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Le Blog de Sylvie Neidinger - Page 122

  • Bon sang, laissez vivre les tombes des grand-mères !

    L’anecdote se situe à Rigny-La-Salle (Meuse). Une  parente, sympathique jeune octogénaire, ne retrouve pas la tombe d’une ancêtre commune lors d'une visite et m’alerte.  

    Enquête menée, la sépulture a bien disparu! Evaporée... En fait, évacuée après un procès-verbal d’abandon litigieux qui ne mentionne pas les occupants alors que leur nom est …inscrit sur la pierre tombale ! Noms évidemment  soigneusement conservés en mairie.

    Preuve, la mairie répond ceci : « Suite à nos recherches nous vous informons que Madame TOUSSAINT Adèle Marie décédée en 1965 a été exhumée de sa concession en 2013 après la procédure légale de reprise qui a duré 5 ans. Ses ossements reposent  ce jour à l’ossuaire. Elle était inhumée  avec MAZELIN Joséphine (+1885) et DEROBE Louis (+1884). » 

    La délibération du conseil municipal de Rigny-la-Salle date du  19 décembre 2013.

    L’Arrêté: « Considérant que ces tombes ont plus de trente ans d’existence dont la  dernière inhumation a plus de 10 ans, qu’elles sont notoirement en état d’abandon. Considérant que cette situation décèle une violation des engagements pris par le concessionnaire et leurs héritiers. Article 1 Le maire est autorisé à reprendre les tombes indiquées ci-dessous au nom de la commune et remettre en service les terrains ainsi libérés"

    Analyse de ces écrits. Certes, ce n’est pas illégal pour une mairie de «reprendre» les dépouilles familiales et surtout la place du  terrain qui les accueillait (si vous oubliez une petite visite pendant 5 ans) C’est juste …immoral.

    D'autant que le petit papier qui annonce le litige, simplement posé sur la tombe, se dégrade aux intempéries et s'envole. Alors que rechercher pour une mairie les descendants n'est pas si difficile.  

                                 PAS ILLEGAL...juste IMMORAL!

     Qui est derrière le "notoire" de "notoirement abandonné"? *

    A Rigny on n’est pas dans une ville qui explose de son absence de  surface disponible mais dans un petit village limite désertifié au centre d’hectares de terres à vaches !

    Ô Terre vache.

     Cinq ans sans visiter une tombe peut s’expliquer facilement dans une famille. Par l’éloignement géographique. Par une génération qui entre dans l'âge avancé et se  déplace moins et la suivante qui  peut mettre un peu de temps avant de se sentir concernée par les ancêtres qui vivent sous les racines.     

    Racines généalogiques s’entend.

     Constat. La municipalité locale en  profite ainsi pour libérer le terrain et  pouvoir  revendre la concession à d’autres. Une pratique courante, pas que dans cette commune évidemment. Observations: dans les cimentières aujourd'hui les petits papiers pleuvent... partout. 

                                           VOCABULAIRE PROBLEMATIQUE

    Dans l'Arrêté infâme, la dite arrière-grand-mère  et ses deux grands-parents aux ossements bousculés sont administrativement qualifiés de «concessionnaires »! Bigre, c'est gonflé, voire assez spectral comme terme vu leur actuel manque de corpulence...

    Rire. L'Arrêté municipal rend même juridiquement responsables des individus décédés en 1884, 1885 et 1965. Soit. Et leurs descendants, qualifiés «d’héritiers». Bigre. 

                         DES VIOLEURS QUI S'IGNORAIENT: DIANTRE ! 

    Le langage administratif employé par la mairie de Rigny dans l’Arrêté est  culpabilisant, à gros traits.   Il  vaut son pesant d'or: cette famille aurait « violé les engagements » En résumé, mon alerte octogénaire -et autres cousinages-  et les descendants seraient coupable de... viol? Certes un viol...administratif.  Surprenant.

    Limite: des "cas sociaux " ces familles Toussaint-Derobe-Mazelin !

    Alors soit-dit au passage que la famille Derobe est locale depuis les sources de l'Etat civil et que certains furent maires au XIXème..

    Un original et hypothétique  "viol de loi par omission de visite de  la tombe pendant 5 ans"  est reproché  à tous, aux morts et aux vivants par Mme le Maire de Rigny-la-Salle. Bigre.

