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Il suffit d'une simple erreur d'orthographe pour générer des modifications radicales de sens.
D'où son importance, immense.
La perle du jour, ce titre (Gala) Les Macron ont-ils été mangés dans le restaurant d'Hélène Darroze. Bigre. Diantre. ô cannibalisme inquiétant. MangéS ?
C'est un gag absolu. Les Macron mangés à la fourchette et au couteau au restaurant de la Chef Darroze? Il y a du Hercule Poirot dans cette affaire...
Plus sérieusement, dans le passé existait dans la presse le métier de secrétaire de rédaction, un journaliste dédié à la relecture. Finalement ce métier avait son utilité vu le nombre important carrément de ....titres erronés et autres fautes d'orthographe dans la presse numérique.
Sylvie Neidinger
+++
Deux profs belges et leur TedX sur la ..faute d'orthographe:
Le Festival de JAZZ de Montreux - la rolls royce du genre...- ne se laisse vaincre par un virus à couronne. Il commence son édition 2020, du 3 au 18 juillet -ce soir !- à 20H 30. Soit dans 4 heures.
Avec des concerts d'...archives. Et dieu sait si le Festival en possède de sublimes puisque l'habitude fut prise très tôt de "mettre en boîte".
En effet, Claude Nobs, fondateur en 1967, eut l'idée de filmer les légendes musicales accueillies alors que cela n'était pas encore une habitude. Résultat: des archives musicales classées au patrimoine mondial de l'Unesco.
La musique doit vivre, telle la pulsation de vie, swing, du jazz.
L'étymologie du terme n'est pas consensuelle. Bon. Etant attesté que TOUT démarre dans le sud profond, à la Nouvelle-Orléans, environnée des milieux cajuns, blacks, ouvriers agricoles, esclaves, prostituées de Bourbon Street et leur parfum au "jas"min etc. Une "ville ventre" mixeur des musiques classique, africaine et populaire américaine.
Cela a donc "jasé" sec. Possible aussi: "jasi" en langue bantou signifiant "vivre à un rythme rapide, sous pression". Ou expression en langue créole, les jasbos, musiciens de N.O. Ou terme issu du nom donné en 1917 à l' "Original Dixieland Jazz Band."
En vrai tout reste possible, le genre appartient à tout un chacun.
(crédit images: doc Arte "More than Jazz et site Montreux Jazz Festival)
More than Jazzémission documentaire franco-suisse sur Arte pour les 50 ans, visible actuellement. Réalisateur Dominique Delaperrière
(Arte) "Chaque été depuis sa création en 1967, les plus grands musiciens se réunissent sur la scène d’un festival unique au monde, dans une paisible ville suisse, posée au bord du lac Léman. Ella Fitzgerald, Nina Simone, Miles Davis, Herbie Hancock, Beck ou Pharrell Williams : ils ont tous marqué de leur empreinte le Montreux Jazz Festival. Tous ces concerts d’exception auraient pu n’être qu’un souvenir qui s’efface avec le temps. Mais Claude Nobs, le fondateur du festival, était un fan visionnaire. Porté par sa passion pour la musique, il a dès le début enregistré, filmé et conservé toutes ces performances mythiques. Dans un chalet sur les hauteurs de Montreux, ces archives, classées au patrimoine mondial de l’Unesco, sont gardées tel un trésor inestimable. Le concert des concerts More than Jazz réalise le "concert des concerts", mêlant les époques, les artistes, provoquant les rencontres et finalement abolissant le temps. Un montage dynamique, agrémenté d’interviews, plonge les spectateurs dans une atmosphère festive, en compagnie de ceux qui ont fait l’histoire de ce festival."
Les propos de la candidate Agnès Buzyn deux jours après sa défaite, le 17 mars dernier, en plein début de confinement ont totalement affolé la population.
Vexée de n'arriver que 3ème lors du premier tour des municipales, elle sort le lance-flamme verbal. Elle dit se retirer "en raison de la situation sanitaire et dans les hôpitaux ».« C’est ma part de liberté, de citoyenne et de médecin. » L’avait-elle donc perdu, ce libre arbitre, durant son aventure électorale ? Ses propos le laissent deviner. « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. »(citation)
Elle créé elle-même un véritable "bad buzz" puisque Agnès Buzyn accuse le gouvernement auquel elle participait au premier plan en tant que Ministre de la Santé, d'avoir su et pas agi, laissant la France dans un moment de sidération face à une telle dualité. En résumé, elle s'accuse...elle-même ! La séquence est lunaire.
Le corps médical qui n'a pas été protégé par les masques manquants, qui a vu des décès dans ses rangs, a immédiatement porté plainte devant la CJR contre elle et le gouvernement.
D'une part, le mal est fait: elle n'est pas une gamine mais Ministre de la Santé en période de pandémie puis candidate. Elle devra s'expliquer.
