déconfiture de la presse arabe pro atlantiste, a d’ailleurs précipité l’opposition off shore dans un coma prolongé, révélant au grand jour son imposture. 

    Cette débandade a en outre mis à découvert les pays occidentaux, leur ôtant toute justification juridique, politique et morale à leur guerre de démembrement de la Syrie, ultime “pays du champ de bataille” avec le Liban en état de belligérance avec Israël. Mieux, si la chute de Douma a été le signe déclencheur de l’expédition punitive occidentale contre la Syrie, sous le faux prétexte de l’usage d’armes chimiques par le pouvoir syrien, l’anéantissement de Faylaq Al Rahman, le groupement islamiste soutenu par Doha dans le secteur de Douma, a favorisé un rapprochement entre la Syrie et le Qatar.

    Redoutant désormais son isolement depuis sa crise avec les autres pétromonarchies, l’ancien chef de file de la coalition islamo-atlantiste, a amorcé un rapprochement avec l’Iran, dans un degré moindre avec la Syrie, alors que son côté, Al Jazeera a cessé complètement ses attaques contre le Hezbollah libanais.

    Finalement, l’opposition off shore n’a été bénéfique qu’à ses adhérents et non à leur cause, qui ont ainsi bénéficié pendant sept ans de substantielles subventions, sans le moindre justificatif de leurs dépenses, ainsi qu‘à leurs cornaques français.

    Eric Chevallier, premier ambassadeur français auprès de l’opposition off shore, a ainsi été nommé ambassadeur au Qatar et son successeur Franck Gellet, 2me cornaque français de l’opposition, va lui succéder en juillet 2018 à l’ambassade de France à Doha, dans une rotation qui apparait comme une juste compensation d’un travail ingrat. Il n’a pas été possible de savoir dans l’immédiat si ce mini mouvement diplomatique constitue en fait une opération déguisée visant à supprimer purement et simplement le poste de (x) français de l’opposition pro-monarchique; ou si ce geste de dépit envers des opposants incapables constitue un timide signe en direction de Damas.

    Devant les revers successifs enregistrés en Syrie, la France a, en tout état de cause, renoncé finalement à exiger le départ du président Bachar Al Assad comme préalable à tout règlement du conflit.

    Le pôle de l’opposition démocratique syrienne avait déjà laissé entrevoir une telle issue considérant que “l’agression tripartite occidentale contre la Syrie, en avril 2018, hors cadre du Conseil de Sécurité, a signé l’acte de décès du Haut Comité des Négociations parrainé par les pétromonarchies et les Pays occidentaux”.

    Observant que “l’opposition officielle représentée par le Haut Comité des Négociations est constituée d’un agrégat de contradictions et d’oppositions inconciliables, dont certains vont jusqu’à réclamer le bombardement de leur propre pays”, le pôle de l’opposition démocratique a préconisé “la constitution d’une instance de négociations impliquant la participation des représentants des forces patriotiques et démocratiques syriennes”. 

    Déconsidérée par ses retentissantes défaites militaires, ses divisions, son inconsistance idéologique, sa cupidité et son extrême servilité à l’égard de ses commanditaires, l’opposition off shore syrienne n’a jamais constitué une alternative crédible au pouvoir baasiste. Tout au plus une machine de guerre instrumentalisé contre lui. Sur ce lien, la débâcle djihadiste et des figures de proue des groupements islamistes syriens: 

     Le travail de sape contre le régime syrien a été principalement mené par les mercenaires attitrés de l’alliance atlantique, les djihadistes, où l’on dénombrait au plus fort de la bataille entre 100.000 à 200.000 membres, selon un rapport de Brooking Doha Center, une institution nullement suspectée de complaisance à l’égard du clan alaouite. 

