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La réponse de l'UE à la Premier Ministre britannique ne s'est pas faite attendre.
Donald Tusk a été aussi ferme que la missive de Madame May était capricieusement unilatérale.
Depuis le vote en 2016, l'espace médiatique est saturé des desiderata anglais sur "comment ils veulent eux, leur brexit" et "comment les autres doivent leur obéir."
Quitte à exercer un chantage.
Avec moult références au passé glorieux d'un l'Empire régnant sur la terre entière et ses "sujets", relayées par une presse tonitruante, furibarde et souvent nationaliste. Révélateur: ils entendent vite revenir au passeport Empire bleu marine !
Avec comme signe de la grande faiblesse du processus brexit l'effacement complet des personnages potentiellement menteurs qui l'ont réclamé tels Johnson, Farage et la ...sortie de Cameron.
Les européens font exploser en vol les demandes de Mme May et imposent leur calendrier.
Divorcer et ensuite décider de nouvelles relations commerciales, payer ses dettes, ne pas rallumer la guerre en Irlande..
Tout est remis en cause par l'Union Européenne. Rien n'est oublié.
Jusqu'à l'existence des bases militaires britishs à Chypre.
Jusqu'à ce confetti d'Empire Britannique: Gibraltar, enclave de 6,5 km2 réclamée par l'Espagne, message entendu par les Européens qui lient désormais son sort à un veto de Madrid.
Les anglais ont tiré les premiers. Dans le vide sidéral. Après des mois de blabla.
L'Europe peut répondre : "mais... nous ne vous avons pas demandé de sortir !"
Non seulement Trump, le bizarre président orangé des Etats-Unis, est mufle avec Angela Merkel car il ne lui serre pas la main, ne la regarde pas et produit à la place une grimace mémorable mais il est impoli avec l'Allemagne.
Cet homme est indigne de la direction d'un pays, ne comprenant rien aux règles diplomatiques de base.
Bizarre équipe trumpiste au pouvoir avec cette conseillère bien nommée, Conway, en jupe, jambes écartées, à cheval, pieds sur un canapé lors d'une visite officielle dans le Bureau Ovale, laquelle assure sans rire qu'un micro onde surveillait Donald et sa Tour.
Pauvre Amérique du Nord tombée bien bas dans les affres de l'outrance et des mensonges rebaptisés "faits alternatifs".
Elle ne se laisse pas impressionner. Et reprécise sa position.
Les 2% de PIB promis pour augmenter les dépenses militaires ne sont pas intégralement dédiés à l'Otan mais "pour construire un concept de sécurité moderne dans lequel on ne verse pas seulement des sommes à l'Otan mais on investit dans une collaboration européenne en matière de défense et avec les Nations-Unies."
Magnifique tacle en réponse qui considère le parapluie étatunien de l'Otan comme utile mais démodé, appartenant au passé.
Le nouveau président de télé-réalité instaure actuellement la guerre froide avec...ses partenaires historiques !
Trump est un véritable cauchemar pour les Etats-Unis, il est une superbe chance pour l'Union Européenne et ses projets de défense intégrée et d'autonomisation: l'opportunité de se détacher de ce partenaire "étatsunien"instable et doit-on ajouter un peu fou.
D'autant que le Royaume-Uni brexiteur ne sera plus là pour entraver cette intégration.
Sylvie Neidinger
(suite) Mme Merkel annonce sa visite prochaine à Poutine, ce après avoir échangé avec le n°1 chinois sur le libre échange. Histoire de largement relativiser l'impact Trump en montrant que les alliances ne sont pas définitives et que l'agressivité de Trump vis à vis de l'Europe peut facilement disqualifier son pays au plan international.
