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Politis International - Page 14

  • Syrie, position de refus du gouvernement Macron sur le procès des jihadistes: pour éviter quoi?

    Que faire des jihadistes actuellement  arrêtés sur le terrain en Syrie?

    La France ne souhaite pas le retour d'individus français ayant choisi le combat pour l'EI. Ils ont commis le pire mais sont porteurs de la nationalité.

    Le cas aigu concerne des femmes avec enfants*.

    En l'espèce, la décision ne devrait pas découler d'un choix politique mais du droit. Et devrait  respecter le droit international, ce qui n'est pas le cas ici.

    La réponse actuelle dans la bouche du porte-parole Griveaux est la suivante:

    "il a estimé jeudi qu'elles seraient jugées sur le lieu de leur capture «si les droits de la défense» étaient respectés lors d'un «procès équitable». Si "dans la partie kurde de la Syrie, dans le Kurdistan syrien", "il y a des institutions judiciaires qui sont en capacité d'assurer un procès équitable avec des droits de la défense assurés, elles seront jugées la bas"

    Marie Dosé, avocate d'une femme réclame un rapatriement en France pour faire face à la justice et évoque la position "amateur"du gouvernement Macron.

    "Je veux bien que les ressortissants français soient jugés par des Kurdes mais l'état kurde n'existe pas, le Kurdistan syrien n'existe pas", martèle l'avocate. "Je suis un peu surprise par cette improvisation. Emmanuel Macron avait décidé de faire du cas par cas, et je pense que le nom d'Émilie K. a fait peur et qu'on s'est dit 'marche arrière, elles seront jugées là où elles sont'. Mais on ne peut pas dire n'importe quoi", explique celle qui a écrit au président de la République pour demander le jugement de sa cliente sur le territoire français."

    Sur une radio, elle indique vouloir que la France organise le procès de ses concitoyens car c'est son histoire et ses échecs.

    Au delà du traitement judiciaire individuel se pose un problème majeur d'illégalité en terme de droit international.

    Car le gouvernement Macron évoque un "procès équitable local" qui est strictement impossible puisque la zone dont on parle, le nord est de la Syrie est occupé par les kurdes, soit  une chimère fabriquée par l'occident, un supposé kurdistan fruit de leur désir et intérêts, le  "rojava", non établi au plan international

    Cette chimère dévoile au passage un des buts réels de la guerre en Syrie autour des ressources...

    La Syrie gouvernementale, celle qui est membre de l'ONU a officiellement demandé fin 2017 aux pays étrangers qui occupent son territoire, la Turquie, les Etats-Unis et alliés de quitter son territoire et de rendre ces territoires syriens.

    Son nord-est comme par hasard gazier, pétrolier et agricole est actuellement capté par une entité kurde que le gouvernement légal juridiquement parlant, ne reconnait évidemment pas.

    De facto, strictement aucun procès légal ne peut se tenir dans cette zone litigieuse!

    Dès lors la phrase de Griveaux et derrière, la position de la France lorsqu'elle suppose la possibilité d'un procès local la fait entrer dans une zone de non droit inhabituelle pour elle.

    Mais il ne s'agit pas que d' amateurisme. La France a un grand intérêt à une absence de procès sur son sol.

             QUE VEUT CACHER  LA FRANCE EN EVITANT LES PROCES ?

    Sa position floue laisse à penser que la France fait tout pour éviter les  procès de membres de Daech-Isis  sur son territoire.

    Pourquoi ?

    On peut dés lors légitimement se poser la question.

    Un procès va probablement décrypter au millimètre près  les années 2012/13 quand le gouvernement Hollande-Fabius a envoyé des armes en Syrie qui sont passées à l'état islamique, quand il a autorisé la sortie des mineurs du territoires sans autorisation parentale, les financements publics et surtout privés de Daech par les alliés du Golfe, les facilités de passage par la Turquie, les services secrets français et autres (britanniques ) sur place dès 2011 etc. Puis la  phase 2014/17.

    La Turquie et les USA ont également fourni des armes  aux groupes armés type EI et autres.

    Il a fallu  pour elle dans cet acte de  déstabilisation de la Syrie   soutenir sur le terrain tous ceux qui tapaient contre le gouvernement en place.

    Sans trop regarder de qui il s'agissait.

    Les médias se pressaient alors à Alep toujours dans le camp des rebelles islamistes alliés. Le monde  était repu de multiples  reportages où le cri jihadiste " allah akbar" était scandé en permanence. Sans que cela ne dérange personne ! Les snipers , ces lâches qui tirent dans le dos devenaient  alors des héros dans les reportages jiste parcequ'ils étaient classés "rebelles islamistes"....