D'autre part le terme de mascarade n'était pas seulement trop fort mais juste...ignominieux dans la situation épidémique. D'autant que les masques MANQUAIENT.On reprend ici la définition précise:
En période covid-19, comparer la situation à un "défilé de personnes déguisées et masquées" est improbable.
Le divertissement de la Maschera d'origine italienne se meut, historiquement en ballet de cour, les aristocrates adorant se montrer et se déguiser. On a encore une image, au 21ème siècle contemporain, de ce divertissement.... le carnaval de Venise! En bonne inversion sociale (= carnaval) tout un chacun peut jouer ce jeu du déguisé (souvent en habits 17ème) se pavaner caché derrière un masque.
Une mascarade est aussi, dans la définition étymologique, un déguisement étrange, une comédie hypocrite et TROMPEUSE.
Effectivement...TROMPEUSE là est le problème.
Il est certain que Agnès Buzyn, médecin, semble s'être fourvoyée en politique (par orgueil?) Avec cette mascarade, elle représentera probablement devant l'Histoire le degré zéro de la parole politique crédible.
Les soignants qui lui demandent des comptes par voie judiciaire ne vont certainement pas se contenter de ses regrets d'avoir usité cette terminologie méprisante, décalée, odieuse, contradictoire.
Tout simplement parce qu'un responsable politique de premier plan-ici Ministre de la Santé, en période pandémique de surcroît- ne peut PAS dire n'importe quoi, puis s'en excuser. Tellement facile.
La planète vit depuis plusieurs mois avec un vocabulaire médical collectif: pandémie, épidémie...Qu'en est -il exactement ?
Les épidémies ne correspondent pas à la seule contagion biologique, celle qui normalement répond à la définition communément admise d'une affection contagieuse.
De véritables transes sociales passées ont jalonné notre histoire. La chorémanie ou manie dansante est une contagion épidémique psychiatrique existe aussi. Psycho-sociale, en fait.
A classer probablement comme un trouble neuro-psy mais collectif? Avec parfois des tremblements potentiellement assimilés à un état de mal épileptique pouvant s'avérer être des crises non épileptiques psychogènes (CNEP) Là encore.... collectives ? Ils sont en tous cas ainsi décrits " des individus qui tremblent, au sol".
Surtout ils dansent jusqu'à épuisement sans se nourrir et sans dormir le plus souvent sur une place publique.
L'écrivain Jean Teulé a remis au jour cette ancienne transe "plus folle que la fiction" en 1518 à Strasbourg.Un trauma collectif se traduisant par une épidémie de danse...à en mourir. Une manie dansante, jusqu'à l'épuisement. L'auteur tire de cet épisode un format romanesque "Entrez dans la danse" chez l'éditeur Julliard.
Les faits: en plein épisode de famine, deux mille personnes dansent en place publique. Probablement une réaction physique, somatique à l'angoisse et au désespoir.
Cette chorémanie fut décrite en Europe du Nord: Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Alsace et Lorraine (Metz) entre le XIVème et XVIIIème siècle:
"Plusieurs manifestations importantes de manie dansante ont été répertoriées au cours des siècles, notamment le à Erfurt, le aux Pays-Bas et/ou à Aix-la-Chapelle, en 1417 et 1418 en Alsace, et en 1518 à Strasbourg, où elle aurait concerné les femmes (voir l'article Épidémie dansante de 1518). D'autres cas furent répertoriés à travers toute l'Europe comme aux Pays-Bas, à Cologne, ou à Metz."(wiki)
L'hystérie collective touchaient hommes, femmes et enfants qui continuaient à se tortiller à terre si tombés. La mort pouvait s'ensuivre pour motif d'accidents cardio-vasculaires, de déshydratation.
DANSE DE SAINT-GUY
La religion catholique avait depuis donné comme à son habitude sa réponse autour des Saints guérisseurs et protecteurs. L'appellation "danse de Saint-Guy" semble dater du IXème siècle. D'ailleurs la chapelle de Saint-Guy (Vitsgrotte) àSaverne dans les Vosges accueillait en pèlerinage les malades atteints de cette affection dansante. Y étaient pratiqués des exorcismes (contre le diable évidemment) mais... au point d'inquiéter les autorités religieuses par leurs excès!
Thomas Laurent, un " you tubeur historien" raconte cet épisode strasbourgeois. Les commentaires sur son site sont marrants tels: "Strasbourg: premier Teknival de France" ou " les Strasbourgeois savent enfin sur quel pied danser.."
S'agissait-il d'une intoxication à l'ergot de seigle (famine = mauvais pain, grains de seigle contaminés) type LSD? Pas certain.
William Shakespeare nommait ces événements "The Dancing plague", la peste dansante.