"Le nouveau pilier de la Maison-Blanche semble avoir une attraction particulière pour la noirceur. «J’aime l’obscurité. Dark Vador, Satan… C’est le pouvoir», affirmait-il encore l’année dernière, après avoir été nommé par Trump. Une référence au «côté obscur de la force» qui, selon lui, permet d’aveugler ses ennemis «en leur cachant ce que sommes en train de faire». Dans la même interview, Stephen Bannon s’en prenait une fois de plus à la «bulle métrosexuelle» (merci Seinfeld!) mais aussi à «l’élite» de manière générale, qu’elle soit libérale (au sens américain) ou conservatrice. L’ennemi à abattre: c’est ce qu’il appelle le «parti de Davos», en référence au forum du même nom.
Il n’est pas étonnant que son entrée au sein de CSN alarme aujourd’hui bien au-delà des cercles démocrates. En 2013, lors d’une autre interview, le Dark Vador de la Maison-Blanche avouait une autre admiration: «Lénine voulait détruire l’État, et c’est aussi mon but. Je veux que tout s’effondre et que soit détruit l’ensemble de l’establishment actuel.» Il n’était alors que le propagandiste de Breitnews. Une plateforme dont la fréquentation du site internet a doublé ces derniers mois: 16 millions de visiteurs par mois."
Il semble être le maître à penser voire celui qui tire les ficelles du nouveau président américain. Il entend diffuser largement son idéologie. Sa nomination au NSClui en donne le pouvoir. Un analyste évoque "la limite d'un coup d'état"avec cette nomination à un poste clef..
Les étudiants de Berkeley viennent de refuser une intervention liée à son site d'extrême droite Breitbart (ouvertement raciste et sexiste) sur leur campus.
Mogherini a rencontré il y a quatre jours l'administration Trump pour une claire mise en garde: lui demander de ne pas s'ingérer dans les affaires européennes (dont le brexit, les élections françaises et allemandes.)
Ce après les violentes attaques verbales et twittesques de Trump contre l'UE.
Le Château de Penthes accueille un ensemble exceptionnel de cent gravures du Maître de Leyde jusqu'au 18 septembre 2016.
Le collectionneur hollandais, Jaap Mulders a voulu partager au bord du Léman la vive passion qu'il éprouve pour un certain Van Rijn, prénommé Rembrandt.
Notamment les oeuvres de son célèbre compatriote qu'il possède, les ayant patiemment réunies depuis 1997....
D'où la présence du diplomate néerlandais Roderick van Schreven , en poste à Genève. Un sportif de haut niveau, en toute simplicité cordialed, hyper intéressé par l'expo. Lui même intéressant. Il portait une cravate... orange évidemment.
Cette expo rappelle que la culture est un patrimoine mondial partagé. Et par la même occasion valorise la relation séculaire entre la Suisse et les Pays-Bas.
Le contact entre les deux entités passe certes par le protestantisme comme on peut facilement le souligner mais surtout par un lien immémorial transfrontières: le Rhin, ce fleuve d'ailleurs patronyme de Rembrandt, fils du meunier...van Rijn!
De nombreux helvètes tel Jean-Pierre Saint-Ours se sont largement inspirés des artistes flamands.
L'écrin du musée de Pregny convient parfaitement à ces gravures intimes, de petite taille quelquefois, posées aux murs comme on y exposerait la photo d'un membre de la famille ou celle de sa demeure.
Le Maître de l'Ecole hollandaise en auto-portait, ou Saskia sa femme bien aimée, son chat, les moulins...Du selfie avant l'heure !!
REMBRANDT PHOTOGRAPHE DU XVIIème SIECLE
Japp Mulders présent lors du vernissage le 22 juin dernier (soit il y a un millier d'années car....avant le Brexit!) validait.
Il oriente ses analyses vers cette comparaison avec la photographie. Par l'usage des clairs obscurs. Du noir et blanc, profondeur et perspective. Ou des regards.
Tels les nus féminins réalistes, très atypiques pour l'époque: des corps dans leur réalité, non sublimés ni masqués par des codes.