    Quel terme démesuré ici usité par une mairie qui procède elle, à une réelle violation -certes LEGALE- de la sépulture! Violation de ceux qui avaient une concession éternelle. Ce,  en exhumant leurs corps. En donnant les pierres tombales à   une entreprise privée en plus. Dont celle des inscriptions sculptées.

              DEGAGEZ LA PIERRE LOCALE! PLACE AU MARBRE M'AS-TU VU

    Il n'y a donc pas de  place dans un cimetière pour une pierre tombale datant de deux siècles à poser  dans un recoin ?  Non, visiblement. Un cimetière cela doit être propret, numéroté, au cordeau, marbré italien.

    Sinon: dégagez la vieille pierre locale!

    L’état d’abandon décrit par l’Arrêté est juste un point de vue esthétique (au-delà des cinq ans sans visite qui sont reprochés) Car la tombe était du  19ème pur jus. Avec sa mousse. Belle, en fait. D'époque. Juste une question de (bon) goût.

    Remarque : le cimetière des Rois à Genève regorge de tombes XIXème et XXème moussues qui lui donnent son ambiance romantique particulière et son  esthétisme certain.pierre m'as-tu-vu,racines généalogiques,toussaint,tombe,ossuaire,rigny-la-salle,departement de la meuse,meuse,eugénisme,marie adèle toussaint,josephine mazelin,louis derobe,ossuaire de douaumont,eugénisme sépultural,#blogneidinger,marville

    La petite tombe  n’était-elle pas un gros gâteau de marbre type "pierre brillante m’as-tu-vu". Simplement  issue  d’une carrière locale. Dès lors  une tombe hyper écologique, consommant peu d'espace. Elle avait tout pour plaire !

    Elle est mignonne, non, la tombe de Adèle Marie Toussaint dont voici la photo?

    Pas affaissée ! Son problème  résulte en fait de la construction de la tombe voisine, un gros gâteau marbré, LOURD, dont la construction a certainement perturbé la voisine plus ancienne.

    Eradiquer  cette tombe toute petite, écolo,  qui ne prenait pas de place, coincée pour les nouveaux venus,  tient d'un  l’eugénisme municipal post mortem du village de Rigny-La-Salle. 

    L'Eugénisme des Eugénies...

                      CRISE SOCIALE DANS L’OSSUAIRE…

    A savoir, les prêtres de Rigny-La Salle  sont aussi passés à la casserole dans le  même Arrêté. Allez hop, mais eux, tous regroupés de leur côté. Juste pour  ne pas les  mélanger  avec leurs ouailles : on les compile entre eux, ces satanés gens de soutane.

     Bon,  je tiens pour pénible  cette opération intempestive mais légale puisque  effectivement pendant cinq ans « nous » avons omis de venir dire bonjour aux vieux parents décédés.

    Cinq ans dans une vie de vivant, ce n’est rien. Dans une vie de mort c’est long puisque cela peut vous envoyer en l’air.

     Certes la situation présente des  avantages pour ces ancêtres exhumés:

     En remontant à la surface, ils ont pu respirer un peu d'air  pur. Puis dans l'ossuaire collectif  de Rigny-la-Salle, en hiver, leurs os vont se réchauffer les uns contre les autres avec leurs anciens condisciples retrouvés.

    A la bonne franquette. Les anciens potes accoudés  vont s’en payer une tranche à se rappeler les bonnes histoires. Ils ne peuvent malheureusement plus lever leur petit verre de …mirabelle évidemment. Leurs "nonoss"  sont bien raidis. La faute à l'arthose post-mortem.

     Attention toutefois à ne pas commettre d’impair. Par exemple,  si le tibia de Tantine  Amélie  touche le crâne du voisin Eugène  qu’elle détestait ! Les petits coquins eux, vont  peut-être s’y retrouver dans ce bric à brac, se  relancer le clin d'oeil orbital.

    Attention: les villageois ainsi réunis  peuvent  aussi se taper dessus là-dessous, se crêper ce qui reste du chignon…! L'ancien employé peut aussi profiter du chaos sous-terrain pour mordre  le petit-doigt de son ancien patron qu'il appréciait peu. Ni  vu ni connu: crac, crac.