*La Tarentelle italienne est une danse bien nommée car issue d'une fureur dansante (XVème): le tarentisme des Pouilles. Il est expliquée par la population comme lié à la "morsure de la tarentule". Bien décrit par les... ethnologues (Di Martino)
*Une chorée épidémique baptisée "ramaninjana" fut signalée à Madagascar en 1853. En cause? Une insatisfaction liée à la venue de missionnaires qui perturbent les modes de pensée: réactions convulsionnaires et mission d'outre-tombe (obéir à une Reine décédée) pour rétablir les anciens us.
*1962. Une épidémie de ....rire agite la Tanzanie. Elle démarre dans une école de Kinshasa. 95 des 159 filles touchées. Cela s'est propagé durant 18 mois. Au final 14 écoles fermées, plus de 1000 individus "infectés".
Les couleurs peuvent avoir une influence: souvent le noir ou le rouge, attirance ou aversion au point de déchirer les vêtements avec violence.
La FAMINE semble un facteur explicatif majeur qui rejoint les dernières recherches en neuro-sciences. Vous carencez l'alimentation de souris de certains apports précis, elles développent des comportements atypiques (femelle qui mange ses petits etc..)
EPIDEMIE: LA TERMINOLOGIE MEDICALE S'APPLIQUE BIEN ICI
Le terme "épidémie" devrait concerner stricto sensu uniquement une propagation infectieuse contagieuse (type coronavirus). Or, ici on parle d'épidémies de danse, de rire, d'aversion aux couleurs, aux missionnaires!
Ces "fureurs" sont pourtant bien classées par le monde médical comme "épidémiques". Logique: elles tiennent de réactions psycho-somatiques, psychiatro-neurologiques.
La même "vocabularia" médicale s'applique à juste titre à ces manifestations psycho-sociales d'angoisses existentielles souvent en contexte de privation alimentaire.
L'angoisse de mort en version collective dont la famine génère un contexte anxiogène collectif qui semble mener à ces comportements dérangés. Affaire à suivre... par la voie de la recherche scientifique probablement.
Pour la médecine -sous réserve- il n'y a pas d'âme sans corps ni de corps sans âme chez l'être humain vivant. Chez les souris aussi ?
"Une fête que l'on appelait ahatine...." page 163 "Le Chevalier à la Charrette".
Version en français moderne chez Albin Michel par Claude Duneton, Monique Baille issue des thématiques de Chrétien de Troyes(qu'il est hyper intéressant de lire, relire en direct aussi. Donc en ancien français)
Je ne résiste pas au partage de ce vocabulaire qui m'était totalement inconnu : "ahatine" appliqué à une fête????
Qui en sait un peu plus? Enquête...
Une trace (légère) sur le wiki français : "Une fête avec concours" . En l'espèce dans notre texte on peut comprendre "une fête avec organisation de tournois."
Le wiki anglais est finalement plus explicatif à la rubrique "old french" !!! (Thanks!) Et confirme le côté compétition voir compétition armée de ahatine. Comme il s'agit d'une fête, on comprend une organisation de tournois, festive néanmoins combattante
"Le tournoi regroupe un ensemble d'épreuves équestres ou pédestres au Moyen- Âge.Il est pratiqué en Occident entre les IXe et XVIe siècles. L’apogée des tournois se situe dans les années 1125-1225.Les enjeux en sont parfois courtois(on se bat pour une belle ou sa couronne de fleurs), pour de l'argent et parfois aussi symboliques, mimant ceux d’un véritable duel ou d’une guerre en réduction. Outre l’entraînement militaire, il est l’occasion de faire preuve de sa valeur et pour les meilleurs combattants, de s’enrichir, grâce aux armes des chevaliers vaincus et aux rançons versées par les prisonniers".
La construction an/hatine se lit en lexicologie comme an/hardir, ce qui donne le double A.
La lecture : "s'en hater" : se presser...pour vaincre vient à l'esprit. Mais la notion d'empressement s'apparente ici plutôt à la rage...de vaincre. Aatiner exprime le harcèlement. Aatir le défi. Les définitions du dictionnaire Godefroy le confirment.
L'empressement-notion de temps-est bien lié à cette définition guerrière (en finir au plus vite, ne plus pouvoir attendre)
L'article "hatjan" de Atlif évoque lui un germanisme avec les notions précises guerrières, de défis mutuels, de paris, impétuosité, de déclaration en défiant de prouver le contraire, de provocation jusqu'à la haine.
Cela s'apparente hors tournois aux déclarations belliqueuses avant un conflit.
La lecture suivante 's'en hainir" serait au final la racine.
La langue anglaise [mélange elle aussi d'ancien français et de germanismes] comporte la réponse avec le verbe "to hate" : haïr.
Hate De l'ancien français haste (« empressement, précipitation »)1135, du vieux-francique * haist (« violence, véhémence ») (cf. ancien haut allemand heisti « violent »).
Dès lors, la fête a/hatine: pour mieux " haïr" par joute et défis par provocation au combat.