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FEMMES #FEMINISME - Page 6

  • ô Madonne: qui copie qui en fait?

    Sémiologue de l'image. Quand l'hôpital se moque de la charité...

    #madonna,plagiat,#lio,vierge marie,sainte vierge,marie de nazareth

    Décodage. Surprise de lire un post de la chanteuse Lio ( "liké" par Carla Bruni) en plus.

    Lio se plaint d'être visuellement copiée par la chanteuse  américaine Louise Ciccone dite Madonna de son nom d'artiste.

    Eclat de rire en retrouvant la photo objet du litige et sa qualification de plagiat par LIO opposable à  Madonna (infra) Certes "la Ciccone"  copie son homologue portugaise. Mais Lio elle copie une dame largement plus célèbre qu'elle.

    Les deux Saintes-Vierges  contemporaines professionnelle de la provoc'  n'ont-elles pas une seconde - toutes les deux: à la fois Madonna et Lio ! - le sentiment d'avoir plagié à outrance et pour motif commercial une certaine Marie de Nazareth, par le visuel, par le nom porté ??

    Ridicule Lio qui s'estime....  " plagiée".

    En 2019 fort heureusement le ridicule -même porteur de couronne sans épine- ne tue plus... 

    ô bonne mère.

                                                                        Sylvie Neidinger                     

    lio madonna.JPG

     

  • Kechiche, voyeuriste à Cannes... déconsidéré. Le Festival avec!

    Comment le Festival de Cannes a-t-il pu inscrire en sélection officielle le non-film de Abdellatif Kechiche lors de cette 78ème édition?

    "Intermezzo" donne selon un témoignage:  20 mn de cinéma + 3h  de porno !

     

            VERNIS INTELLECTUEL (Ô PICASSO...) POUR DU... PORNO VOYEURISTE

     

    Le réalisateur  se complet, se plait à filmer des corps féminins nus et sexualisés (pas des corps masculins nus ...) en  de longues séquences pornos.

    Des fesses, des fesses, des fesses. Overdose de fesses. 

    Suite à la projection, Abdellatif  Kechiche déboule en conférence de presse pour défendre son "oeuvre" supposée être   «d’inspiration impressionniste et cubiste» selon lui.

    Présentée avec un vernis intellectuel en plus ! "Pour beaucoup de spectateurs, la séance aura été plus synonyme de porno que Picasso. Les fesses, il y en a un paquet dans cet intermède. À croire que le réalisateur de La Vie d’Adèle rentrerait dedans avec sa caméra s’il le pouvait."dixit. Accusé de "male gaze" (voir infra en pied d'article) 

    Le degré Zéro artistique atteint.

    Un second Harvey Weinstein????

    Kechiche : un probable pervers qui exige en tournage de ce film des scènes de sexe réelles.

    Les actrices et acteurs  refusèrent. Il leur distribue alors de l'alcool, les épuisant par des tournages de nuit pour qu'ils "craquent" et acceptent ses désirs pervers.

    Kechiche est en état de récidive car les actrices avaient DEJA dénoncé le tournage de La Vie d'Adèle :" Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos n'avaient pas démenti les pressions du réalisateur pour obtenir la scène parfaite : d'abord au Daily Beast où elles ont avoué qu'elles ne voudraient plus travailler à nouveau avec lui, puis au Magazine Première à qui elles ont raconté en détail les conditions d'un tournage qui s'est avéré une expérience traumatisante, voire un calvaire."

    A l'heure où les femmes du cinéma ont lancé un arrêt à leur instrumentalisation avec le mouvement #MeToo , à Hollywood ,  ce non-film cannais détonne.

    Le même dégoût gagne. Les spectateurs ont quitté en masse la projection: du jamais vu. L'actrice principale, une certaine Ophélie Bau aussi ! Débandade...

    Qui a financé le film de Kechiche?

    Dans quelle société vit-on ? Les corps féminins nus placardés à outrance dans les pubs des couloirs de métro, des magazines est devenu  une habitude,  les longues scènes sexuelles féminines en sélection officielle à Cannes. Corps de femmes devenus objets d'un mâle voyeurisme.

    Que Kerchiche soit pervers est une chose.