    Non, l'ossuaire communautaire, ce n'est pas tranquille comme situation. 

    Mes ancêtres étaient assurément mieux dans leur concession personnelle  dite ...éternelle.

    Décidément, en Meuse sévit de  l’eugénisme sépultural autour de l'ossement. Ce,  du crâne au tibia.

    Allez, c'était juste de l'humour... Noir de colère.

    Bon sang, laissez les  vivre leur vie de  défunt en paix !

                                                                 Sylvie Neidinger

     

     

                                                                                      ****************

             SUITE MEUSE : OSSEMENTS EN QUANTITE INDUSTRIELLE      

    En Meuse, on peut se poser la question des expositions massives d'ossements et transferts d’ossements. Car toutes les civilisations n'exposent pas leurs os!

    La visite de  l’ossuaire de Douaumont   tient   du respect  pour les disparus des guerres. Les ossements des champs de bataille sont anonymes et nombreux avec ces conflits  du XXème siècle qui ont tué à millions.  On peut comprendre que laisser en état les os exposés, c’est  réunir et donner existence à  ces sacrifiés au combat.

    Toutefois, cette histoire d'ossements à la tonne peut prendre  un caractère.... touristique gênant. L' office du tourisme  de  Douaumont communique sur ce thème. Tripadvisor  donne même une bonne note aux... ossuaires.    Un problème d'éthique se pose.

    Idem à Marville. L’ossuaire non militaire  du village de  Marville est impressionnant, industriellement, irrespectueux avec ses 40 000 corps (disent-ils).

    Tourisme un peu dévoyé. On apprend que le gardien du cimetière M. Motsch les a consciencieusement rangés tout seul dans son coin au XIXème siècle. Il a même  bien pris soin de conserver  les différences sociales post-mortem ! Il manquait de place semble-t-il? Alors que la campagne alentour regorge de mètres carrés.

    Particulier...

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    Lien permanent Catégories : E-Ecologie environnement, Généalogie-Voyage intérieur, H-Histoire vieilles pierres, H-Histoire- Ethnologie, L-Lanceur d'alerte.Société, L-Scandale, L-Témoin: vu entendu perso, RIRE, Société- Décomposition, Société-Faits divers, Société-Notre vie quotidienne 4 commentaires
  • Nadine Labaki: son film Capharnaüm interpelle par son allégorie de la violence

    Quel Kafr Nahum ou Capharnaüm...Le troisième film de Nadine Labaki,  primé à Cannes en 2018 en standing ovation intéresse. Ici: la bande annonce.

    Après le visionnage, l'analyse a changé du tout au tout. Négative au départ, totalement positif in fine. 

    A) Phase négative: Dans la salle, une crispation face aux longueurs, l'absence de respiration,  la misère filmée de façon hypertrophiée, en accumulation, le langage incroyablement vulgaire des parents ici aussi en accumulation irréelle exagérée. Plusieurs critiques vont en ce sens: un film sentimentalo-pleurnichard, insupportable sirop, à l'humanisme exhibitionniste.

     Misérables: le comparatif est fait avec la littérature du XIXème mais avec forte critique  sur cette façon esthétique, voire sa caméra en mode publicitaire : esthétique misérabiliste.

    Les critiques légères  évoquent un gentillet  film de "bonne intention". Les pires insultent: un film "dégueulasse" dit un certain Xavier Leherpeur (Note de la blogueuse. Je  laisse exceptionnellement passer l'insulte au sens où le film lui même est donné dans ce registre d'une façon lourde)

     La conclusion a priori donnée par la réalisatrice en fin du film est  abominable du point de vue démocratique: que les pauvres ne fassent plus d'enfant !!

    La scène du Tribunal lors du procès que l'enfant qui n'a pas de papier mène en reprochant à   ses parents de l'avoir fait vivre dans ce contexte va en ce sens.

    Pas d'analyse politique ...directe non plus.

    B) Phase d'interrogation. Constat  les libanais se précipitent en salle ! Ils ont largement vu le film. Ce qui est rare dans le contexte de crise. Beaucoup en parlent en positif. C'est une info importante. Le peuple dont Nadine Labaki filme les  oubliés des bas-fonds accueille "Capharnaüm". Cela donne obligatoirement à réfléchir !