    Ce, jusqu'aux premières paniques des assassinats de journalistes...

    Tout était fait à l'époque par le couple Hollande-Fabius pour faire sauter le dirigeant syrien Bachar el-Assad, quitte  pour la France à manger avec les terroristes coupeurs de têtes voire ce chef rebelle (donc ami...) mangeur de coeur foie humain frais en mai 2013 (oui véridique !)  mais avec une cuillère à très long manche juste pour que cela ne se remarque pas trop...

    Les procès des jihadistes français  actuellement arrêtés dans le territoire syrien illégitimement occupé par les kurdes seront des  procès pour l'Histoire. Histoire de l'occident qui tape fort sur la Syrie dès 2011 pour démembrer ce pays, sous couvert du prétexte du "printemps arabe".

    Les procès des français jihadistes, si ils se tiennent en France et respectent les droits de la défense vont éclairer sur  l'ambiguïté de la France très à la pointe  dans sa volonté de faire "sauter "la Libye puis la Syrie,  de complaire aux riches alliés du Golfe.

    Libye, Syrie, u hasard, deux  pays arabes nationalistes  laïcs et surtout pétro-gaziers.

     Ces procès vont éclairer  le rôle joué par la France ( et ses alliés..) en Syrie  dans l'installation de Daech-EI-ISIS  au delà de ses "amis rebelles islamistes" car la frontière des amitiés pro-jihadistes était alors  fort poreuse.

    La France fait tout actuellement pour éviter cet éclairage de l'Histoire sur une page qui va se révéler SOMBRE.

    Même après 2014 avec l'opération Chemmal pour officiellement contrer l'état islamique, les liens avec les combattants de Daesh par moment ont existé.

      LA COALITION A RAQQA PERMET EN OCTOBRE AUX TERRORISTES DE DAESH-ISIS DE FUIR EN COLONNE AVEC ARMES...POUR EVITER ARRESTATIONS ET PROCES.

     

    Pour éviter ce genre de procès qui allaient forcément  éclairer les accointances entre les occidentaux+alliés et les jihadistes de Daesh-Isis, les américains et la coalition  ont scandaleusement laisser filer de Raqqa une colonne  qui est partie s'évanouir "dans la nature".

    L'évacuation en octobre  d'une colonne avec de 500 combattants radicaux coupeurs de têtes environ avec leurs familles par accord avec la coalition a été bien documentée par la BBC.

    Cela fut ...époustouflant.

    Ceux la ne seront jamais jugés.

    Certains se retrouvent en Afghanistan.

    Mais pas seulement il se dit que d'autres viennent d'être incorporés par les  américains  dans  "l'armée syrienne nouvelle "crée il y a deux mois par les USA, après la prise de Raqqa. Force destinée à continuer à diviser la Syrie pour mieux la "prédater".

    L'info n'est pas hyper diffusée sur les médias occidentaux. Mais confirmée sur les médias russes et arabes.

    Toutefois le gouvernement Macron va un peu vite!

    "L'état kurdistan syrien" juridiquement et judiciairement conforme n'est encore que le fruit de son imagination, certes fertile.

     

                                                                             Sylvie Neidinger

     

    Autre position d'avocat stupéfait du flou juridique gouvernemental français

    *Concernant les enfants, les mineurs,  la Russie par exemple agit différemment. Elle  fait  actuellement  un  travail sur le terrain en Irak et en Syrie de recherche et identification (orphelinats, étude des pistes des signalements des familles,  réseaux sociaux) récupération et rapatriement. C'est une position totalement inverse.

                                                        

    *Cet article a vu juste.L'Etat français est attaqué au pénal pour réclamer un jugement sur place dans un kurdistan imaginaire piqué de la syrie

  • Le "brexit means brexit"...réaliste de Michel Barnier aux Anglais, en retour

    Le Royaume-Uni a mis un temps fou, 18 mois, pour valider le premier volet des négociations avec l'UE.

    Et finalement a tout accepté en deux jours face à l'ultimatum européen de décembre.

    La PM May avait passé l'année à  prononcer une phrase sibylline quand on lui demandait ce qu'elle concoctait "brexit means brexit". Parole qui n'éclairait pas beaucoup de ses intentions...

    Les observateurs étrangers  furent alors stupéfaits des débats internes du pays (parlement, presse, les europhobes type Johnson etc..) assez violents* et en total déni avec le réel de la situation.