Ces femmes dévêtues plantent leur regard dans le nôtre, comme surprises sur l'instant: de la photo, je vous dis!
Très novateur pour le XVIIème siècle ce regard féminin direct!
Il y a un "avant" et un "après" Rembrandt quant au traitement du naturel.
"Des siècles avant l'avènement de la photographie, des musées et du tourisme, la gravure était l'unique moyen de toucher une large audience aux quatre coins de l'Europe"
La passion du collectionneur JP Mulders pour Rembrandt s'exprime à fleur de peau.
Le plus ému de nous tous devant les oeuvres était celui qui pourtant les connait dans le moindre recoin...Il ne se lasse pas, en parle avec enthousiasme.
Et le collectionneur de penser à la meilleure visite possible de l'expo. Comme un hôte très à l'aise à Penthes et qui veut favoriser un passage parfait:"une tablette vous donnera toutes les informations sur chaque image et vous permettra de l'agrandir à volonté afin d'en apprécier la finesse des lignes et des détails"
On ressent l'attachement très solide qui relie Jaap Mulders à Rembrandt. Il le représente. Comme un arrière petit-fils?
Rembrandt est assurément parent de tous les néerlandais. De nous tous aussi...
Sylvie Neidinger
En collaboration avec la Fondation Rembrandt Op Reis,
La Mission des Pays-Bas auprès de l'ONU
Retrouver les gravures dans un magnifique catalogue d'expo, Editions Penthes isbn 978-2-33474-692-2:
crédit images photos Neidinger et photos J B Mulders
Lendemains d'ivresse "nationaliste" et de victoire du camp Brexit: la tête tourne pour les britanniques, désintégrés.
Les conséquences du Non à L'UE s'invitent immédiatement avec la baisse de 10% de la livre en quelques heures, Ecosse(Nicola Sturgeon, 1er ministre)etIrlande qui évoquent leur indépendance (unification de l'Irlande demandée par le Sinn Fein), Espagne qui veut récupérer les 7 km carrés stratégiques deGibraltar, les accords du Touquetremis en cause par les nordistes qui réclament que les anglais gèrent leur frontière chez eux et non sur le territoire français...
La boîte de Pandore des conséquences en cascades absolument non maîtrisées voire non apparentes est ouverte.
Le vote fut net pourtant, sans ambiguïté avec un écart de plus de un million de voix.
Enorme problème sociologique: les villes et les jeunes (à 3/4) ont misé sur l'Europe, les campagnes, les retraités, les personnes âgées ont voté non.
Jeunesse en colère. Britanniques expatriés inquiet. City de Londres aux abois.
La campagne fut violente avec tout un raout anti européen, une haine de fiel marqué par l'assassinat d'une jeune mère de famille, député (Jo COX) par un nationaliste d'extrême droite.
Ce, alors que la Grande -Bretagne bénéficiait d'un régime de faveur de l'UE et d"un" rabais" suivant le langage des boutiquiers!
POPULISME MENSONGES ET AMATEURISME
Incroyable. Sur les trending topics de google la recherche la plus forte au Royaume-Désuni au LENDEMAIN du vote est "qu'est ce que l'UE ?"
Question: ils ne pouvaient pas se renseigner AVANT???!!!!
(preuve qu'un référendum est faussement une bonne idée démocratique, c'est un choix politique caricatural, en fait !)
A ce manque d'info, le N°1de Ukip Mickael Farage avoue hier un mensonge dans la campagne de son camp autour des 350 millions de livres/semaine que le Leave aurait soit-disant permis de rétrocéder au système social de la NHS.
Avec l'Europe, la Grande-Bretagne a toujours eu cette relation de boutiquier qui compte ses sous, de '"petite monnaie".
Comme au temps de Thatcher qui voulait sa monnaie "back"...
Les britanniques et leur vision de petits épiciers...
CAMERON A-T-IL EU RAISON ?OUI/NON
La démarche du référendum semble une voie démocratique.