    Qu'il traite d'imbécile le journaliste de l'AFP qui pose des questions sur la plainte pour agression sexuelle contre lui est une chose. ( plainte issue d'une actrice)

    Qu'il obtienne tous les financements pour filmer sa vision malade et qu'il obtienne une sélection officielle dans la mecque du cinéma, Cannes en plus est juste insensé.

    Ce voyeurisme "artistique" sur le corps de la femme n'a donc pas de limite??

    A vomir !

                                                  Sylvie Neidinger

     

    #cannes,selection officielle,kechiche,porno,vomir,corps féminins,pervers,#metoo,perversion,cannes 2019,kechiche voyeuriste,voyeurisme,débandade,harvey weinstein

  • "Les femmes qui lisent sont dangereuses"...Ironie d'un titre

    Un livre m'est parvenu par la Poste. Une jolie surprise, pause papier en ces jours de lecture  presque 100% numérique.

    Cet ouvrage concrétise une  pensée concrète- en vrai, un cadeau- de la part de deux  bienveillants de Nancy, une parente et notre ami commun. De sérieux lecteurs eux-mêmes. En lisant, je penserai à eux!photo.JPG

    L'ouvrage fut  acheté au Musée des beaux-arts de Nancy.

    Logique. Son iconographie recense les oeuvres picturales qui mettent en scène la femme en acte de lire, dans l'art occidental.

    Le titre du livre est un évident clin d'oeil... ironique.

    " Les femmes qui lisent sont dangereuses"  date de 2015, en réédition de 2006 par Stefan Bollmann, historien d'art.

    Flammarion en a acheté les droits pour l'édition de langue française. Laure Adler a ajouté une préface.

    Décidément avec Laure Adler et Stefan Bollmann, l'écrit serait un objet incendiaire  car selon eux....

    "les femmes qui écrivent vivent dangereusement, également !"

    Les femmes artistes aussi, décidément !

    En abordant le thème, l'historienne des Femmes Laure Adler s'aperçoit que presque  rien n'existe sur le couple femme/livre !"  «J'ai cherché, en bibliothèque, sur Internet? et je me suis aperçue qu'il n'existait rien.» On trouve bien, notamment dans Une histoire de la lecture, d'Alberto Manguel (Actes Sud), des informations sur ce couple si particulier que forment la femme et le livre, et sur les interdits qui l'entravent. Mais elles apparaissent comme des détails insérés dans une fresque. «Tout reste à faire. Il y a là un énorme champ de travail à défricher.»#lire,#flammarion,laure adler,musée des beaux-arts de nancy,stefan bollmann

    Elle est venue récemment en Suisse pour l'expo Isabelle Eberhardt à la MRL  ( le Temps)

    Une sacré dangereuse (pour le masculin...) que cette écrivain voyageuse habillée en homme !

    Une Genevoise, née Villa Fendt, quartier des Grottes, d'origine russe qui grandit dans un univers cosmopolite où règnent les livres...en plusieurs langues. Elle rêvera du Maghreb avant de visiter. Mais ... dangereusement Peut-être première reporter de guerre féminine. Disparue à 27 ans.

    "La confusion autour de son identité (une femme vêtue comme un homme qui se fait appeler Mahmoud Saadi mais possède un passeport russe au nom d'Isabelle de Moerder) sème le trouble parmi les autorités"(cf Ge.CH rue de Genève Rue Isabelle Eberhardt)

    Déguisée en homme pour mieux voyager, certes. Mais déguisée tout de même !

    "Depuis 2006, Laure Adler, journaliste et écrivaine, défend des figures féminines dans une collection de beaux livres où les femmes qui lisent, qui écrivent ou créent sont «dangereuses». Qui de plus «dangereuse» qu’Isabelle Eberhardt, qui fut à la fois journaliste, autrice et une audacieuse aventurière, sautant par-dessus les frontières du genre et celles qui séparent l’Orient de l’Occident. On l’oublie souvent, sa vie courte et passionnée a commencé dans le quartier des Grottes à Genève".(LeTemps)

    Dangereuses pour qui? 

    Que les femmes lisent et écrivent !