    Diatribes en complet déni de ce qu'un vote mal présenté à l'origine (les mensonges des brexiteurs)  allait entrainer pour le pays.

    Le Royaume -Uni organisa, seul dans son coin pendant de longs mois, le contour de son DESIR de quitter l'UE.

    Vouloir le  beurre et l'argent du beurre. Le retrait de l'UE pour ses inconvénients mais y rester pour ce qui intéresse (dont le passeport européen de la City)

    ...Ils ont même voté pour l'heure exacte de sortie !

    Enfin en décembre cette première étape a été franchie après tout cette longue phase de dénégation. Theresa May a finalement accepté de monter  les trois premières marches de la porte de sortie. Elles se nomment Irlande+facture+ traitement des européens localement.

    Désormais Michel Barnier que la presse anglais populiste  connue pour sa modération légendaire avait nommé un jour l'idiot des alpes (il est savoyard....) lance la phase deux.

    Il porte la voix des 27 autres, contre le Royaume -Uni qui  demande  le divorce.

    C'est juridiquement un processus de "dés-adhésion".

    A ce stade le commissaire européen rappelle en fait ce que signifie exactement le brexit par eux engagés suite à  un vote populiste sans étude d'impact sérieuse, dans le plus grand amateurisme.

    Barnier vient  rappeler:

    -Remarque  basique de bon sens "être en dehors de l'UE signifiera  pour le Royaume-Uni moins d'avantages qu'être dedans".

    -Que la période de transition va être courte, limitée au 31 décembre 2020. Contrairement aux britanniques qui pensaient prolonger sans date. Sinon, ils repassent à la caisse pour la contribution.  Les britanniques paient ici leur âpreté au gain autour du règlement de la facture de sortie. La philosophie européenne c'est désormais "ils trainent à sortir, ils paient". Chat échaudé..

    -Que les règles de l'UE s'appliquent durant la période de transition (libre circulation et cour de justice européenne)

    -Qu'il n'y a pas de choix à la carte d'une Angleterre qui ne garderait que  ce qui l'intéresse (pas de City de Londres qui commercerait comme avant avec l'UE)

    -Que l'accord final dépendra aussi de  la  position de l'Espagne sur Gibraltar.

    -Cerise sur le gâteau: que le retour en arrière éventuel  ne dépendra pas des anglais ! Les débats internes au Royaume-Uni genre " quand on voudra on reviendra en arrière" sont de facto surréalistes.

    Tout retour en arrière ne peut venir que par acceptation des 27 parlements ! Et non du caprice anglais qui sortirait de l'UE et reviendrait comme dans un moulin. 

    Michel Barnier remet juste les pendules à l'heure.

    Cela souligne le contraste entre un désir nationaliste en complet refus de voir de la situation réelle du Royaume -Uni  et la  réalité JURIDIQUE d'un processus d'adhésion/dés-adhésion en cours et lancé.

    Brexit means brexit !

    Stupéfiant: la réaction de certains britanniques reste  toujours dans le déni à la petite semaine. 

    Alors qu'ils chamboulent leur économie pour des lendemains largement  inconnus.

    Alors qu'ils quittent l'UE qui est actuellement leur premier partenaire commercial (on rêve sur l'intérêt de cette démarche ...) certains britanniques  n 'oublient pas, petits boutiquiers matérialistes à réclamer leur part du ....vin des caves de l'UE.

    Question:  pour se saoûler et   mieux ....oublier la galère dans laquelle ils ont volontairement plongé leur pays? 

     

                                                                Sylvie Neidinger

     

     

    Débats violents : à savoir, des députés conservateurs anti- brexit viennent encore récemment de recevoir des menaces de mort! On se souvient de l'assassinat de la Député anti-brexit...

     

     

     

  • Trump, selon les ambassades: "comme un pigeon se pavanant sur un jeu d'échec"

    La dernière blague à la mode dans les ambassades qui synthétise finalement  une année de relations internationales trumpesques:

    "La diplomatie à la Trump, c’est comme jouer aux échecs contre un pigeon. Quel que soit votre niveau, le volatile arrive, renverse les pièces, défèque sur l’échiquier, et repart en se pavanant comme s’il avait gagné" (source : L'obs)

    Aujourd'hui, en grande solitude, lui et son pays, sur le dossier de Jérusalem [dossier que soit dit en passant, il a ré-animé, lui ] le président américain menace le monde pour influencer le prochain vote de  l'Assemblée Générale de l'ONU.

    C'est de  l'anti-diplomatie. La sortie du colt du shérif.