    C) Phase positive. Rappel. Nadine Labaki est une réalisatrice de fiction, pas un reporter de guerre ni photo-journaliste.

    Dès lors, son acte créatif d'artiste est libre. Elle fait bien ce qu'elle veut. C'est filmé à hauteur d'enfant. Les longueurs lorsqu'il se retrouve seul et avec le bébé? Et alors ? La vie au Liban s'écoule lentement. C'est raccord. Le fait d'être sans plan de coupe, sans respiration fait en plus ressentir au spectateur le poids que doit supporter cet enfant. La longueur du temps pour lui avec un bébé dans les bras.

                               MAGISTRALE DENONCIATION EN.... CREUX

    Capharnaüm n'est pas un film-sirop mais arak ! Il dénonce en creux. Certains ont bien vu dans le film un exemple de l'impuissance publique:"Quant au Liban, dont les pouvoirs politiques et l'impuissance publique sont clairement dénoncés par le film, on peut au moins se féliciter que le débat soit lancé. En guerre ou en crise depuis 1975, ce petit pays multi-communautaire a accueilli 1,5 million de réfugiés syriens depuis le déclenchement de la guerre civile chez son voisin. C'est un quart de la population totale du pays du Cèdre. Cela provoque d'importantes tensions humaines et sanitaires."

     En vrai le film dit  "sirupeux et bien gentil" met en scène:
    -des parents violents dans leur réalité violente verbale et physique, Thénardier libanais dont les acte sont répréhensibles. Zain et Cosette même combat
    -l'esclavagisme de la famille de Zain par le logeur qui profite de leur situation : enfants qui doit travailler, fille de 11  ans "mariée"
    -Le problème des mariages forcée d'enfants. La petite en meurt. 
    Et le reste !
     
    Des thème très difficiles et qui touchent aussi des pratiques plus fréquentes au Liban dans certaines communautés  (cet ignoble  mariage d'une fille de 11 ans...)
     
    Du coup, ce que filme Nadine Labaki est magistral. 
    L'artiste décrit. Et c'est à nous spectateur d'en tirer les aspects politiques.
    Liban pays issu d'une découpe de la période coloniale, au fonctionnement politique communautaire, en guerre sur sa frontière sud ayant plus que tous autres pays accueillis réfugiés palestiniens puis syriens dans une proportion démographique énorme. Réfugiés érythréens aussi : la jeune femme du film.
     
     Son film percute le réel : les deux acteurs principaux Zain et Rahil jouent leur rôle. Dans la vie Zain al Refeea et Yordanos Shiferaw, le bébé aussi.
     
    On comprend que sa conclusion "que les pauvres ne fassent plus d'enfants" est  une ironie absolue que certains critiques ont pris au pied de la lettre. Décrivant Labaki comme une femme, auteur  à l'eau de rose prise dans le pathos et le sentimentalisme.
     Qui  filme de tels sujets au proche orient dans un pays confessionnel entouré de guerre et en guerre avec son voisin du sud: Nadine Labaki, courageuse. 
    Capharnaüm a les longueurs de nouvelle vague. Une étonnante comparaison peut être faite entre Antoine Doinel des 400 coups de Truffaut et Zain. Ici  la nouvelle vague libanaise (... tout aussi ennuyeuse telles les longueurs citées au début)  Mais avec chez elle un message politique en creux dans un film coup de poing.
     
     Une allégorie de la violence sous toutes ses formes, familiales, sociales, internationales, exploitation économique, exploitation des enfants, exploitation sexuelle, faim, drogue (le trafic de Tramadol) Violences qui se rencontrent au proche -orient pas souvent traitée par l'Etat mais gérées par les communautés. Ou par personne. 
     
    Le journal beyrouthin L'Orient le jour -qui a aimé- a  titré "Capharnaüm de Nadine Labaki ou juste le droit d'exister".
     
    Tout est dit. Film 100% libanais côté financement. Une réussite. 1/4 d'heure de standing ovation à Cannes 2018 : mérité.
     
                                                         Sylvie Neidinger
     
     
    "Acteurs....réels"

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  • Conférence sur Edouard Castres, peintre genevois méconnu (1838-1902) le 31 octobre

    Mémoire de Veyrier....