                                                                                       Sylvie Neidinger

     

    Question d'humour: les femmes qui bloguent vivent-elles dangereusement ? Réponse: oui certainement!? 

     

    mrl,maison rousseau et la littérature,#lire,#flammarion,isabelle eberhardt,laure adler,musée des beaux-arts de nancy,stefan bollmann

     

  • Tweet perché de Marlène Schiappa: "alter-égale" du "premier de cordée" Macron

    Instrumentalisation politicienne de  métaphores de montagne...

    Marlène Schiappa ne devrait pas mettre de l'huile sur le feu dans le contexte actuel inflammable révolutionnaire gilet-jaunesque qui agite la France.

    Il y a peu, la Secrétaire d'Etat à l'égalité Femmes/Hommes avait été épinglée pour les augmentations salariales de ses conseillers.

    Elle signale que Matignon n'est pas un self-service, certes. Au lieu de chercher à comprendre pourquoi aux yeux des #GiletsJaunes la parole de tout acteur politique est aujourd'hui démonétisée jusqu'aux lieux du pouvoir, Matignon et Edouard Philippe compris. 

    C'est maladroit dans le contexte. A l'image de ce Gouvernement qui a pris trop tard la mesure du mouvement et réagi TROP TARD.

     Elle  défend bec et ongles le président  de la République jusqu'à twitter agressivement en instrumentalisant  des erreurs de grammaire qui lui sont renvoyées en boomerang.

    Elle commet un récent tweet extrêmement révélateur du mental élitiste de Emmanuel Macron  dont Marlène Schiappa est finalement "l'alter-égale"! Lire infra.

    Son texte " Notre cap est le bon. Quand vous voulez atteindre le sommet d'une montagne, il faut garder votre objectif. Mais si le chemin est trop difficile à grimper pour les plus fragiles, les premiers de cordée doivent ajuster le chemin pour ne laisser personne au bord de la route".

    Cette idéologie macroniste du premier de cordée est profondément inégalitaire. Le premier signifie qu'il y a un dernier. Pourquoi choisir de grimper la  montagne et ne pas chercher un vivre ensemble commun ...en plaine ?? D'autant que en haut du sommet il n'y a pas la place pour tout le monde par définition

    Surtout quand Jupiter, "chef" des Dieux y est installé.

                                               Sylvie Neidinger.

    schiappa.PNG

     

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  • Nadine Labaki: son film Capharnaüm interpelle par son allégorie de la violence

    Quel Kafr Nahum ou Capharnaüm...Le troisième film de Nadine Labaki,  primé à Cannes en 2018 en standing ovation intéresse. Ici: la bande annonce.

    Après le visionnage, l'analyse a changé du tout au tout. Négative au départ, totalement positif in fine. 

    A) Phase négative: Dans la salle, une crispation face aux longueurs, l'absence de respiration,  la misère filmée de façon hypertrophiée, en accumulation, le langage incroyablement vulgaire des parents ici aussi en accumulation irréelle exagérée. Plusieurs critiques vont en ce sens: un film sentimentalo-pleurnichard, insupportable sirop, à l'humanisme exhibitionniste.

     Misérables: le comparatif est fait avec la littérature du XIXème mais avec forte critique  sur cette façon esthétique, voire sa caméra en mode publicitaire : esthétique misérabiliste.

    Les critiques légères  évoquent un gentillet  film de "bonne intention". Les pires insultent: un film "dégueulasse" dit un certain Xavier Leherpeur (Note de la blogueuse. Je  laisse exceptionnellement passer l'insulte au sens où le film lui même est donné dans ce registre d'une façon lourde)

     La conclusion a priori donnée par la réalisatrice en fin du film est  abominable du point de vue démocratique: que les pauvres ne fassent plus d'enfant !!

    La scène du Tribunal lors du procès que l'enfant qui n'a pas de papier mène en reprochant à   ses parents de l'avoir fait vivre dans ce contexte va en ce sens.

    Pas d'analyse politique ...directe non plus.

    B) Phase d'interrogation. Constat  les libanais se précipitent en salle ! Ils ont largement vu le film. Ce qui est rare dans le contexte de crise. Beaucoup en parlent en positif. C'est une info importante. Le peuple dont Nadine Labaki filme les  oubliés des bas-fonds accueille "Capharnaüm". Cela donne obligatoirement à réfléchir !