En l'espèce, les enjeux étaient trop lourds pour une réponse par oui ou non, entre populismes, petits mensonges etc..
Le référendumest en réalité un piège démocratique.
Tous les excès furent permis ici. Boris Johnson n'hésita pas à comparer l'UE à Hitler ....!
Bruxelles et les européens étaient lancés à la pâture publique comme le diable qui empêchait la Grande -Bretagne de redevenir le superbe Empire Britannique dans son superbe isolement mais toujours à la manette pour tout contrôler....chez les autres.
Un incroyable pêché d'orgueil qui se retourne magistralement aujourd'hui.
Alors Cameron ???
Il entre dans l'histoire mais pas comme lui l'entendait. Avec le mauvais rôle.
Tous les problèmes à venir lui seront reprochés, c'est évident.
Il a fait prendre un risque inouï pour des petites questions de politique intérieure.
Les européens sont d'ailleurs actuellement à nouveau étonnés, une fois le vote OUT décidé, de voir Cameron vouloir décider du timing de sortie comme bon lui semble. C'est exactement cette attitude pénible qui a marqué les relations GB-UE depuis l'origine. Boris Johnson dit ne pas être pressé lui non plus . Une façon de "tirer un max" des futures négociations ...
In c'est In, out c'est out.
Il commence à être demandé de rapidement mettre en oeuvre la sortie et de ne plus entrer dans les négociations de marchands de tapis!
JC Juncker est clair ( article du point) :"Sortir de l'Europe, "ce n'est pas un divorce à l'amiable, mais après tout, ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse". C'ette sortie de Jean-Claude Juncker montre assez l'exaspération de Bruxelles devant l'attitude de Londres. Car après avoir signifié à l'Europe sa décision de rompre, la Grande-Bretagne se montre peu désireuse d'accélérer le départ effectif de la maison commune. Ce qui agace prodigieusement le président de la Commission européenne, qui a exigé que Londres dépose "immédiatement" sa demande de quitter l'UE. "Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il déclaré."
"Quand on peste du lundi au samedi sur l'Europe, il est difficile de passer pour un Européen convaincu le dimanche", a accusé M. Juncker. Pour le président de la Commission européenne Bruxelles ne porte "aucune responsabilité" dans les résultats d'un scrutin voulu par M. Cameron "et non par le Parlement européen, la Commission ou le Conseil européen".
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, avait jugé « scandaleux » le choix de M. Cameron de ne quitter ses fonctions qu’en octobre. « Tout un continent est pris en otage » par cette décision, a-t-il déclaré vendredi à la chaîne allemande ARD.
Au sein de l'Union Européenne la sidération règne en ce premier jour de résultat.
Pour autant, certains affirment que ce vote a permis de clarifier les positions imbuvables des britanniques des dernières années ni dans l'euro, ni dans Schengen, avec avantages financiers mais voulant imposer leur vision et rythme.
Comme effectivement autour de l'euro.
Une monnaie qu'ils n'avaient pas adoptée mais qu'ils se plaisaient à gérer impérativement depuis la City de Londres (Euribord)
Le Royaume-Désuni qui s'est endormi en se rêvant maître unique de son destin et de ses petits sous, maître du monde de l'Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais... se réveille face à une incertitude qui sape les fondements de son Etat, un premier ministre qui démissionne, en plus.
Grande-Bretagne: splendidement auto-isolée.
Pour l'Europe, le mérite de la clarification est puissant.
A la fois pour repenser l'Europe autour d'un noyau dur et au delà les autres (27 ) à réfléchir sur les éventuels élargissements.
"Les six membres fondateurs de l'Union se retrouvent aujourd'hui à Berlin pour des pourparlers post-Brexit. Je suis sûr que ces États vont envoyer comme message qu'on ne laissera personne nous prendre notre Europe, ce projet de paix et de stabilité".