    Edouard Castres...

    Peintre des ambulanciers de guerre.  Entre autre ! SN

     

     

     

     

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  • Ce que l'affaire de Kirby Evans, défiguré par un cancer, dit des USA

     Le fait divers récent de Walterboro (Caroline du Sud) fit l'objet d'un écho mondial. Un homme défiguré par un cancer n'a pu consommer tranquillement dans un resto. Eliminé manu militari par la gérante au motif qu'il effraye la clientèle.

    Elle l'aurait même tiré par la chemise dans son bureau. Et intimé l'ordre de cacher son visage.evans.PNG

     La  fille de Kirby Evans  en colère dénonça le dit-commerce.

    Elle explique que son père n'avait pu se payer de chirurgie reconstructrice.

    Cette histoire commence mal mais finit bien par une cagnotte solidaire pour permettre à l'individu de se soigner.

    Le story-telling avec l'argent récolté semble donner une morale positive à cette affaire sordide. Elle tient du registre de la solidarité autour d'un cas individuel personnalisé.

                   LECTURE POLITIQUE DE L'AFFAIRE EVANS

    Pourtant, un deuxième niveau de lecture s'impose, beaucoup plus politique !

    Jamais en Europe (UE,Suisse et autres ) on ne  pourrait croiser un homme en telle souffrance physique.

    Tout simplement parce qu'un cancer y est réparé jusqu'au bout, chirurgie réparatrice comprise. Une économie solidaire commune  européenne.

    Aux USA, pas d'équivalent en sécurité sociale.

    De facto ceux qui ne peuvent payer restent en marge, alors que la médecine pratiquée peut y être excellente.

    Une médecine de pointe non accessible à tous. Sinon par la charité, très protestante en fait.

    Kirby Evans, par son histoire  individuelle avec "happy end" va pouvoir se soigner.

    Mais  il est permis de se poser la question des inégalités sociales collectives en Amérique, obérant l'accès aux soins, au regard  de l'argent dépensé par ailleurs.

    Comme pour l'exemple de la semaine : la relance de la guerre nucléaire et son coût induit

     

                                                                Sylvie Neidinger

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    crédit photo Sylvie Neidinger graffiti sur roche Cuves de Sassenage

  • Ryanair: le scandale d'une scène raciste absolue. La vidéo tourne en boucle

    Une vidéo tourne en boucle  depuis hier: l'enregistrement dans un avion en partance d'une altercation violemment raciste entre un personnage, anglais et sa voisine qu'il insulte copieusement et agresse pour sa couleur de peau noire, traite de batarde et on en passe.

    De plus, c'est un passager qui tente de s'interposer pour protéger la dame. Non pas le personnel de bord qui ne fait rien.

    Ryanair est dans la tourmente pour ne pas avoir débarqué le passager. Puisque l'avion n'avait pas encore  décollé.

    Certes, cela aurait été une opération probablement lourde et causant un énorme retard car l'individu semblait difficile à maîtriser physiquement. Il fallait évacuer l'avion pour faire intervenir la police.

    Au lieu de quoi on a demandé à la victime un changement de place!

    A vrai dire, la compagnie ne pensait certainement pas que la scène allait être filmée....

    Du coup elle annonce  avoir transmis la vidéo à la police de la ville d'arrivée au Royaume-Uni (Sussex), visiblement la patrie dudit David Lawrence.

    La scène reste totalement choquante. Alors que Ryanair évoque juste le terme de "perturbateur".

                            TEMOIN CITOYEN

     

    Sans la vidéo, la scène raciste réelle aurait pu difficilement être traitée judiciairement. Celui qui a eu l'excellent réflexe de filmer laisse de témoignage.(Même si juridiquement discutable pour ne pas avoir flouté les personnes présentes sur les lieux.)

    C'est un acte de "citoyen responsable" ou de "témoin citoyen"

    On entend d'ailleurs celui qui filme demander au steward de faire sortir l'individu raciste. Ce que Ryanair n'a pas fait

    C'est à la suite judiciaire de l'affaire que l'on mesurera le degré de réponse de la société britannique à cet acte raciste.

    Le visionnage se compte en millions.

     

                                           Sylvie Neidinger

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