    C) Phase positive. Rappel. Nadine Labaki est une réalisatrice de fiction, pas un reporter de guerre ni photo-journaliste.

    Dès lors, son acte créatif d'artiste est libre. Elle fait bien ce qu'elle veut. C'est filmé à hauteur d'enfant. Les longueurs lorsqu'il se retrouve seul et avec le bébé? Et alors ? La vie au Liban s'écoule lentement. C'est raccord. Le fait d'être sans plan de coupe, sans respiration fait en plus ressentir au spectateur le poids que doit supporter cet enfant. La longueur du temps pour lui avec un bébé dans les bras.

                               MAGISTRALE DENONCIATION EN.... CREUX

    Capharnaüm n'est pas un film-sirop mais arak ! Il dénonce en creux. Certains ont bien vu dans le film un exemple de l'impuissance publique:"Quant au Liban, dont les pouvoirs politiques et l'impuissance publique sont clairement dénoncés par le film, on peut au moins se féliciter que le débat soit lancé. En guerre ou en crise depuis 1975, ce petit pays multi-communautaire a accueilli 1,5 million de réfugiés syriens depuis le déclenchement de la guerre civile chez son voisin. C'est un quart de la population totale du pays du Cèdre. Cela provoque d'importantes tensions humaines et sanitaires."

     En vrai le film dit  "sirupeux et bien gentil" met en scène:
    -des parents violents dans leur réalité violente verbale et physique, Thénardier libanais dont les acte sont répréhensibles. Zain et Cosette même combat
    -l'esclavagisme de la famille de Zain par le logeur qui profite de leur situation : enfants qui doit travailler, fille de 11  ans "mariée"
    -Le problème des mariages forcée d'enfants. La petite en meurt. 
    Et le reste !
     
    Des thème très difficiles et qui touchent aussi des pratiques plus fréquentes au Liban dans certaines communautés  (cet ignoble  mariage d'une fille de 11 ans...)
     
    Du coup, ce que filme Nadine Labaki est magistral. 
    L'artiste décrit. Et c'est à nous spectateur d'en tirer les aspects politiques.
    Liban pays issu d'une découpe de la période coloniale, au fonctionnement politique communautaire, en guerre sur sa frontière sud ayant plus que tous autres pays accueillis réfugiés palestiniens puis syriens dans une proportion démographique énorme. Réfugiés érythréens aussi : la jeune femme du film.
     
     Son film percute le réel : les deux acteurs principaux Zain et Rahil jouent leur rôle. Dans la vie Zain al Refeea et Yordanos Shiferaw, le bébé aussi.
     
    On comprend que sa conclusion "que les pauvres ne fassent plus d'enfants" est  une ironie absolue que certains critiques ont pris au pied de la lettre. Décrivant Labaki comme une femme, auteur  à l'eau de rose prise dans le pathos et le sentimentalisme.
     Qui  filme de tels sujets au proche orient dans un pays confessionnel entouré de guerre et en guerre avec son voisin du sud: Nadine Labaki, courageuse. 
    Capharnaüm a les longueurs de nouvelle vague. Une étonnante comparaison peut être faite entre Antoine Doinel des 400 coups de Truffaut et Zain. Ici  la nouvelle vague libanaise (... tout aussi ennuyeuse telles les longueurs citées au début)  Mais avec chez elle un message politique en creux dans un film coup de poing.
     
     Une allégorie de la violence sous toutes ses formes, familiales, sociales, internationales, exploitation économique, exploitation des enfants, exploitation sexuelle, faim, drogue (le trafic de Tramadol) Violences qui se rencontrent au proche -orient pas souvent traitée par l'Etat mais gérées par les communautés. Ou par personne. 
     
    Le journal beyrouthin L'Orient le jour -qui a aimé- a  titré "Capharnaüm de Nadine Labaki ou juste le droit d'exister".
     
    Tout est dit. Film 100% libanais côté financement. Une réussite. 1/4 d'heure de standing ovation à Cannes 2018 : mérité.
     
                                                         Sylvie Neidinger
     
     
    "Acteurs....réels"

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