    Mais le monde n'est ni le far-west ni le jardin personnel de Donald Trump.

    Il est évidemment MULTILATERAL. Et pas simplement de couleur orangée.

                                                                                   Sylvie Neidinger

     

    Amérique d'abord. Mais de plus en plus seule.

  • Image puissante de photo-journalisme: Ibrahim Abou Thouraya handicapé devient symbole palestinien

    C'est  une photo d'école de photo journalisme.

    Parce que le sujet est un cas d'école.

    Ibrahim Abou Thouraya palestinien qui continuait son activisme malgré son handicap lié à son ...combat pour son pays la Palestine vient d'être abattu d'une balle dans la tête.

    Du coup, son décès démultiplie son action. Car il devient symbole d'un pays qui lutte sans relâche, même jambes coupées.

    La diffusion mondiale de la photo est massive. La puissance d'un simple cliché, ici  redoutable.

    Sa puissance virale  fait penser à celle sur le Vietnam de Kim Phuc petite fille  par Nick Ut. Elle avait lourdement secoué les consciences autour de la guerre du Vietnam  en 1972.

                                  PALESTINE HANDICAPEE

    Sa mort le rend célèbre.

     Cette photo " de guerre" du handicapé qui continue à lutter sur ses moignons est tout simplement stupéfiante.  La première du genre. Car un handicapé suite à blessure de guerre n'est, normalement, plus au front.

    Ce cliché  est puissant comme pour la fillette napalmée, car il a valeur de symbole pour la situation générale de la Palestine, non reconnue comme Etat en 2017 (malgré les résolutions de l'ONU), handicapée d'être coupée d'une partie d'elle même depuis 1948.

    Lourd dossier pour lequel  Trump vient de mettre de l'huile sur le feu en quittant les sentiers du droit international. L'éloigner de la solution à deux Etats. En grande solitude mondiale.

    Et faire entrer Thouraya en colère. Pour la postérité.

                                                                             Sylvie Neidinger

    Un haut commissaire  de l'ONU se dit "choqué"

    L'adolescente Ahed Tamimi à la vidéo virale arrêtée par l'armée israélienne

    (crédit image capture La photo tirée de l'Express est très pixelisée)

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    Catégorie Photographique: Politique, élections

  • May(re) Theresa au centre des "pro" et des "anti" brexit finalement applaudie par l'UE

    Les applaudissements lors d'une réunion de l'UE à Theresa May montrent combien les négociateurs comprennent la difficulté de sa situation.

    Elle est à la croisée d'un Royaume-Uni qui a perdu la tête entre tous ses désirs contradictoires, ses intérêts économiques contradictoires, le beurre et l'argent du beurre, le regret mégalomaniaque  de son empire que le Royaume-Désuni croit retrouver après le brexit...

    C'est concrètement difficile pour elle d'avancer à, de négocier la rupture face à tous les vents contraires et les douches écossaises, les "hard",  les "soft", les anti brexiteurs .

    Elle fait face avec un vaillance certaine. Après tout de même une période d'arrogance certaine.

    Sans compter qu'elle subit elle aussi les tweets agressifs de Twito-Trump..Certes elle avait fait son paon devant lui lors de son élection.

    Son image initiale de femme  revêche est en train de se  bonifier. 

    Dire qu'elle devient une mère Teresa britannique serait un peu exagéré. Mais dans un pays... si chic où le débat public peut devenir  rapidement  vulgairement  agressif et trivial ...cette dame devient une cible facile.Notamment quand  la presse anglaise tabloïd qui attaque ad hominem s'en mêle. Ou lors des  prises de paroles  sans politesse des Farage ou Johnson et consorts.

    [A propos,  Nigel Farage après avoir "mis le feu" à son pays vient pleurer aujourd'hui devant les médias que le brexit l'a ruiné et qu'il ne peut même plus se promener à Londres sans risque de comportements agressifs à son encontre et qu'il est criblé de dette. U n pantin !]

    D'un autre côté la "Premier Ministre " est  la cible des brexiteurs extrêmes.

    De l'autre, elle est applaudie pour son courage. Par qui ? Par ses supposés"adversaires" européens...des gentlemen finalement ces continentaux!

    May en mère courage. Voire en May(re) courage pour le jeu de mots facile.

    L'Histoire commence  à retrouver ses petits et trier le bon grain de l'ivraie...

                                                                  Sylvie Neidinger

     

      A noter : quand elle se fatigue Theresa May va se reposer en ...Suisse, comme cet été.