    Au point que les notables de l’opposition off shore apparaissaient comme des pantins désarticulés aux mains de leurs maîtres, malgré l’intense campagne d’intoxication psychologique des intellectuels organiques de la caste universitaire française, constituée des trois anciens résidents français de Damas, Ignace Leverrier, Jean Pirre Filiu, François Burgat et les islamophilistes Nabil En Nasri et Romain Cailet, ses disciples Thomas Pierret, Pierre Puchot, Vincent Geisser, Laurent Bonnefoy, Pascal Menoret, Franck et Emilie Glassman, Agnès Levallois et Laura-Maî Greviaux, Yannick Jadot, l’homme de la piteuse expédition de Syrie, Thomas Legrand, Nicolas Hénin et Cécile Vaissié, enfin Bruno Tertrais, Nicolas Tenzer, Stéphane Grimaldi, le fumeux “Charlie à Paris et Charlot à Caen”, et Romain Goupil, le parfait représentant de la gauche mutante française néo atlantiste, son équivalent libanais Ziad Majed et son compatriote libanais, Joe Bahout, les grands vaincus de la bataille de Syrie. Le chef de campagne au début de la guerre de Syrie, en 2011, François Burgat est désormais anormalement taiseux depuis les désastres militaires de ses protégés et les déboires judiciaires de son compagnon de route le prédicateur confrérique Tareq Ramadan, dont il chevauchait la vague de popularité.

    Cette capitalonade illustre, en même temps que son désarroi, la désintégration morale d’une prétendue élite d’un pays jadis réputé pour son nationalisme chatouilleux. En précurseurs, Moaz Al Khatib et Ahmad Al Jarba, deux anciens chef de l’opposition syrienne, ainsi que Michel Kilo, l’ancienne icône de la contestation anti Assad, avaient pourtant déjà fustigé le charlatanisme de ce conglomérat opportuniste, refusant six ans plus tôt, en 2012, de servir de caution à une mascarade visant la destruction de leur propre pays. Le Général Moustapha Cheikh, ancien chef de la branche militaire de l’Armée Libre de Syrie (ALS), leur a emboité le pas, sur le plan militaire.

    Cet officier a été même jusqu’à se féliciter de l’intervention russe en Syrie. Condamné à mort par l’opposition pétromoarchique, il s’est réfugié à Moscou pour échapper aux foudres de la justice oppositionnelle. La défection la plus illustre demeure toutefois celle de Riad Hijjab, l’ancien premier ministre ephèmère de la Syrie, et président de l’équipe des négociateurs de l’opposition syrienne dans sa mouture saoudienne. Ce chouchou de la presse française, particulièrement du journal Libération, a même déserté le Moyen Orient pour se réfugier aux Etats Unis et se mettre à l’abri de ses forfaits antérieurs. A distance de ses méfaits.

    De ce paysage dévasté émerge toutefois une personnalité singulière, Basma Kodmani, la première porte-parole de l’opposition off shore. Démissionnaire dès le 28 aout 2012, la caution moderniste d’une coalition rétrograde fera preuve d’innovation dans le domaine politique en pratiquant la démission à éclipse, reprenant du service au gré des missions de ses commanditaires, en fonction des impératifs de la flageollante diplomatie française. C’est ainsi qu’elle fera une apparition intempestive à Ryad en 2015 pour le lancement du “Haut Comité des Négociations” après une retraite de 3 ans, puis de nouveau à Genève en 2017 pour la reprise de la conférence de Genève, avant de sombrer de nouveau dans l’oubli.

    La fille de l’ancien ambassadeur de Syrie en France est passée à la postérité pour son “besoin d’Israël”, qui la propulsa à la fonction de dame patronnesse de la presse française pour tout ce qui trait à la Syrie.

    Quant à sa sœur, Hala Kodmani, elle s’est forgée une notoriété par ses pathétiques soliloques sur la Chaîne Arte dans l’émission 28 minutes d’Elizabeth Quin, en alternance avec la journaliste Anne Elizabeth Moutet  membre de la plateforme européenne du think thank “Gate Stone” de l’Ultra faucon John Bolton, le conseiller pour la Sécurité Nationale du président Donald Tump. Pétitionnaire compulsive, la dirigeante de l’obscur groupuscule oppositionnel syrien, Souriya Hourrya (Syrie Liberté), a été parachutée dès le soulèvement populaire syrien à la tête de la rubrique Syrie du journal Libération. Elle émarge ainsi depuis sept ans sur le budget de Patrick Drahi, le millardaire franco israélien, sous couvert de guerre contre la dictature.

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